Faire évoluer la loi sur la vente des NAC pour lutter contre les abandons

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La récente loi du 1er janvier 2016 règlemente l'élevage et la vente des chiens et chats en France afin de mieux encadrer la provenance des animaux et de lutter contre les abandons.

Jusqu'à très récemment, on entendait par animaux de compagnie seulement ces deux espèces. Depuis quelques années est apparue l'appellation NAC (nouveaux animaux de compagnies). En effet, on entend également par animaux de compagnie des espèces autres tels que les rongeurs, lapins ou petits carnivores (furets). Les rongeurs et lapins seraient présents dans 6%* des foyers français et représenteraient 3,4 millions d'animaux**.

Nous, les associations de protection animale spécialisées dans ces petits animaux, constatons depuis quelques temps une augmentation des reproductions et ventes par des éleveurs amateurs qui ne connaissent pas forcément les besoins de ces espèces et qui parfois les vendent même non sevrés ou les détiennent dans des conditions de vie inadaptée à l’espèce.
Nous constatons également le nombre croissant d'abandons. Nous sommes souvent sollicitées par des particuliers désirant abandonner leur animal ou ayant eu une portée indésirée ou désirée mais ne sachant que faire des petits, mais on fait aussi appel à nous dans le cas de saisies d'animaux. Les rongeurs et lapins étant des animaux qui se reproduisent facilement, les animaux à prendre en charge se comptent très vite en dizaines voire en centaine et comportent toujours des femelles gestantes.

Les associations de protection des NAC sont uniquement constituées de petites structures, elles sont tenues par des particuliers qui ont un travail et qui accueillent les animaux à leur domicile et doivent s'en occuper sur leur temps libre. Les places sont rapidement saturées.

Au regard de la loi les NAC sont bien des êtres vivants doués de sensibilité et des mesures doivent être prises pour lutter contre la méconnaissance des besoins de ces espèces et la reproduction incontrôlée qui sont les facteurs principaux des abandons.

La reproduction incontrôlée est aussi un réel problème pour les particuliers qui achètent en animalerie une femelle gestante sans le savoir. La séparation des mâles et femelles n'étant pas toujours faite, nous sommes souvent contactées pour prendre en charge les petits nés après un achat en animalerie.

En solution, nous souhaiterions que :
- la loi du 1er janvier 2016 s'applique également aux NAC
- lors d'un achat, les éleveurs et animaleries remettent une documentation officielle validée par un vétérinaire spécialisé concernant les besoins spécifiques de l'espèce acquise
- des normes soient instaurées sur les dimensions minimum des cages vendues aux acquéreurs d'animaux
- des normes définissant une surface minimale par animal pour leur détention chez les éleveurs ou en animalerie
- l'interdiction de vente d'animaux vivants comme nourriture (pour les reptiles)
- l'interdiction de mélanger les espèces
- la séparation des mâles et femelles soit obligatoire et permanente dans les espaces de vente et durant le transport
- l'interdiction de la vente de femelles gestantes
- l'animalerie ayant reçu du fournisseur/ éleveur une femelle gestante fasse un signalement de l'éleveur à la DDPP
- l'animalerie signale à la DDPP tout rapport par un client de petits nés à cause d'un mauvais sexage
- l'animalerie puisse reprendre les petits nés cités dans le point précédent
- des sanctions soient appliquées au-delà d'un certains nombre de signalements à la DDPP
- interdire la domiciliation des animaux dans les écoles et la reproduction éducative en classe                                                                                                                       - Interdire la vente de rongeurs non sevré



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