Soutien aux exilés du CAO de Confolens

0 a signé. Allez jusqu'à 2 500 !


Afin de soutenir les réfugiés du CAO ( Centre d'Accueil et d'Orientation) de Confolens, un courrier a été adressé à Monsieur le Premier Ministre et à la Préfecture de la Charente. Il est important que ce courrier reçoive un maximum de soutiens pour ne pas rester lettre morte.

Voici son contenu:

Monsieur le Ministre,

A la fin de l’été 2017, M. le Préfet de la Charente a demandé à la Ville de Confolens et à la Communauté de Communes de Charente-Limousine que j’ai l’honneur de présider, de réfléchir à la possibilité d’ouvrir un Centre d’Acceuil et d’Orientation (CAO) pour les réfugiés.

Forts d’une première expérience très enrichissante deux années auparavant et souhaitant faire preuve d’engagement et de solidarité auprès de ces populations déracinées et en proie à de multiples dangers, nous avons répondu favorablement à l’appel de l’Etat, en ouvrant un CAO à Confolens, en Charente, dès le début de l’année 2018.

Les premiers migrants ont été accueillis au mois de mars et, grâce à l’investissement de tous les acteurs de notre bassin de vie, aussi bien le monde associatif qu’entrepreneurial, leur intégration à la vie locale s’est faite dans les meilleures conditions. D’ailleurs, jusqu’à ce matin, les premiers migrants accueillis à Confolens il y a 7 mois, étaient toujours sur place, à la plus grande satisfaction de tous.

A titre d’exemple, je souhaite rappeler qu’un bon nombre d’entre eux avait participé avec enthousiasme à la réalisation du Festival de Confolens, temps fort annuel de la vie locale pour lequel ils s’étaient investis sans compter ni le temps passé à aider, ni les efforts déployés pour nettoyer la place, monter et démonter les hébergements, venir en soutien aux associations…. Leur implication dans la vie locale a été totale puisqu’au-delà du Festival de Confolens, le club de football de Confolens, l’association AMAC (animation culturelle) et les nombreuses associations caritatives locales ont pu compter sur leur présence.

Chacun d’entre nous peut d’ailleurs se remémorer les bons moments passés ensemble, des moments d’échange, de fraternité, de partage ; des moments d’enrichissement personnel et de bonheur partagé qui faisaient écho aux valeurs de notre Festival : fraternité, tolérance, humanisme et amitié.

Or, voici qu’hier, sans que nous en ayons été préalablement consultés ni même informés, nous avons appris que 15 d’entre eux, les plus anciens et donc les mieux intégrés, étaient aujourd’hui contraints au départ.

Ces 15 personnes, permettez-moi de le souligner de nouveau, ont contribué bénévolement à l’organisation de notre Festival. Elles ont fait montre d’une volonté de s’intégrer à toute épreuve, aidées en cela par plusieurs associations, mais bénéficiant également de la générosité des habitants et du soutien de nombreux entrepreneurs.

Dès lors, pourquoi les contraindre à partir vers un avenir plus incertain encore, alors que certains d’entre eux pouvaient légitimement espérer vivre parmi nous, en Charente Limousine ?

Que la République peut-elle répondre à un jeune homme, devenu aujourd'hui un simple numéro, qui hier encore, aspirait à devenir maçon dans un territoire où nous avons par ailleurs le plus grand mal à recruter et faire venir du personnel ? Que dire à ceux que nous avons soutenus et qui nous ont aidé sans compter ?

Notre CAO n’a d’ailleurs pas vocation à être un centre de tri. Il me semble particulièrement inhumain d’accueillir une personne, de lui proposer un emploi et donc, de lui faire espérer un nouveau départ, pour l’arracher ensuite à cet espoir que nous avons fait naître.

La République ne peut pas procéder de la sorte. Cela est à la fois contraire à nos valeurs et, j’ose le dire même si cela me répugne, à nos intérêts.

Pour l’ensemble de ces raisons et parce que je crois pouvoir vous assurer que l’immense majorité de nos concitoyens du Confolentais souhaite le retour de ces migrants, je sollicite une audience afin de vous expliquer plus précisément quelles sont nos attentes ainsi que les raisons pour lesquelles je vous demande de bien vouloir réexaminer votre position sur l’automaticité de cette procédure.

Dans l’attente de votre réponse, je vous prie de recevoir, Monsieur le Ministre, l’assurance de mes salutations les plus respectueuses.

Philippe Bouty

Conseiller Départemental de la Charente

Président de la Communauté de Communes de Charente Limousine.



Communauté de Communes de Charente Limousine compte sur vous aujourd'hui

Communauté de Communes de Charente Limousine a besoin de votre aide pour sa pétition “Etat Français: Soutien aux exilés du CAO de Confolens”. Rejoignez Communauté de Communes de Charente Limousine et 1 567 signataires.