BUGEAUD : BOURREAU DES ALGÉRIENS ET ENNEMI DE LA RÉPUBLIQUE

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Bugeaud ; ce sont les "enfumades" recommandées à ses officiers en des termes très clairs sur le but poursuivi : la destruction physique des « indigènes ». « Si ces gredins se retirent dans leurs cavernes, fumez-les à outrance comme des renards », déclare ce général aux cadres de l’armée d’Afrique qui s’apprêtent à partir en mission. Saint-Arnaud, Montagnac et Pélissier, pour ne citer que ceux-là, se sont exécutés avec zèle. En particulier le colonel Pélissier qui, le 18 juin 1845, a anéanti une tribu entière – celle des Ouled Riah - dont les membres désarmés s’étaient réfugiés dans les grottes du Dahra, proches de Mostaganem.

Bilan : près de mille morts. Bugeaud : bourreau des « indigènes » algériens qu’il a massacrés, déportés et razziés en détruisant parfois complètement leurs oasis et leurs villages livrés aux flammes de ses colonnes infernales ?

Assurément. Il fut aussi un ennemi acharné de la République qu’il a combattue les armes à la main pour défendre la monarchie de Juillet. Vaincu, il a poursuivi la bataille en rédigeant un traité de la guerre contre-révolutionnaire en milieu urbain : De la Guerre des rues et des maisons. Bugeaud ?

Une insulte permanente à l’émancipation des peuples et aux Algériens en particulier, et à la République qu’il a toujours haïe.

Et une offense inacceptable faite aux héritiers de l’immigration coloniale et postcoloniale victimes
de discriminations mémorielles qui s’ajoutent à toutes celles qu’ils subissent par ailleurs.

PAS UNE RUE, PAS UNE AVENUE,
PAS UNE ECOLE NE DOIVENT PORTER SON
NOM, ET SES STATUES DOIVENT DISPARAITRE.


Olivier Le Cour Grandmaison, universitaire et M’Hamed Kaki, président de l’association Les Oranges
Nanterre le, 15 février 2021