Contre un risque sanitaire majeur et un gaspillage d'argent public

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OBJET DE LA PÉTITION :

(contact: pétitionrn13)

L’avenue Charles de Gaulle à Neuilly sur Seine, appellation locale de la route nationale RN13, s’étend à ciel ouvert sur 1,7 km, de la Porte Maillot vers le Pont de Neuilly. Elle est l’autoroute, « deux fois quatre voies », urbaine la plus fréquentée de France (plus de 160 000 véhicules par jour), et la plus polluée.

La Mairie de Neuilly s’apprête à ouvrir un chantier d’élargissement des contre-allées, vers l’avenue, en en rétrécissant les huit voies. Ces nouveaux espaces libérés, « Les Allées de Neuilly », seront alors transformés en allées piétonnes et cyclables, animées par de nouveaux commerces destinés à attirer une nouvelle clientèle (https://www.neuillysurseine.fr/alleesdeneuilly ).

La durée du chantier est estimée à 4 ans et son coût à 54 M€ (pour l’instant) dont un tiers de subvention à demander et à prélever sur la Dotation aux Territoires dont on connait la polémique que suscite sa réduction au plan national.

En signant cette pétition (rapidement parce que l'enquête d'utilité publique doit avoir lieu dans quelques semaines) vous vous opposez à ce projet qui :

  •  Accroît le risque sanitaire déjà existant en y exposant davantage de monde, 
  • Rendra la circulation sur l’avenue plus dangereuse, en particulier pour les motards, le nombre de voies restant le même mais leur largeur étant significativement réduite,
  • Constitue un gaspillage d’argent public qui pourrait trouver une meilleure utilisation ailleurs.

LA POLLUTION ATMOSPHÉRIQUE AVENUE CHARLES DE GAULLE :

En 2007/2008 où des mesures de trafic et de pollution avaient été faites, l’avenue Charles de Gaulle qui traverse Neuilly sur Seine était déjà l’autoroute urbaine la plus fréquentée (plus de 160 000 véhicules par jour) et la plus polluée de France. Rien ne suggère une quelconque amélioration depuis, et même au contraire, à en juger par la croissance exponentielle des ventes de produits anti-allergiques et anti-inflammations pulmonaires observée par les pharmaciens de l’avenue.

Airparif n’a pas de station de mesures de la pollution en bordure même de l’avenue et les mesures, relativement rassurantes, qu’elle publie pour Neuilly, reprises par la Mairie, n’ont, aux propres dires d'Airparif, rien à voir avec ce que l’on constaterait sur l’avenue elle-même. En témoignent les cartes établies par elle, avec d’autres moyens, de la pollution moyenne en 2016, en région Ile de France, où la pollution de l’avenue est, pratiquement sur toutes, au sommet de l’échelle de mesure, au même niveau que sur le périphérique   (https://www.airparif.asso.fr/etat-air/bilan-annuel-cartes)

Le refus réitéré de la Municipalité de Neuilly de procéder d’abord à une campagne de mesures spécifiques sur l’avenue elle-même ne peut être interprété que par la crainte des résultats sans doute alarmants que ces mesures fourniraient. 

Et c’est à cette pollution, à laquelle sont déjà exposées quotidiennement plus de quarante mille personnes (riverains au demeurant minoritaires, personnels des grandes et petites entreprises domiciliées sur l’avenue,  commerçants, touristes et visiteurs du Jardin d’Acclimatation et de la Fondation Louis Vuitton, etc), que la Municipalité de Neuilly veut exposer encore davantage de monde, en tentant de transformer une Bande d’Arrêt d’Urgence d’Autoroute en espace destiné à la promenade, organisant ainsi une intoxication généralisée.

Le projet présente d’autres aspects très polémiques mais nous nous limiterons à citer les deux suivants :

·         La dangerosité accrue de la circulation sur l’avenue, en particulier pour les motards, sur des voies plus étroites, alors que l’on y enregistre déjà, chaque année, des accidents graves, voire mortels (le dernier au printemps dernier).

·         Par ailleurs mettre en œuvre les Allées de Neuilly sans connaître les conséquences sur la RN13 des projets de la Mairie de Paris, c’est faire un saut dans l’inconnu exorbitant en termes de risques sanitaires et financiers (54 M€ pour l’instant), pour un projet qui, compte tenu des incertitudes sur le trafic, devra, sans doute, être entièrement revu lorsque la Mairie de Paris aura réalisé ces travaux,

CONCLUSION

Rien dans ce projet ne justifie d’exposer davantage de monde à un risque sanitaire déjà majeur, ni d’augmenter les risques de la circulation sur l’avenue, ni, et encore moins, d’y consacrer une somme d’argent public aussi importante qui, de plus, compromettra la mise en œuvre ultérieure de toute tentative de réduction de la pollution sur l’avenue.

 

 

 



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Philippe BONNAMY a besoin de votre aide pour sa pétition “Enquête publique : Contre un risque sanitaire majeur, un péril pour les motards et le gâchis de près de 60 M€”. Rejoignez Philippe et 585 signataires.