Decision Maker Response

Daniel Adam’s response

Mar 10, 2017 — Selon mon habitude, je m'appuie sur des exemples précis pour justifier ma proposition de constitutionnaliser le "droit de mourir dans la dignité", afin qu'il garantisse un accès réel aux soins palliatifs, et donc le développement de ces derniers. Les opposer c' est adopter des idéologies très partisanes.

Dans l’affaire Vincent HUMBERT, le procureur de Boulogne-sur-Mer avait requis un non-lieu au bénéfice de Marie HUMBERT et du docteur CHAUSSOY, en faisant prévaloir « l’aspect moral de l’infraction » sur « l’élément matériel et légal ». Par contre étaient poursuivies le docteur Laurence TRAMOIS et l’infirmière Chantal CHANEL qui avaient, par compassion, aidé à mourir à sa demande Paulette DRUAIS), pour lesquels le le parquet a requis les assises.

Peut-on accepter des jurisprudences aléatoires dans le pays des droits de l’homme qui prône l’égalité de tous devant la loi ?

Il incombe aujourd’hui à la société de dire au législateur comment elle entend relever, dans le respect des droits de l’Homme, le défi éthique de la tension entre la nécessité de voir la vie protégée par l’Etat et la volonté de l’individu d’en disposer librement.

Ce sujet est sensible et difficile, parce qu’il relève tout à la fois de la conviction privée mais aussi de l’éthique médicale pour la prise en charge de ce temps qui n’est pas encore la mort, mais également plus tout à fait la vie. La dialectique de cette situation est terrible : droit à une vie digne jusqu’à la mort, droit de mourir dans la dignité.

Comme il conjugue l'ultime avec l'intime, je ne propose pas un référendum mais la reconnaissance droit-liberté.