Virus et inégalités : nous refusons d'être délaissés

Virus et inégalités : nous refusons d'être délaissés

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Nous, habitantes et habitants des territoires les plus touchés par la crise sanitaire l’affirmons : « Nos vies ont de la valeur ! ». Rassemblés, nous demandons justice pour les territoires qui ont payé le prix fort de la crise, pour les morts du COVID, pour les « premiers de corvées ».

Nous exigeons la remise à niveau de nos services publics (écoles, hôpitaux, centres de santé, transports, tribunaux, administrations…).

Nous exigeons également des réponses sur la question des discriminations que subissent en particulier les jeunes des quartiers du fait de leurs origines ou de leur couleur de peau. M. le Président, M. le Premier ministre, nous vous adressons 6 mesures d’urgences.

La crise du Covid-19 est un révélateur : elle a exposé au grand jour les inégalités et les discriminations. En Seine-Saint-Denis par exemple, les habitantes et les habitants ont payé le prix fort de la pandémie. Trois chiffres glaçants résument cette terrible réalité :

·       Pendant la crise le taux de surmortalité a explosé atteignant 128 %, c’est deux fois plus qu’en Seine-et-Marne ou dans les Yvelines.

·       Nous étions en première ligne pour faire tourner l’Ile-de-France : c’est dans le 93 qu’il y a le plus d’agents hospitaliers et d’aides soignants (16 %) ou de caissières et de caissiers (18 %), de livreuses et de livreurs (20 %).[1]

·       Le taux de verbalisation pour non-respect du confinement a été 3 fois supérieur à la moyenne nationale en Seine-Saint-Denis. Un chiffre qui relance le débat sur les discriminations raciales.

Les réponses apportées depuis par le gouvernement ne sont pas à la hauteur pour répondre à l’ampleur de la crise sociale et économique post-COVID.

Pourtant, les solutions pour remettre à niveau nos services publics, investir dans la lutte contre les discriminations, porter un discours et des actions apaisantes et constructives sur les violences policières existent. Nous en connaissons, nous y avons réfléchi, pour certaines nous y travaillons avec nos moyens toujours réduits à peau de chagrin par l’État, nous, citoyennes et citoyens, élus locaux, associations, acteurs de terrain, militants… depuis des années.

Oui, depuis des années, nous alertons, preuves chiffrées à l’appui, sur la dégradation de l’école, de la justice, des services publics, des hôpitaux…

25 ans après la sortie du film La Haine, 7 mois après celle du film magistral Les Misérables, l’assassinat de Georges Floyd aux États-Unis réveille les consciences : l’État doit apporter des réponses aux familles des victimes rassemblées derrière le comité Adama et aux habitantes et aux habitants qui réclament justice. C’est pourquoi, nous les « premiers de corvées », que vous appeliez hier encore « héroïnes et héros » exigeons 6 mesures d’urgences :  

·      1  Un réel plan social (instauration du RSA pour les jeunes de moins de 25 ans, année blanche pour les expulsions locatives dans le public et le privé, mise à niveau des moyens pour l’Aide sociale à l’Enfance et pour lutter contre les violences sexistes.).

·      2 La remise à niveau de tous nos services publics (moratoire sur les fermetures de services publics. Interdiction des baisses de moyens et remise à niveau de tous les services publics dans les territoires populaires. Instauration d’une autorité indépendante pour contrôler la mise en œuvre de cette remise à niveau et évaluer les discriminations entre les territoires). 

·      3 Un plan pour la santé (remise à niveau de l’hôpital public, soutien aux centres de municipaux de santé, et instauration d’un fonds d’incitation à l’installation de médecins dans les zones déficitaires.)

·      4 Une vraie politique pour l’emploi dans les quartiers (Le Président Emmanuel Macron avait promis en 2018 lors de l’annonce de son « plan Banlieue » avorté de travailler avec les 100 grandes entreprises de France contre les discriminations, depuis, rien ne s’est passé. Nous exigeons la création « d’emplois réussite » au sein des grandes entreprises.)

·      5 Un plan pour l’éducation (des moyens pour l’accompagnement éducatif, le soutien scolaire, la remise à niveau de nos Réseau d'aides spécialisées aux élèves en difficulté (RASED) et des médecins scolaires, des moyens contre la rupture numérique, création d’un service public de la petite enfance, la formation, le recrutement d’AESH pour les élèves en situation de handicap, généralisation des projets d’éducation artistique et culturels (EAC) dans les écoles, collèges et lycées…)

·      6 Un plan ambitieux de lutte contre les violences policières (avec l’interdiction du plaquage ventral, l’accélération des procédures judiciaires, la suspension systématique des policières et policiers impliqués dans une affaire de violences, des sessions de formations plus intensives et régulières pour les forces de l’ordre, l’instauration d’un récépissé contre le contrôle au faciès et à minima des Assises nationales pour faire émerger davantage de solutions et favoriser les relations entre les forces de l’ordre et la population…)

Ils soutiennent la pétition :

Gilles Poux (Maire de La Courneuve), Thomas Porcher (économiste), Stomy Bugsy (rappeur et acteur), Imany (mannequin et chanteuse), Vikash Dhorasoo (footballeur), Rokhaya Diallo (journaliste et autrice), Shirley et Dino (humoristes), Diandra Tchatchouang (basketteuse en équipe de France), Frédéric Chau (acteur), Stéphane Troussel (Président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis), Clémentine Autain (députée de la Seine-Saint-Denis), Rachid Santaki (écrivain), Danièle Obono (députée de Paris), Berthet One (dessinateur), Bilel Latreche (boxeur), Marie-George Buffet (députée de la Seine-Saint-Denis), Élodie Yung (actrice), Philippe Rio (Maire de Grigny), Morgane Tschiember (sculptrice), Dominique Vidal (journaliste et essayiste), Christophe Prudhomme (médecin urgentiste à l'hôpital Avicenne), Léonie Pernet (musicienne électronique), Marcel Dorigny (historien), Bakary Meïté (joueur de rugby), Wilfried N’ Sondé (écrivain), Elsa Faucillon (députée des des Hauts-de-Seine), Nassira El Moaddem (journaliste et autrice), Nora Hamadi (journaliste), Patrice Bessac (Maire de Montreuil), Farid Benlagha (producteur), Naïma Yahi (historienne), Eddie Jacquemart (Président de la Confédération Nationale du Logement), Stéphane Peu (députée de la Seine-Saint-Denis), Alain Ruscio (historien), Yvan Gastaut (historien), Jean-Marie Apriou (sculpteur), Gilles Leproust (Maire d’Allonnes), Sabrina Ali Benali (médecin urgentiste), Raphäl Yem (animateur de télévision), Thomas Pitiot (chanteur), Salah Amokrane (militant associatif), Aissata Seck (maire adjointe de Bondy), Hocine Power (humoriste), Anthony Yung (danseur), Badrou Saïd (écrivain), Marc Vuillemot (Maire de La Seyne-sur-Mer), Souâd Belhaddad (journaliste et écrivain), Simone Hoffmann (réalisatrice) Cécile Roumiguière (autrice), Tangui Perron (historien), Vincent Coutin (chargé de communication)…

[1] (Source INSEE – Le Monde)

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