Veny, citoyen de Lamballe-Armor doit rester parmi nous ! #venyvidiresteici

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Quand elle atteindra 1 000 signatures, cette pétition aura plus de chance d'être inscrite comme pétition recommandée !

Aidez nous à sauver Veny, notre concitoyen de l'expulsion du territoire !

Pour que votre voix compte, il est important de signer la pétition avec votre propre compte change.org.

Le texte suivant est issus du témoignage que Vény a réalisé dans le cadre de l’exposition « Miroirs, notre histoire ». Celle-ci raconte des parcours d'exils de personnes migrantes. 

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« J’ai fait mes études en Libye. [...] Au total, je suis resté en Libye de 2006 à 2016, donc j’ai vu passer les guerres, les événements… [...] Quand j’ai fini mes études, j’ai travaillé en tant qu’enseignant. [...] En Libye j’étais vraiment intégré : j’avais un diplôme local, je connaissais la langue. J’étais bien. Mais j’ai senti l’insécurité grandissante et avec l’arrivée de la guerre, ce n’était plus possible. »

« La raison qui m’a poussé à tout quitter, c’était l’année où a commencé la vente des esclaves en Libye. [...] J’avais des frères congolais en prison, ça me faisait mal. Quand CNN a parlé de ces choses, j’ai vu que c’est une information qui interpelle. [...] Je me suis dit : OK, moi aussi je vais faire ma part et passer l’information pour faire libérer les congolais emprisonnés là-bas. »

« Mon émission est passée sur Top Congo le 18 décembre 2017. [...] Ils ont trouvé ça génial car jusque-là, il n’y avait que les grands réseaux d’information comme CNN qui parlaient de la vente des esclaves, mais ils ne connaissaient personne qui avait vraiment vécu la situation en Libye. [...] C’était une émission à ligne ouverte, et les gens appelaient pour souligner que si les congolais quittaient le Congo en premier lieu, c’est parce qu’à leurs yeux le pays n’était pas bien gouverné : pauvreté, pas de travail, les gens sont obligés de partir chercher ailleurs pour s’en sortir. [...] Ça passait mal, mais moi je ne le savais pas. Après mon émission, j’étais recherché par l’agence des renseignements. [...] C’est là que j’ai pris peur, je me sentais vraiment menacé. J’ai décidé de partir, bien que je n’en avais pas envie. »

« Quand on est arrivés en Grèce, on nous a demandé si on voulait faire une demande d’asile. Si tu dis non on te dit qu’on va t’embarquer pour te renvoyer en Turquie. Tu n’as pas le choix, tu dois dire oui. Tu repenses à tout ce que tu as traversé, alors oui tu acceptes, sans avoir le temps de réfléchir, d’apprendre à connaitre les normes d’asile en Grèce. »

« La date de mon premier entretien est fixée à 2021… Ce qui n’est même pas sûr car ils peuvent aussi la repousser. En attendant, je vis dans le camp de Samos, dans la brousse. »

« Le camp est horrible, inhumain. Il y a des rats, des serpents… Comment tu peux rester dans ces conditions pendant deux ans ? [...] Pour la nourriture, tu dois faire la queue, parfois jusqu’à quatre heures. [...] La seule viande qu’on nous distribue c’est du poulet et c’est le mercredi midi. Si tu le rates, tu ne manges pas de poulet de la semaine. Ce jour là, la queue dure cinq heures ! »

« En Grèce, si j’avais eu l’opportunité de travailler, j’aurais pu y rester. Mais les conditions de vie pendant ces deux ans d’attente…

J’ai apprécié Athènes, sa vie sociale, les gens sont sympas.

J’ai pris un vol Aegean Airlines et je suis descendu ici, à Charles de Gaulle. »

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VENY et un acteur du vivre ensemble

La Maison des jeunes et de la culture s'enorgueillit d'être un lieu de rencontre, d'écoute, de mixité et de développement de liens sociaux entre les habitant.es de Lamballe-Armor.

Dans le cadre de son projet social sur le territoire, l’association organise depuis 2016 des rendez-vous interculturels réguliers comme "le café de langues". Celui-ci réunit des habitant.es de Lamballe-Armor tout en incluant les nouveaux arrivants - dont des personnes migrantes, demandeurs d’asile, volontaires etc. C'est ainsi que nous avons connu Veny NTEKE en novembre 2019.

Il a été un acteur assidu de différents rendez-vous mis en place par la MJC.

Il est l'initiateur de "Miroirs notre histoire", une exposition retraçant le périple de vingt personnes migrantes, comme lui, demandeurs d'asile sur le territoire de Lamballe.

A travers ce projet, Veny a rassemblé des habitant.es issus d’horizons et de pays différents autour d’une action commune depuis le mois d’Août 2020. Il a fédéré les associations du territoire ainsi que le collectif Miroirs, dans la construction d’une exposition accessible et visible sur le territoire depuis le 24 octobre 2020. 

Nous avons appris avec tristesse que sa démarche de demande d’asile réitérée a été rejetée par les autorités Françaises. Il est soumis à une obligation de quitter le territoire depuis le 26 novembre  2020.

Nous sommes abattus et indignés d’être contraints de nous séparer de ce compagnon qui a fait tant d’efforts pour trouver sa place  à Lamballe-Armor.

Le retour des personnes migrantes dans leur pays d'origine qu'ils ont été contraints de quitter est dramatique.

Tout comme de nombreux Hommes, Veny a enduré l’horreur avant, pendant et après son exil jusqu’en France. Malgré les traumatismes qu’il a vécus depuis plus de 4 ans, il trouve le courage de s’investir auprès des personnes migrantes ainsi que des habitant.es. Il sensibilise sur la question migratoire en participant à raconter l’histoire de ces hommes et ces femmes qui sont contraints de quitter leurs pays en quête d’une terre d’accueil.

Veny est un citoyen de Lamballe-Armor ainsi qu’un acteur du vivre ensemble.

Comment est-il possible qu’en France, une personne engagée, qui s’investit dans la vie de la cité puisse être reconduite à la frontière et renvoyer dans un pays ou sa vie est en danger ?

Signer et diffuser cette pétition c'est marquer votre soutien à Veny NTEKE et agir ensemble afin que les autorités lui permettent de rester vivre en France.