Une enquête sur la 'répression' du mouvement des GiletsJaunes -Démission de C. Castaner!

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La France est-elle encore un Etat de Droit?
La France est-elle encore un pays démocratique, où la Loi est le mètre-étalon de l'action policière, où la justice est indépendante et impartiale, où les Droits de l'Homme et du Citoyen sont défendus corps et âme, ou au contraire s'engouffre-t-elle jour après jour dans la voie de la démocratie illibérale (où des entorses sont commises aux droits des citoyens, où un écart plus ou moins grand se créée entre une pratique politique et une norme démocratique de façade, où la séparation des pouvoirs cède aux injonctions du présidentialisme absolu, disqualification des corps intermédiaires et extrémisation à dessein du champ du débat?)

Le 9 janvier, un journaliste russe exilé en Allemagne estimait que la répression policière du mouvement des Gilets Jaunes par la France était pire que celle menée par la Russie à l'encontre de ses opposants.
"Les nouvelles mesures proposées par Macron [...] sont plus brutales que celles que le régime du président Vladimir Poutine utilise pour réprimer son opposition politique." in https://www.bloomberg.com/opinion/articles/2019-01-09/macron-s-gilets-jaunes-response-makes-putin-look-soft

Le 14 mars 2019, le journal Mediapart révélait que des officiers de police judiciaire d’un commissariat parisien s'insurgeaient les "instructions illégales" de leur hiérarchie, en particulier à l'encontre du mouvement des "gilets jaunes."
D'autres témoignages de policiers indignés, des vidéos éloquentes détaillant des violences gratuites ou des stratégies policières étranges visant à priori l'escalade, et surtout des centaines de blessures graves, voire mutilations recensées, alourdissent ce chef d'accusation.

Le gouvernement aurait-il autorisé, -ou à minima toléré-, une forme de mini-répression à l'encontre d'un mouvement de protestation populaire? "Jupiter" le tout puissant, outre la grandiloquente démonstration de son cynisme et de son mépris des procédures au gré des mille rebondissements de l'affaire Benalla, pouvait-il positivement ignorer ces faits graves? Le "premier flic de France" pouvait-il ne pas être au courant? C'est peu probable!
En tout cas, à l'aulne de toutes ces révélations se précisant semaine après semaine, Christophe Castaner n'a plus la légitimité requise pour occuper son ministère!

Début mars, la haut-commissaire aux droits de l'homme de l'ONU citait la France aux côtés du Soudan, du Zimbabwe, de Haïti ou du Venezuela, au titre des nombreux cas signalés "d'usage excessif de la force" dans le cadre du mouvement des gilets jaunes.

Fin février, le Commissariat aux Droits de l'Homme du Conseil de l'Europe avait pour sa part demandé à la France de "mieux respecter les droits de l’homme", "de ne pas apporter de restrictions excessives à la liberté de réunion pacifique", et de "suspendre l’usage du lanceur de balle de défense."

Fin février, le défenseur des droits Jacques Toubon a également demandé la suspension de l’usage des LBD en raison de leur "dangerosité" et des "risques disproportionnés" qu’ils font courir. 

Le 15 janvier, le journal France Soir révélait une vidéo dans laquelle des policiers affirmaient que viser la tête avec leur Flashball était autorisé par leur hiérarchie.

Sommes nous encore dans un Etat de Droit?
La tendance à l'autoritarisme et à l'illibéralisme du 'régime' d'Emmanuel Marron est-elle encore tolérable?

Face à toutes ces accusations graves, nous autres signataires de cette pétition demandons l'ouverture d'une enquête sur l'origine et les mécanismes de ces violences policières, prenant depuis quelques semaines des allures de 'répression politique', et demandons à ce que le Sénat, -seul contre-pouvoir démocratique ayant défendu la vérité aux manigances des équipes jupitériennes au moment de l'affaire Benalla- s'en saisisse!
Autrement, la France aurait bon dos de critiquer les arrestations d'opposants en Russie ou en Hongrie...