Stop aux discriminations des dossiers de demande d'agrément à l'adoption

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A l’intention de Monsieur le Président de la république Emmanuel Macron, Mme  la Ministre des solidarités et de la santé Agnès Buzyn, Madame la secrétaire d’état chargée des personnes handicapées Sophie Cluzel.

 

Stop aux discriminations face au handicape et à la « maladie ».

 

 

Mesdames, Messieurs.

 

Je souhaite par le biais de cette pétition attirer votre attention sur les inégalités de traitements des dossiers des candidats à l’agrément en vue d’une adoption.

 

 

Je suis déficiente visuelle sévère. Je développée une rétinite pigmentaire m’entraînant peut à peut vers une quasi cécité. Je suis née avec une malformation rénale probablement résultante d’un retard de croissance inutéro. Il faut dire qu’en 1977 avant et même après les gens n’étaient pas informés sur les risques qu’encourait le fœtus à cause de l’absorption par la mère de tabac d’alcool et de médicaments. Ma mère, fumeuse depuis ses 12 ans, n’était ni droguée ni alcoolique, elle a probablement développée pendant sa grossesse une toxoplasmose mais sans confirmation. Pour les substances nocives les Lobis pharmaceutiques, du tabac et de l’alcool ont sûrement fait pression sur les politiciens de l’époque étouffant ainsi les découvertes des scientifiques. Je n’en tiens pas pour responsable le gouvernement d’aujourd’hui, et on ne peut pas refaire les choses.

 

Alors me voilà, je suis une femme de 40 ans, avec une maladie génétique dont on ne sait pas me dire précisément le degré de transmissibilité à mes enfants naturels, avec aussi une insuffisance rénale chronique stade 2 depuis ma transplantation rénale de 2012.

 

Je respecte mon greffon et le donneur ainsi que sa famille, j’ai bien noté qu’une grossesse pourrait le mettre en péril, et la possible transmission de ma maladie génétique ne m’a pas échappée. Alors, certains peuvent dire qu’aujourd’hui par rapport à notre enfance, les nouvelles générations ont plus de chances, que si ce monde est fait par et pour des voyants, le non-voyant à plus de moyen technique pour être autonome et indépendant. Mais quelle mère peut envisager de transmettre une maladie à son enfant avant d’avoir essayée d’autres moyens de devenir maman.

 

Mon compagnon qui est lui aussi non-voyant, et moi avons décidés que le plus sage serait de nous tourner vers l’adoption. Nous étions prêts à adopter un enfant porteur de maladie ou de handicape, nous, contrairement à nos parents, serions tout à fait capable de comprendre les enjeux de vivre la parentalité d’un enfant malade ou handicapé. Nos parents n’ont jamais rêvés d’avoir des enfants comme nous, ils ont été obligés de faire avec. Mais nous, nous sommes conscients que rien n’est garantie qu’un enfant peut naître et avoir l’air être comme tous les autre, et tomber malade plus tard, ou révéler son handicape plus tard. J’ai réussie à faire croire pendant deux ans que je voyais comme ma sœur aînée. Pourtant quand il s’est agit de boire au verre, je mettais mon doigt pour voir si il était rempli, je balayais le sol avec mes mains à la recherche de mes jouets. Mon insuffisance rénale leur avait déjà été révélée. La déficience visuelle en plus ? Quelle déception mes parents ont-ils ressentis ? Nous ne serions pas déçus nous savons de part notre situation que cela existe. En plus le handicape d’origine génétique ne nous serait pas imputable, avec la culpabilité en moins c’est de l’énergie en plus à consacrer à l’enfant.

 

Nous avons donc entamés les démarches pour obtenir l’agrément à l’adoption. Nous vivions à Rouen et donc une équipe de Rouen nous à évaluée. Il y avait une éducatrice, une assistante sociale, et une psychologue. Les deux premières personnes nous ont dit avant même d’être assises que notre cas ne serait sûrement pas reçu favorablement à cause de notre handicape et aussi de notre union libre. Les lois disent pourtant le contraire, mais il fallait bien comprendre que le conseil de famille est « vieux jeux ». Cependant il fallait qu’on se rassure car les personnes célibataires et les oomosexuels ne recevaient pas non plus de réponse favorable de la part de ce conseil.

 

Malgré leur volonté plus qu’évidente de nous faire renoncer, nous sommes allés au bout de la procédure, sans le moindre traitement de faveur, et sans surprise, nous avons reçu un avis défavorable. Le motif réel, c’est notre handicape qui pose bien entendu problème. Officiellement la vie quotidienne en étant malade et handicapée est déjà fatigante alors il serait compliqué de l’alourdir avec l’accueil d’un enfant. Je ne sais plus exactement comment c’est dit, mais en gros c’est ça. Je ne peux pas dans l’absolue faire vérifier l’information tout de suite, j’ai perdue le dossier numérisé et je dois numériser de nouveau le dossier papier. J’ai une copie de ces écrits.

 

Comme il nous est autorisé de le faire, nous avons demandés une autre évaluation par une autre équipe. Pensant que notre dossier malgré tout, recevrait une issue favorable, et pour venir en aide à une amie, nous avons déménagés à Orléans. Nous avons été reçu par une nouvelle équipe après transfert de notre dossier. Encore une fois notre handicape nous à été signalé comme problématique. Cette fois, c’est parce qu’on avait le même. Ils donnent l’agrément aux handicapés si l’autre membre du couple est valide ou si il est handicapé différemment. Pourtant n’étant pas assujettis à la même maladie, nos visions se complètent. Ce qui pose problème pour l’assistante sociale, c’est le regard des autres sur l’enfant qui a pour parents des gens dont le handicape se voit. Effectivement, difficile pour nous de sortir sans notre canne blanche qui averti justement le reste du monde que nous ne voyons pas ; Nous avons pourtant des amis et connaissances non-voyants, parents d’enfants voyants qui ne semble pas avoir de problèmes avec le handicape de leur maman ou de leur père.

 

L’assistante sociale c’est pourtant donné du mal pour nous poser toutes les questions possibles dans le but qu’on ne soit pas en mesure d’apporter une solution rapide et efficace. Mais c’est vraiment mal connaître les personnes en situation de handicape. Nous évoluons en intégration dans un monde qui n’est pas conçu pour nous. Nous avons le culot de nous en sortir et de trouver les solutions pour contourner nos problèmes. Alors quand l’assistante sociale en charge de notre dossier est allée nous demander pour l’apprentissage de la lecture, si l’enfant bute sur un mot sur un support dont je n’ai pas de version accessible pour moi, et qu’il ne connaisse pas la lettre qui compose le mot, comment je fais pour éviter à l’enfant de vivre cette frustration. C’était vraiment tordu mais potentiellement possible que ça arrive. Alors la réponse est franchement toute simple. J’explique à mon enfant que je ne peux pas lire le document mais que je vais le scanner et que je vais l’envoyer à un oncle ou une tente, ou un de ses grands parents, qui me lira le documents, ou qui l’aidera à déchiffrer ce qu’il ne peut pas encore lire tout seul. Nous avons le téléphone, la possibilité de se parler en visuel depuis le téléphone ou un ordinateur, on peut aussi piloter le logiciel de l’imprimante qui scanne le documents, comment ne pas trouver quelqu’un pour nous aider ? En plus ça apprend à l’enfant que ses parents sont différents mais pas démunis, qu’on peut demander de l’aide. Tout cela dans le but de le rassurer, « oui j’ai des parents différents mais c’est pas grave ils ont pris le temps de m’aider à trouver un moyen d’obtenir l’information dont j’avais besoins. » Voilà ce que ce dit l’enfant, et plus tard il aura sans doute plus de facilité à trouver  des solutions pour résoudre un problème sans se décourager.

 

En revanche, l’assistante sociale à dû se demander mais qui c’est ces non-voyants qui ont réponse à tout. D’ailleurs j’aurais été inspirée de ce fait de lui demander comment ça se passait dans les familles de parents illettrés quand les enfants scolarisés apprenaient à lire. Notre génération n’a pas connu ça mais nos parents ont eu des parents qui ne savaient pas lire.

 

Au travers de nos échanges avec cette personne nous avons eu le sentiment que seul les enfants confiés à leurs services comptaient. Malheureusement encore une fois nous avons essuyés un refus. Hélas un dernier recours nous était possible. Mais est-ce que le tribunal nous aurait donné raison ? Ce’ n’est pas certain, en plus se ruiner en frais d’avocats n’aurait pas été si sage pour obtenir un agrément. L’argent dépensé  pour obtenir gain de cause nous aurait manqué pour accueillir un enfant dans les meilleurs conditions possibles.   Apparemment les délais entre le moment ou on nous annonce qu’on nous confie un enfant et le moment effectif ou il nous est remis le temps peut être très cours, notre handicape nous demande de faire appel aux services existants de livraison et de montage des meubles qui peut parfois prendre plus d’une semaine. Nous l’avons expliqué mais là on nous a dit que si en une semaine l’enfant est prévu d’être remis on ne nous accorderait pas de délais.

 

Il s’agit tout simplement de mauvaise fois quand on sait que parfois ils donnent un agrément mais qu’ils ne confient pas pour autant d’enfant au titulaire de l’agrément et qu’il peut se passer plusieurs renouvellements tous les cinq ans avant qu’un enfant soit confié au postulant.  L’assistante sociale avait peur qu’on ne sache pas repérer les moments mélancoliques de l’enfant qui si il a connu ses parents peut souffrir de la séparation. Nous ne travaillons pas et avons tout notre  temps à accorder à l’enfant, je pense que nous serions assez attentifs pour remarquer la tristesse de l’enfant. Mais cette dame, comme beaucoup de personnes qui voient a oubliée que nous avions quatre autres sens que la vue. Contrairement à elle nous ne l’avons pas oublié et nous savons nous en servir.

 

Ceci dit comme il fallait un motif acceptable qui soit difficilement remis en cause, la raison du refus cette fois était que nous ne questionnions pas l’intérêt de l’enfant, frase vague qui veut soit tout dire mais aussi rien dire. Mais je pense qu’il faut comprendre dans cette frase qu’on ne prend pas en compte la visibilité de notre handicape qui pourrait gêner l’enfant qui voudrait des parents normaux. Nous avions fait une demande pour nous voir confier un enfant le plus jeune possible pour que notre situation lui paraisse la plus ordinaire possible. Cette frase implique également que si nous questionnions l’intérêt de l’enfant, nous aurions renoncés de nous même à adopter.

 

Si nous avons été discriminés sur notre handicape, et ma maladie, il a été évoqué notre statut marital comme ne convenant pas (risque de décès et retour à la case départ pour l’enfant.), je n’ai pas l’intention de décéder rapidement et il serait également souhaitable d’adapter les modalité de demandes d’adoption au mode de vie de la société d’aujourd’hui. Un couple marié n’est pas plus ou moins durable qu’un couple non marié, il s’agit d’un tout et en aucun cas un contrat qui fait l’unité au sein du couple depuis l’invention et surtout la simplification du divorce.  La discrimination est possible en fonction de l’âge du demandeur, même si la demande pourrait concerner des limites d’âge avancé, celles prise en compte par les conseils de familles n’est plus appropriées à la longévité de vie des êtres humains actuels. Au moyen âge la mortalité survenait entre 40 et 50 ans. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. On accorde la procréation médicalement assistée jusqu’au 43 ans de la mère, et même si je ne suis pas médecin, il me semble que peut importe l’âge, mais une mère met toujours au monde un bébé et non un ado laissant. La discrimination ne nous concernant pas relative à l’orientation sexuelle, je me permet d’en parler car si il est légale pour deux personnes de même sex de se marier, et que la loi leur prévoit le droit à l’adoption, pourquoi le conseil de famille se met-il hors la loi de fait en refusant d’accorder l’agrément à un tel couple ? Ensuite, il est à noté que l’intérêt de l’enfant passe au second plan selon le nombre de zéro à gauche de la virgule qu’affiche votre compte en banque, mais aussi de votre notoriété. Des couples de stars en France, dont on connaît les penchants pour l’alcool, leur vie dissolue, ou leur impressionnantes listes d’occupations, se voient confier en adoptions des enfant jeunes alors qu’on sait que le temps d’être des parents à la hauteur leur manque cruellement. Remarque, avec ces profils de gens moins fortunés ni connus le dossier est systématiquement refusé.   

 

Alors c’est pourquoi en vertu des lois existantes concernant les discriminations et l’adoption, nous souhaitons l’égalité de traitement de notre demande d’agrément. Nous souhaitons pour nous et pour tous les autres que les lois soient appliquées et que les personnes responsables et impliquées dans cette discrimination flagrante soient écarter de leurs  responsabilités et que l’on leur confit une autre tâche plus en accord avec leurs préjugés.

 

Au nom de tous les discriminés face à la demande d’adoption, peut importe le motif discriminatoire, nous vous demandons d’accorder toute votre attention sur les différentes problématiques abordées plus haut.

Je vous demande à tous, amis internautes de signer cette pétition pour rétablir le droit à tous d’avoir la possibilité de devenir parent, car il s’agit à mon sens le plus beau et le plus respectable métier du monde.    



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