Stop au harcèlement et à la violence dans les collèges et les lycées

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Il s’agit d’un enfant.

De mon enfant. Peut-être du votre aussi.

Lors de sa première année de collège, il a eu le malheur de porter des lunettes de vue, et cela a suffi pour qu’une petite bande de caïds de cour d’école le prenne en grippe.

Pendant 6 mois, il a été insulté, frappé, humilié. Pendant 6 mois, mon petit bonhomme a encaissé, résisté, tenu bon. Et puis il a craqué, il n’a plus supporté ce qu’un enfant ne devrait jamais avoir à supporter.

Sa vie s’est alors placée sous le règne de la peur. Il ne supporte plus la foule dans la rue. Il ne sort plus. Il ne veut plus aller voir le reste de la famille. Il ne peut plus prendre le bus. Il n’est plus motivé par rien. Il ne sort plus jamais jouer avec ceux qui étaient ses copains. Il ne communique plus qu’à travers un ordinateur, avec ceux qui ne peuvent le voir.

A deux reprises, il a tenté de mettre fin à ses jours, et nous vivons dans la terreur permanente qu’il ne tente à nouveau le faire.

Mon garçon est en prison. La prison de ses angoisses. Alors même qu’il n’est coupable de rien.

Nous sommes allés au collège, pour tenter de comprendre, essayer de trouver une solution, alerter pour qu’au moins d’autres enfants ne subissent pas le même sort. Ils nous ont répondu « nous allons nous occuper de ce groupe d’élèves ». Mais aujourd’hui encore nous ignorons ce qu’il s’est vraiment passé, ou ce qui a été fait.
Nous avons déposé plusieurs dossiers auprès de la MDPH pour aider notre enfant. Il adorait l’école, et aujourd’hui, il lui est impossible d’y retourner. Une chose l’anime encore, un projet qui lui tient à cœur : devenir policier, comme son grand père. Défendre et protéger. Il a chèrement appris ce que cela veut dire…

Cela fait désormais 2 ans que cette situation dure.

Face à de tels drames, il est confortable pour certains de penser que les parents sont coupables. Croyez-moi, aux peurs qui pèsent sur nous quant à l’avenir de notre enfant, s’ajoutent les inévitables questions culpabilisatrices : pourquoi n’avons rien vu, aurions-nous pu intervenir plus tôt, avons-nous vraiment tout fait pour empêcher cela ? Il n’est pas besoin d’accuser les parents dans une telle histoire. Ils le font très bien eux-mêmes…

Il nous semble qu’une grande partie du problème tient dans les moyens mis à la disposition des établissements scolaires, et les récentes élections ne nous rendent pas très optimistes pour l’avenir. Pourtant, avec les nouvelles technologies, la violence à l’encontre des jeunes et des enfants prend de l’ampleur, et il ne suffit pas de s’en désoler, il faut agir.

Nous demandons à ce que de véritables moyens soient donnés à l’éducation nationale, pour combattre ce fléau qu’est le harcèlement des jeunes à l’école. Si tant de jeunes se livrent à de telles exactions, dans la plus parfaite impunité, c’est en partie parce que les moyens d’encadrement sont insuffisants, les classes sont surchargées, les sanctions parfois inappliquées, et dans les cas les plus graves, elles ne sont même plus dissuasives. Nous devons protéger nos enfants de toute cette violence, ce qui veut dire mettre tous les moyens nécessaires en œuvre.

Aucune économie, aucune logique d’austérité, n’est de mise pour eux. Nous devons agir à tous les niveaux.

Déclarons la guerre à la violence scolaire. Pour l’avenir de nos enfants, soyons fermes face aux actes de violence et de harcèlement, et donnons-nous les moyens d’agir sur les causes profondes d’une telle situation.

J’ai envoyé pour alerte, le 17 Février 2015, une pétition de soutien aux 750000 jeunes victimes de harcèlement et de violences dans les collèges et les lycées au Président de la République sortant, François Hollande. Rien n’a été fait.

Il faut briser la loi du silence sur le harcèlement qui est aujourd’hui un sujet tabou à l'éducation nationale.

Stop au silence, stop au harcèlement, stop à la violence.

Agissons tous ensemble contre le harcèlement et les violences faites à nos enfants, maintenant, pas quand il sera trop tard.

Merci de signer cette pétition.

Patrick Hue - CGT



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