"Sauvons nos plages et Sauvons nos emplois " Lettre ouverte au Président de la République

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Monsieur le Président de la République,

 La Fédération Nationale des Plages Restaurants représente 1.500 professionnels des bains de mer et leurs 10.000 salariés, réalisant 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires H.T.

 Vous le savez, puisque nous vous avions déjà interpellé lorsque vous étiez Ministre de l’Economie, ces professionnels sont extrêmement inquiets pour leur avenir et pour le devenir de l’économie balnéaire de leur pays.

Aussi, aujourd’hui plus que jamais, nous vous sollicitons pour que des mesures d’urgence soient prises par votre gouvernement.

 En effet, depuis la parution et l’application du Décret 2006-608 du 26 mai 2006 relatif aux concessions de plage, notre littoral français a enregistré une baisse importante de l’activité balnéaire, moteurs de l’économie touristique des communes littorales, à cause de la disparition de nombreux établissements de plage.

 De par un certain nombre de restrictions, ce Décret a été de nature à affaiblir l'offre d’accueil et de service de nos stations balnéaires et touristiques françaises face à une concurrence internationale de plus en plus compétitive.

 Ce décret alourdit une réglementation déjà conséquente, diminuant l'activité économique et touristique de nos plages, sans garantir une meilleure protection durable de notre environnement et bloquant tout accroissement ou stabilité de l’activité.

Depuis 11 ans, nous avons, à plusieurs reprises, alerté les gouvernements successifs sur les conséquences catastrophiques de l’application de ce Décret.

 Or, à ce jour le dossier n’a pas avancé et les exploitants de plage sont encore plus soucieux,  la crise s’étant largement établie depuis dans notre pays.

 Nous vous sollicitons, Monsieur le Président de la République, pour que ce Décret soit amendé sur 5 points essentiels :

-       La reconnaissance des spécificités des façades maritimes :

la Méditerranée, l’Atlantique, la Bretagne … des territoires fondamentalement disparates régis par un même Décret. Nous demandons la reconnaissance des différents littoraux.

-       La réduction des surfaces sous-concédées, inadaptée sur le littoral méditerranéen et entraînant la suppression de nombreux établissements, ne correspond plus au besoin touristique en offre et qualité d’accueil. Nous demandons que soit appliqué un taux d’occupation de 20% de la surface des plages de la Commune.

-       Les critères définissant les périodes d’ouvertures : aujourd’hui, ces critères sont obsolètes. Seules les Communes ayant plus de 200 chambres d’hôtels classées ouvertes en moyenne par jour du 1er décembre au 31 mars, sont éligibles à l’ouverture des établissements à l’année. Nous demandons que les périodes d’ouvertures soient définies par les Maires  qui ont une meilleure connaissance de l’activité touristique de leur territoire et ce, en accord avec les Services de l’Etat.

-       Le démontage annuel : inadapté à une démarche visant à  la protection environnementale. Nous demandons que les bâtiments soient démontables en respectant les normes de construction de Haute Qualité Environnementale, démontés en fin de concession et contrôlés annuellement par un organisme agréé, pour attester de leur caractère démontable permanent.

-       Pour les espaces naturels remarquables : Dans un schéma d’aménagement très coûteux, les dispositions susvisées doivent être prises en compte pour permettre le financement des opérations de réhabilitation des espaces naturels remarquables par l’économie de plage.

Au nom de tous les professionnels des bains de mer, en partenariat avec l’UMIH et  tous les acteurs de l’économie du tourisme français, nous sollicitons votre intervention imminente pour arrêter la déferlante du Décret Plage qui a déjà fait suffisamment de dommages :

o   perte d’emplois qualifiés directs et indirects

o   une baisse de l’attractivité du territoire touristique français pour la clientèle à fort pouvoir d’achat, française et étrangère

o   une diminution importante de l’offre d’accueil

o   une impossibilité de maintenir en l’état une offre de qualité

o   la destruction des sites à protéger du fait du démontage systématique

o   une perte patrimoniale avec la fin d'une tradition balnéaire française

 Monsieur le Président de la République, nous comptons plus que jamais sur vous pour agir et prendre, avec votre gouvernement, les mesures pour que notre littoral français retrouve un équilibre raisonnable entre l’organisation de la fréquentation touristique, la sécurité du public, la protection de l'environnement et le maintien des emplois.  Tous secteurs dont les professionnels des plages sont les moteurs et ce, en parfaite concertation avec les élus locaux.

 La Fédération Nationale des Plages Restaurants, l’UMIH et les acteurs économiques touristiques français vous sollicitent pour suspendre le Décret Plage, mettre en place un groupe de travail et amender le Décret Plage pour permettre la préservation des emplois et de l’économie touristique balnéaire.

Dans l’attente de vous lire, nous vous prions de croire, Monsieur le Président de la République, en l’assurance de notre haute considération.

Le Président                                                          Le Vice Président

René COLOMBAN                                                Jean-Claude MOREU



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