Réhabilitation de la mémoire d'Henri Nanot

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Depuis une trentaine d’années, Jean Jacques Nanot se bat pour faire réhabiliter la mémoire de son père, accusé d'avoir posé 1 "bombe" au domicile du Sénateur Champeix à Masseret en Corrèze en 1957.

Cet homme innocent, à force de complots et de tortures a vu sa vie brisée par l’injustice. 

Bien qu'étant soutenu par de nombreuses personnes et personnalités Jean-Jacques Nanot demande aujourd'hui aux plus hautes instances de l'Etat de revoir le procès de son père, d'étudier tous les éléments du dossier qui ont été passé sous silence lors du procès, (et qui pourtant prouvaient l'innocence d'Henri Nanot), de reconnaître qu'Henri Nanot n'était pas coupable de ces "Attentats" dont on l'a accusé et qui n'ont fait comme dégâts qu'un carreau cassé. 

Il a payé de sa vie le fait d'être contre la guerre d'Algérie. Trop intelligent, trop franc, trop bavard sur certains sujets dérangeants, certainement ! Mais de là à condamner un homme à 5 ans de prisons, traité comme un ennemi public, torturé et maltraité... il y a une énorme différence.

Jean-Jacques Nanot réclame la réhabilitation de son père, qu'il n'a pas beaucoup connu mais qu'il aime de tout son cœur.

Jean-Jacques Nanot est né en 1952 en Corrèze. Au bout de 2 ans ses parents se séparent et Jean-Jacques est élevé par sa grand-mère qu’il appelle toujours « la première femme de sa vie ».

Il ne verra plus son père, Henri Nanot qui pourtant suit son évolution de loin. Jean-Jacques se souvient vaguement d’un monsieur au foulard rouge qui vient le voir jouer dans le parc, le regarde avec des yeux remplis d’amour et lui offre un ballon. Il saura plus tard qu’il s’agissait de son père.

Henri Nanot, poète paysan et écrivain libertaire a publié en 1945 un livre aux éditions du populaire du centre « Scènes de la vie du maquis » où il raconte son quotidien au cœur du maquis limousin.
C’est le meilleur ami d’André Breton, poète surréaliste, rencontré à l’armé.

Sa vie bascule en 1957 A Masseret, une bombe endommage la maison de Marcel Champeix, sénateur de Corrèze et Secrétaire d'État aux Affaires Algériennes. Henri Nanot, que son engagement pour l'indépendance de l'Algérie et ses sympathies socialistes, puis communistes, rendent suspect, est accusé d'avoir posé l'engin.

La police l'arrête et l'interroge tellement brutalement qu'il est admis à l'hôpital de Limoges avec entre autres, une jambe cassée ; Henri Nanot ne s'en remettra jamais... Ses tortionnaires sont les mêmes qui luttaient contre Georges Guingouin le préfet du maquis qui libéra Limoges.

En 1958, la cour d’assises de Tulle le reconnait coupable malgré toutes les dénégations de l'auteur, et le soutien de son ami André Breton. Il faut dire qu'à deux reprises, des pressions ont été faites sur ses avocats pour qu'ils abandonnent le dossier. C'est seulement 24h avant le procès qu'un autre avocat lui sera commis d'office. Difficile de le défendre correctement dans ces conditions...

Henri Nanot meurt en 1962 après avoir été transféré de prisons en hôpitaux psychiatriques, à la suite de séances d'électrochocs et de traitements particulièrement violents à l’hôpital de Naugeat à Limoges

En 1987, Jean-Jacques Nanot qui est devenu plâtrier peintre rencontre René Rougerie, un ami de son père. Depuis ce jour, Jean Jacques apprend à connaitre son père disparu trop tôt et son histoire plus qu’injuste. René Rougerie publiera avec l’aide de Jean Jacques en 1988 « Henri Nanot, Un amour fou de liberté » réédité en 2014 et préfacé par Eugène Durif, dramaturge et écrivain français, qui en 2008 écrira une pièce de théâtre inspirée de l’histoire d’Henri Nanot « La nuit des feux ».

Un autre rebondissement dans la vie de Jean Jacques… en 1985, lorsqu’il récupère la maison de son père après de nombreuses et difficiles démarches, il découvre dans la grange, sous un énorme tas de chiffons un manuscrit de son père, qu’il n’a pas pu éditer à cause de son arrestation en 1957. Il a été caché là à sa demande par la mère d’Henri Nanot en 1957 lorsqu’il a été arrêté par la police afin de le protéger.

Jean Jacques le fera publier en 2013, 56 ans plus tard, sous le titre « Chamberet, une ville de Corrèze dans la terreur » dénonçant des manigances policières destinées à faire tomber le préfet du maquis Georges Guingouin.
Henri Nanot fut le Dreyfus du xxe siècle.

Aujourd'hui Jean-Jacques Nanot vient de sortir le livre de sa vie, "Comment je suis devenu le fils d'Henri Nanot" où il donne plus de précision sur cette affaire qui a bouleversé sa vie.

http://henri-nanot.e-monsite.com/

http://jj-nanot.e-monsite.com/



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