Répression , droits bafoués au Nicaragua : stop au laisser-faire

0 a signé. Allez jusqu'à 1 000 !


Monsieur le Président, 

Vous ne devez pas être sans savoir que depuis le 18 avril 2018 une vague de contestation sans précédent se fait entendre au Nicaragua. Cette contestation pacifiste et pacifique initiée par les étudiants, bientôt rejoints par de multiples autres franges de la population a été, et continue d'être durement (et c'est un euphémisme) réprimée par le gouvernement.

Le bilan se portait au 28 mai, soit en un mois et demi, à 81 morts, 868 blessés et 438 arrestations, sans compter les disparitions ! 

Les méthodes employées sont inqualifiables et inacceptables : 

 -  tirs à balles réelles sur les manifestants avec une volonté de tuer comme le révèle la rapport d'Amnesty International rendu public le 29/05/2018, intitulé  "SHOOT TO KILL: NICARAGUA'S STRATEGY TO REPRESS PROTEST" (https://www.amnesty.org/en/documents/amr43/8470/2018/en/

- refus d'aide médicale aux victimes dans les  hôpitaux publics

- manipulation de preuves, refus d'autopsie

- recours à des groupes armés pro gouvernementaux pour inciter à la violence et réprimer,

- accès à l'information contrôlé et limité : blocage de 4 réseaux de télévision, journaliste abattu en direct alors qu'il diffusait en direct

- chantage aux familles des victimes : pour récupérer les dépouilles, certaines ont dû signer un engagement de ne pas porter plainte. 

Cette liste non exhaustive fait déjà froid dans le dos. 

Ce sont les droits humains du peuple nicaraguayen qui sont bafoués, piétinés, annihilés. Daniel Ortega et son gouvernement  méprisent le droit à la vie (art 6 du pacte international des Nations Unis relatif aux droits civils et politiques), la protection contre l'arrestation ou la détention arbitraire (art 9), la liberté d'expression et d'opinion (art 19) , à la liberté de réunion, de manifestation (art 21), droit à un procès équitable (art 14) pour ne citer qu''eux., et ce alors même que le Nicaragua est signataire de ce pacte.

Le silence qui règne en France et au sein de la communauté internationale doit cesser. Il est temps, et de votre responsabilité, Monsieur le Président, de porter cette situation à la connaissance de tous, dans les plus hautes instances pour que des solutions y soient apportées, que le droit international soit respecté et que les droits de l'homme règnent au Nicaragua. 

Il en va des la vie du peuple nicaraguayen, des ressortissants français qui s'y trouvent, mais aussi des valeurs humanistes de la France ! 

Aussi Monsieur le Président, je vous demande de vous saisir de cette situation dramatique et intolérable,d'enjoindre le président Daniel Ortega, à mettre fin cette répression, à respecter les droits de l'homme et garantir un accès aux soins pour toutes les victimes quelle que soit leur opinion politique.

Il paraît aussi plus qu'urgent qu'une commission internationale d'experts indépendants soit créée afin qu'une enquête indépendante face la lumière sur les violations des droits, pour que les responsabilités soient prises et que justice soit faite.

Ayant confiance en votre bienveillance, je vous prie d'agréer, Monsieur le Président de la République, l'expression de mon profond respect.

               “Sauvons la liberté, la liberté sauve le reste.” Victor Hugo



Marion compte sur vous aujourd'hui

Marion BONNEAUD a besoin de votre aide pour sa pétition “Emmanuel Macron: Répression , droits bafoués au Nicaragua : stop au laisser-faire”. Rejoignez Marion et 502 signataires.