Réforme des retraites : Pétition pour un référendum

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Je suis citoyen lambda, salarié du privé, ayant à cœur que mon pays puisse mettre en œuvre le meilleur pour notre société, et prendre en compte les situations complexes des vies professionnelles.

Je constate l’état de délabrement que connait le pays chaque fois que le sujet des retraites est mis sur la table. Pour autant, il n’y a aucune raison de croire que la France ne puisse produire les richesses suffisantes pour donner du travail à ceux qui en ont besoin, et accompagner nos personnes plus âgées à la retraite, dans un système universel, qui contente tout le monde.

Considérant qu’on ne peut résoudre tous les problèmes à la fois, je vois que le sujet du moment concerne lesdites retraites. C’est un sujet parmi tant d’autre où des personnes en responsabilité - à la légitimité ambiguë - s’estiment en mesure de concevoir un système sans jamais en référer au peuple.

Considérant qu’une population en marge, affiliée à des syndicats, au pouvoir surdimensionné par rapport à leur représentativité, et dont on peut douter de leur volonté de défendre des intérêts autres que les leurs, usent de moyen parfois considérés comme inacceptables en démocratie pour se faire entendre, souvent au détriment de ceux dont la voix ne sera jamais entendue, sauf référendum,

Considérant que des élus, députés de surcroît, ont entre leur main les votes qui peuvent acter la mise en œuvre d’une réforme des retraites alors qu’eux-mêmes sont des bénéficiaires avantagés grâce à leur propre régime, et donc peu amènes à en modifier les modalités,

Considérant qu’aucun gouvernement n’obtiendra une légitimité suffisante pour réaliser une réforme des retraites qui satisfasse les français et conduise à un équilibre durable, transparent et équitable d’un régime de retraite universel, à moins d’en référer à un suffrage universel direct,

Je demande la tenue d’un référendum présentant différentes options de retraites pour la mise en œuvre d’un système universel, ouvrant ainsi un débat large et apaisé sur ce que veulent vraiment les français, laissant chaque défenseur de chaque système le soin de promouvoir sa conception auprès des grands médias, afin d’informer honnêtement les français des options qui s’offrent à eux, seul moyen de démontrer la légitimité de sa mise en œuvre.

A ce jour, on peut distinguer plusieurs modes de retraites suivant un régime universel :

-          La retraite par répartition, dont les cotisations de l’ensemble des actifs paient les retraités de ce jour, gérées par un organisme d’Etat unique. On peut ici distinguer deux options, l’un fixant une garantie de pension, l’autre une garantie d’équilibre financier à chaque exercice.

-          La retraite « assurancielle », dont les cotisations des assurés génèrent la manne financière redistribués aux mêmes assurés, adaptant les pensions aux capacités réelles de la société d’assurance afin de privilégier l’équilibre financier durablement (vision à plusieurs exercices), sans organisme d’Etat dédié bien qu’il en fixe le cadre, laissant charge aux compagnies d’assurances de fixer leur taux de cotisation et leurs pensions redistribuées afin qu’elles demeurent équilibrées.

-          La retraite par capitalisation, par le biais de fonds de pensions dédiés, où chacun gère les placements de l’argent qu’il gagne et jouissant de ses propres placements à terme.

Ces options ne sont pas exhaustives, les modalités législatives, de cotisations et d’acteurs étant modulables à l’envie, à condition que des projets cohérents et compréhensibles soient exposées aux français afin qu’ils puissent choisir en pleine connaissance de cause le mode qu’ils souhaitent. Il existe autant de régimes de retraites que d’opinions dans l’esprit des français. Il convient à l’exécutif d’accompagner et conduire le peuple à choisir celui qu’il considérera comme le moins mauvais, sans sectarisme idéologique ni parti pris.

Un tel système finalement adopté se fera nécessairement au détriment de certains, bien que moins nombreux, qui devront accepter de rejoindre une cause commune, même si cela passe par des pertes d'avantages, première des exigences dans une société qui se veut solidaire.

J’ai la faiblesse de croire que ce mode de réforme soit le plus pertinent pour nous sortir d’une impasse qui perdure depuis de nombreuses années.