Pétition fermée

Pour le retour d'un ministère de la Jeunesse et de la vie associative.

Cette pétition avait 947 signataires


Le combat pour l’autonomie des jeunes est abandonné, son ministère est enterré.

La composition d’un gouvernement est le reflet du pays. Pourtant ce mercredi 17 mai Emmanuel Macron et Edouard Philippe en ont oublié une partie : les jeunes, les volontaires en service civique, les bénévoles, les salariés d’associations, les élus délégués à la jeunesse et à la vie associative se retrouvent orphelins. L’absence d’un ministère dédié à la Jeunesse et à l’Education populaire et l’incertitude de voir apparaître cette thématique dans l’une des délégations existantes est une première depuis 1936.


Pour les jeunes, la période de transition vers l’âge adulte est rapide puisque leurs parcours les mènent directement à l’emploi et la dépendance économique par rapport à leur famille est inexistante. De plus le processus d’émancipation est venu à bout du déterminisme et de la reproduction sociale. Ca a dû être cela le chemin de pensée de l’Elysée et de Matignon. Ca n’est pourtant pas le chemin de la réalité.

La jeunesse constitue une tranche de vie en perpétuel mouvement, une période de construction ponctuée de changements de statut (élève, étudiant, salarié, chômeur). Une période qui tend à s’allonger et où le premier CDI est signé à l’âge de 27 ans en moyenne. Les 16-30 ans sont également parmi les premiers touchés par la situation économique et sociale puisque 20% d’entre eux vivent aujourd’hui sous le seuil de pauvreté. Ces constats sont au croisement de plusieurs politiques publiques mais sans interlocuteur dédié à cette transversalité dans l’action publique, pas de politique jeunesse et donc pas d’égalité dans notre société. Un modèle de société où les associations occupent d’ailleurs une place essentielle avec leurs 20 millions d’adhérents, 15 millions de bénévoles et 1,8 millions de salariés.

Lieu d’accueil majoritaire pour les volontaires en service civique, les associations contribuent à la cohésion sociale et au vivre-ensemble de la France. Elles décloisonnent les quartiers, innovent en élaborant de nouveaux rapports sociaux participatifs et nourrissent les politiques publiques socio-éducatives, culturelles, sportives.

La rencontre de ses concitoyens et l’expérience de la mixité sociale et de la cohésion républicaine ne sont possibles qu’au sein des associations, pas dans un service national obligatoire.

L’Etat est un partenaire indispensable des collectivités territoriales et des associations. Il constitue un maillon de la chaîne d’accompagnement des politiques publiques favorables à l’émancipation et à l’autonomie des jeunes. Cette absence d’un ministère de la Jeunesse et de l’Education populaire est donc au mieux un oubli, au pire du mépris pour le travail quotidien élaboré par ce réseau d’acteurs.

Mercredi 17 mai, Emmanuel Macron et Edouard Philippe ont invisibilisé 11,78 millions de jeunes citoyens et nié l’enjeu d’égalité qui se joue pour les 16-30 ans. Ils doivent y remédier en replaçant un ministère de la Jeunesse et de l'Education populaire.

 


Margaud ANTOINE-FABRY

Adjointe au Maire de Metz déléguée à la jeunesse et aux relations avec les acteurs socio-culturels.



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