"Nous sommes très inquiets pour Sergei, Angela, et leurs 3 enfants...

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Emmanuel Macron, Président de la république
Gérard Collomb, Ministre de l'intérieur
Philippe JEANTAUD,Ambassade de France en Lituanie
Dalius Čekuolis, Ambassade de Lituanie en France

Nous sommes inquiets pour Sergei, Angela, et leurs trois enfants..

Sergei Sadovoi, sa femme Angela, et leurs trois enfants (Vlada, Yvan, et Vera) ont fui la partie russophone, sécessionniste  de l’Ukraine, après que Serguei ait refusé de prendre les armes. Ils faisaient partie de l’église évangélique de la Grâce à Dneprodzerzhinsk, où Sergei était pasteur adjoint et avait un service dans les prisons et auprès des sans-abris. Suite aux menaces physiques encourues, ils sont arrivés dans notre pays en février dernier.
A leur arrivée, Ils ont été placés par le SIAO dans le gite d’un couple français à Troyes jusqu’en début juillet. Ils ont ensuite été logés dans le foyer de migrants des Nozats, dans la banlieue de Troyes. Ils ont constitué un dossier de demande d’asile et en juillet dernier ont reçu un document de la préfecture leur indiquant que leur demande avait été rejetée. Ils ont alors déposé un recours avec l’aide d'une avocate de Troyes. Un contrôle régulier de la police leur a été imposé auquel ils se sont soumis.

Lundi dernier, alors que le délai du recours n'était pas encore expiré, ils se sont rendus simplement au commissariat pour signer les documents comme habituellement, et y ont été retenus. Leur fils Ivan, qui venait de se casser la main et portait un plâtre, était resté au foyer. La police a emmené Vlada, la sœur ainée, pour aller chercher son frère, qui a été alors amené au commissariat également.
Le couple français qui les avait logés, prévenu in extrémis avant qu’on ne leur confisque leur téléphone, a essayé de venir les voir. Il leur a été interdit le moindre contact. Ils ont alors tenté de joindre l'avocate à 20h, qui n'a pas donné de réponse. La famille n'a eu aucune possibilité de récupérer quelques affaires, pas même le doudou de la petite Vera qui était resté dans la voiture. Ils n'ont pu recevoir également aucune aide de leur avocate.

Dans la nuit, ils ont été transférés et retrouvés le matin au centre de rétention administrative du Mesnil-Amelot 2. La famille avait été brutalement séparée. Angela, l’épouse, avec les deux plus jeunes enfants, avaient été conduits à 7h du matin à Orly et avait été mise dans l’avion en partance pour Vilnius en Lituanie.

Sergei, le mari, et Vlada, de leur côté ont passé la journée et la nuit suivante dans le centre de rétention. La CIMADE du Mesnils Amelot a donné des nouvelles. Ils étaient dans l’après-midi devant la juge, avec selon la CIMADE, une perspective de libération possible, puisque étant sous la loi Dublin 3 et ayant respecté les consignes imposées. L'avocate de Troyes n'a pu être contactée. La libération a été refusée, la préfecture ayant apparemment déclaré qu’ils étaient en fuite, et qu’ils avaient refusé de monter dans l’avion : dans les faits, ils ont été interpellés au commissariat alors qu’ils s’y présentaient comme habituellement, et Angela ainsi que les deux plus jeunes enfants étaient déjà dans l’avion vers la Lituanie. Selon la CIMADE, il semblerait que la juge ait également notifié qu’ils n’étaient pas sous la loi Dublin.

Le 6 décembre, à 6h30, Vlada a pu communiquer par what’sapp. Ils avaient été emmenés à l’aéroport et devaient monter dans l’avion. Ils ont dans un premier temps refusé, mais une énorme pression psychologique a été exercée sur eux : ils ont été menacés d’emprisonnement, d’être renvoyé directement en Ukraine, et d’être interdits de revenir en Europe, d’où une séparation définitive de la famille. Sous la pression, ils ont finalement décidé de prendre le vol vers la Lituanie.

A leur arrivée, ils ont été bloqués à la douane, puis ont apparemment pu retrouver le reste de la famille dans un centre de rétention qui semblait être situé à côté ou dans l'aéroport.

            Le 7 décembre matin, la famille était en audience auprès des autorités lituaniennes. Le 8 décembre après-midi,  il leur a dans un premier temps été signifié qu'ils seraient envoyés dans la soirée au camp de réfugiés de Pabrada, à 50 km de Vilnius, un camp de haute sécurité. La police lituanienne est finalement venue les chercher en leur indiquant qu'ils changeaient de destination sans leur indiquer laquelle. Actuellement ils sont logés à Rukla, mais sans ressource financière, leur carte de crédit ayant été bloquée par la police française le soir de leur arrestation. La situation est donc critique.

La rapidité et l'inattendu incompréhensibles de l'expulsion de cette famille très bien intégrée a surpris tout leur entourage, enseignants, église, amis...

Il semble assez clair actuellement que la vie de Sergei, s’il était renvoyé en Ukraine, est en danger.  D'autre part, Angela a été il y a un mois environ en consultation à l’hôpital pour un  état dépressif grave. Elle souffre également de maux de dos importants, constatés par une IRM, et nécessitant un traitement. Elle a été mise sous traitement anti-dépresseur. L'arrestation ayant été brutale et inattendue, la famille n'a rien pu récupérer au foyer où ils étaient logés. Le dossier médical d'Angela y est resté ainsi que les médicaments dont elle avait besoin. Sans traitement, avec la violence du choc émotionnel subit, son état est préoccupant. Elle a en quelques jours perdu beaucoup de poids. La petite Vera est actuellement aussi malade.

            Nous demandons aux autorités françaises d’intervenir urgemment pour cette famille en danger physique et  de les rapatrier. Cette famille avait introduit une demande d’asile en cours d’instruction et les dispositions de la loi de Dublin leur étaient applicables. Il apparait  que la police n’en a pas tenu compte et l’a renvoyé de fait vers la Lituanie.

            Nous demandons  dans l’immédiat aux autorités lituaniennes le maintien de cette famille, en danger physique si elle était rapatriée en Ukraine, et nous demandons pour le moins aux autorités françaises d’accompagner et de soutenir cette demande. 

Les amis de la famille Sadovoi



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