NOUS NE FERMERONS PLUS SANS GARANTIE

NOUS NE FERMERONS PLUS SANS GARANTIE

0 a signé. Prochain objectif : 200 !
Quand elle atteindra 200 signatures, cette pétition aura plus de chance d'être inscrite comme pétition recommandée !
Yann BRASSEUR a lancé cette pétition adressée à Emmanuel Macron (Président de la République française.) et à

NOUS NE FERMERONS PLUS SANS GARANTIE !


Le 15 mars dernier le premier ministre annonçait la fermeture administrative des restaurants le soir même, pour n’autoriser leur réouverture, soumise à l’application d’un protocole sanitaire, que le 15 juin suivant.
Prenant la mesure du caractère critique de la situation, nous nous sommes tous rangés derrière les décisions gouvernementales et avons consenti d’une part, à nous endetter (1), et d’autre part à diminuer notre chiffre d’affaires (2).
(1) L’ensemble des mesures et solutions mises à notre disposition ont conduit à nous endetter :
-Le chômage partiel est venu maintenir artificiellement les emplois de nos salariés et nous a permis de leur éviter l’inscription au pôle emploi. Mais les charges y afférent n’ont fait l’objet que d’une exonération partielle et d’un report. -Le PGE dont la communication officielle laissait entendre qu’il suffisait de se baisser pour le ramasser, n’est autre qu’un crédit supplémentaire que nous avons eu à contracter, reportant d’un an des problèmes de trésorerie déjà creusés par une insécurité constante depuis 2015 (attentats, gilets jaunes, grève RATP…). Il s’est par ailleurs avéré que, les banques faisant preuve d’une confiance toute relative dans cette garantie de l’Etat dont les contours restent vagues encore aujourd’hui, se sont montrées pour le moins frileuses quant à son attribution. Ainsi nombre d’entre nous n’ont pas eu accès, ou tout au moins pas dans son intégralité, à la mesure phare mise en place par le gouvernement, se voyant ainsi privés d’un endettement salutaire. -Passons très rapidement sur l’anecdotique fonds de solidarité qui, même si nous sommes certains que son coût fût énorme, n’aura pas même permis à la plupart d’entre nous de s’acquitter de leur loyer. Sujet sur lequel les plus chanceux d’entre nous ont pu trouver des compromis avec des bailleurs conciliants, les autres ayant dû se contenter là encore de reports et reçoivent depuis la levée de l’état d’urgence sanitaire mettant fin à la trêve, des menaces d’expulsion. -Les assurances n’ont jamais été mises à contribution par voie règlementaire ainsi que cela avait été annoncé, et c’est au prix de combats personnels que certains d’entre nous ont obtenu leur condamnation à indemniser les pertes d’exploitation.
(2) La mise en place du protocole sanitaire
-Le respect des gestes barrière et notamment de la distanciation sociale nous a contraints à réaménager nos espaces et à retirer des tables. Nul besoin de longue démonstration pour comprendre l’impact direct que cela peut avoir sur nos chiffres d’affaire. -Certains d’entre nous ont procédé à des investissements plus ou moins lourds (plexiglas, terrasses éphémères) et tous devons mettre à disposition du gel hydroalcoolique et des masques pour nos équipes à nos frais.
Ce bilan de la dernière fermeture administrative n’est pas acceptable. N’étant pas qualifié et n’ayant volontairement pas brigué de mandat politique, je me garderai de porter des jugements quant aux mesures sanitaires prises et à la gestion de la crise mises en place par le gouvernement. Cependant comme tout le monde, j’entends d’illustres professeurs de la matière tenir des discours beaucoup moins alarmistes que semblent l’être les conseillers sélectionnés par nos dirigeants. Ces discours que la presse et le gouvernement s’emploie à faire passer pour inconséquents, voire complotistes, sont scientifiquement tout aussi fondés que ceux aboutissant à la prise de mesures coercitives et liberticides.
Or, le système bancaire étant ce qu’il est, NOUS SOMMES TOUS CAUTION PERSONNELLE DE NOS ENTREPRISES . C’est pourquoi, sauf à obtenir préalablement les garanties suivantes, NOUS NE FERMERONS PAS !
- La compensation totale des pertes d’exploitations occasionnées par une nouvelle fermeture et ce pour toute sa durée.
- La prise en charge totale des salaires de nos employés, lesquels ont des contrats sur 39h hebdomadaires
- L’exonération totale des charges sociales (salariales ET patronales) et accessoires (Retraite, complémentaire…) afférant à ces salaires sur la totalité de la période de fermeture.
- Le versement d’une prime forfaitaire ou indexée au chiffre d’affaire pour la rémunération des dirigeants.


Nous avons tous fait des choix et avons pour responsabilité d’assurer la pérennité de nos entreprises et le bien-être de nos familles. Vous avez opté pour assumer la responsabilité du bien-être d’une population dont nous faisons partie intégrante. Pour la plupart d’entre nous, nous n’avons pas même accès aux mécanismes d’optimisation fiscale et nous acquittons de l’ensemble des charges que vous faites peser sur les PME. Nous nous engageons par ailleurs à poursuivre notre activité dans le respect du protocole sanitaire. Nous laisserons donc à vos soin la définition des modalités de budgétisation des exigences précitées, faute de quoi nous le répétons NOUS NE FERMERONS PAS. Cette tribune n’est ni révolutionnaire, ni un appel à la désobéissance. Nous avons des responsabilités et ne nous laisserons pas démunir des moyens de les assumer.

0 a signé. Prochain objectif : 200 !
Quand elle atteindra 200 signatures, cette pétition aura plus de chance d'être inscrite comme pétition recommandée !