Pétition fermée

NON au gel du renouvellement et de la création des contrats aidés

Cette pétition avait 304 signataires


Le gouvernement, cet été, le 10 août, par la voix de sa ministre du travail, a décidé de geler tout renouvellement et création de contrats aidés, mettant au chômage 160 000 personnes entre août et décembre de cette année, et prévoit d’en supprimer 100 000 supplémentaires en 2018. Ces contrats aidés sont toujours venus soutenir les communes et les associations, pour assurer des services utiles et indispensables à la population : accueil de loisirs, accueil périscolaire des enfants, service de restauration scolaire, maison de retraite, hôpitaux, centres sociaux, structures médicosociales pour les personnes en situation de handicap... 

 

A une semaine de la rentrée scolaire, notre association l’AFEL – Espace Social en fait déjà les frais. Nous avons été contraints de prévenir une animatrice, le 22 août, que son contrat prendrait fin le 30 août. Cette personne ne pourra donc pas effectuer la rentrée scolaire le 4 septembre. Un second animateur va perdre son travail le 18 octobre. Quelle brutalité !

 

Ces contrats concernent deux emplois à plein temps au sein de notre association. D'ores et déjà, avec la première suppression de poste, ce sont le périscolaire, les TAP, l'accueil de loisirs mercredis et vacances et l'activité de la ludothèque qui vont se trouver impactés. Nous ne savons pas aujourd'hui comment nous allons pouvoir assurer la rentrée des enfants. Avec la seconde suppression, ce sont l’accueil jeunesse et encore une fois l'accueil de loisirs périscolaire et mercredi qui seront mis à mal.

 

Au-delà de l'impact évident sur le moral des salariés concernés, c'est l'ensemble de l'équipe qui est touché avec la perte de deux collègues efficaces et reconnus dans leur implication et leur travail. Ainsi le surcroît de travail va reposer sur les autres animateurs.

 

Comme d’autres associations en France, l'AFEL a fait face en 2015 puis en 2016 à des coupes budgétaires sans précédent, dues aux baisses des dotations des collectivités, et à de nouvelles obligations (mutuelles, prévoyance...) pour un montant de 34 000 €, soit 7% de notre budget global. Des mesures de gestion, des réorganisations du travail et de nouveaux financements trouvés sur la période ont permis de maintenir l'activité, non sans sacrifice. Jusqu’où allons-nous devoir aller ? Le surcoût des deux postes supprimés aujourd'hui représente 30 000€ si nous devions les remplacer par des CDI. (47 800€ contre 17 800€ actuellement avec les aides de l’Etat).

 

Très réactifs malgré la période estivale, le Conseil d'Administration de l’AFEL et des représentants de la Mairie de la Chapelle-Chaussée se sont réunis vendredi 25 août pour faire le point sur la situation et tenter de trouver des pistes pour y remédier. Ayant à l'esprit les baisses importantes de dotations subies par l'ensemble des communes du secteur, nous réfléchissons à des solutions mais avons conscience que celles-ci ne seront pas sans conséquence sur la qualité de l'accueil des enfants et les coûts répercutés aux familles. Si nous ne nous mobilisons pas, à l’instar d’autres communes qui reportent déjà la rentrée scolaire faute d’encadrement, nous risquons d’augmenter fortement les tarifications, fermer des jours où nous n’atteindrons pas le taux d’encadrement réglementaire, refuser des inscriptions… Et fatiguer nos animateurs salariés !



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