Non au gaspillage de l'argent public, oui à la déviation de Beynac

Non au gaspillage de l'argent public, oui à la déviation de Beynac

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L'affaire Beynac :

Depuis un an et demi, en Dordogne, le chantier de la déviation du village de Beynac, réalisé à 60 %, est à l’arrêt suite à une décision du Conseil d’Etat. 

Le contournement du village, reconnu d’utilité publique, a pourtant obtenu toutes les autorisations légales et réglementaires, confirmées par le Premier Ministre. 

Après avoir systématiquement débouté les requêtes des opposants pendant près d’un an, la Justice, par décision du Conseil d’Etat du 28 décembre 2018, a décidé après un an de travaux d’annuler l’arrêté préfectoral autorisant les travaux. Le Tribunal Administratif, contre l’avis de la rapporteure publique – fait rarissime – puis la Cour administrative d’appel de Bordeaux ont finalement annulé, non seulement l’arrêté préfectoral, mais aussi les permis d’aménager délivrés. 

Pire, alors que 27 millions d’euros ont été dépensés ou engagés, que les piliers des deux ponts ont été construits dans le lit de la Dordogne et que les tabliers des ponts ont été livrés, la Justice a ordonné fin novembre dernier au maître d’ouvrage de démolir les travaux réalisés, ceci dans des délais impossibles à tenir et sans nouvelles enquêtes environnementales préalables ! 

Les conséquences :

  1. Un gâchis d'argent public INACCEPTABLE : 26 millions de travaux pour rien + 10 à 12 millions de coûts de démolition soit au minimum 36 à 38 millions d'euros jetés à la rivière !
  2. Un gâchis écologique INACCEPTABLE : pollution du village de Beynac par le trafic routier (6.000 véhicules/jour dont 300 poids lourds), annulation des mesures en faveur de la restauration des habitats naturels et de la végétation (27.000 végétaux devaient être plantés), annulation du projet de voie verte qui accompagnait le projet de déviation.
  3. Un mépris des habitants de Beynac et de la vallée  INACCEPTABLE :  maintien du trafic de 300 poids lourds par jour en moyenne dans le village, mise en danger des piétons et des riverains de la traverse du village, mise en danger des enfants transportés en car scolaire et des touristes véhiculés en bus, ceux-ci et traversant chaque jour le village avec le risque de ne pouvoir être évacués si le car croise un poids lourd et qu'un incident survient.
  4. Un mépris de la démocratie INACCEPTABLE : un referendum local réalisé en 1995 montrait que 83% de la population locale était favorable au projet de déviation; lors des dernières élections municipales du 15 mars 2020, 88% des Beynacois ont voté et ont élu en totalité la liste pro-déviation et opposée au Maire sortant, qui s'était fait élire en prétendant qu'il était favorable à la déviation, puis a fait ensuite volte-face et n'a cessé de s'opposer au projet, reniant ainsi la confiance des habitants du village.

Aujourd'hui, nous dénonçons : 

  • la volte-face de l'Etat qui, après avoir autorisé les travaux par arrêté préfectoral, n'a pas jugé bon de faire appel de la décision de justice, laissant le Département se défendre seul alors que c'est son autorisation qui a été annulée.
  • l'insécurité juridique du fonctionnement administratif actuel qui permet, une fois une autorisation administrative donnée, de revenir sur la décision après un an de travaux.

NOUS FAISONS DONC APPEL DE LA DECISION AUPRES DU PREMIER MINISTRE ET DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE ET DEMANDONS :

  • une modification du droit administratif pour qu'une autorisation préfectorale de travaux ne puisse pas être annulée dès lors que tous les services de l'Etat ont donné leur aval et que 50% du budget a été engagé sur un projet
  • une jurisprudence Beynac avec l'annulation de la décision de justice et l'achèvement des travaux.