NON à "PARIS, capitale Mondiale du CRACK et de la TOXICOMANIE"

NON à "PARIS, capitale Mondiale du CRACK et de la TOXICOMANIE"

0 a signé. Prochain objectif : 7 500 !
Quand elle atteindra 7 500 signatures, cette pétition aura plus de chance de recevoir de l'attention de la part du décisionnaire !

Riverains Parisiens a lancé cette pétition adressée à Emmanuel Macron (Président de la République française.) et à

La Mairie de Paris envisage la multiplication des lieux de consommation de CRACK & autres drogues dans tous les arrondissements. Cette création massive, UNIQUE AU MONDE, entraînera un niveau de TOLERANCE SANS PRECEDENT pour les trafics de stupéfiants - attirant des consommateurs du monde entier, et multipliant les nuisances et l’insécurité pour les riverains. 

/!\ Bien cliquer sur le lien reçu par email pour confirmer votre signature - MERC! :-) Votre signature compte beaucoup - celles de vos contacts aussi ; donnez leur l'opportunité de signer : pensez à partager ! 

 

Votre quartier est déjà envahi de consommateurs de CRACK, vous savez ce qu’est un « MODOU » et ce que ça fait d’avoir peur de rentrer chez soi ? Passez au paragraphe suivant (ou signez tout de suite). Si à l’inverse vous vivez actuellement dans un quartier préservé du CRACK, et croyez qu’il en sera toujours ainsi - eh bien détrompez-vous : ils arrivent chez vous ! La toxicomanie s’étend, et un projet en cours de la Mairie de Paris va en accélérer le mouvement. Imaginez devoir franchir un groupe de 50 toxicomanes ou plus pour atteindre la porte de votre immeuble ! (Voir la photo d’illustration prise dans Paris intra-muros le 20 juillet 2021)

Face à la crise de la toxicomanie qui s’aggrave très rapidement dans le nord-est de Paris, alors que la consommation de CRACK et de drogues y atteint aujourd'hui des proportions ingérables, la Mairie de Paris envisage, dès cet été, la multiplication des salles consommation de crack et autres drogues (voir le Conseil de Paris du 7 juillet 2021). Et cela, à terme, dans tous les arrondissements : la prochaine salle de shoot se trouve peut-être au pied de votre immeuble ! 

Contrairement à ce qu’affirme la Mairie dans sa communication officielle, la première « salle de consommation à moindre risque » (SCMR), ouverte à titre expérimental en 2016 au cœur d’un quartier d’habitations, de commerces et d’écoles dans le 10ème arrondissement, n’est qu'une source de nuisances pour le voisinage. Pour les riverains, elle n’a rien réglé, bien au contraire ! 

Aussi, cette création massive de lieux de consommation de CRACK et autres drogues, UNIQUE AU MONDE, entraînera un niveau de tolérance SANS PRECEDENT pour la consommation et le trafic de stupéfiants, sur tout le territoire de la ville. Paris deviendra ainsi la Capitale Mondiale du CRACK et de la TOXICOMANIE - attirant des consommateurs du monde entier comme l’a déjà démontré l'« expérimentation » de la réquisition des Jardins d’Eole (18ème - limite 19ème ardt) depuis le 17 mai 2021.

Que vous subissiez déjà quotidiennement les ravages du laxisme des pouvoirs publics concernant le CRACK et la toxicomanie de rue, ou que vous ne les subissiez pas encore, vous êtes concernés ! Parisien ou non, signez cette pétition et partagez-la avant qu’il ne soit trop tard.

 

En signant cette pétition, je soutiens les propositions suivantes :

NON à l’ouverture de lieux de consommation et de tolérance à la drogue, dans des quartiers habités, comme l’envisage la Mairie de Paris

OUI à l’Etat de Droit et à l’application ferme de la loi, qui en France n’autorise ni la consommation, ni le trafic de stupéfiants

OUI à la mobilisation des forces de l’ordre pour mettre fin aux trafics, aux tapages, aux agressions, aux vols, aux bagarres, aux viols générés par les regroupements de toxicomanes et de dealers

OUI à une prise en charge digne et réelle des toxicomanes, dans des structures adaptées, implantées loin des habitants et des lieux de deal, et ayant pour objectif le sevrage et la réinsertion sociale. 

 

 

La suite de ce texte présente le contexte à ceux qui ne le connaissent pas, décrit l’enfer que vivent les riverains dans le nord-est et précise les demandes de cette pétition telles qu’énoncées ci-dessus.

Un plaidoyer a été rédigé, il accompagne cette pétition et est reproduit ci-après. Des liens utiles (lois, documentations, références, vidéos, articles de presse) se trouvent tout en bas. 

L’ensemble sera porté à l’attention de Monsieur le Président de la République Française, Monsieur le Premier Ministre, Monsieur le Ministre de l’Intérieur, Monsieur le Ministre de la Santé, Madame le Maire de Paris, et Mmes et MM. les Conseillers de Paris, Monsieur le Préfet de Police de Paris. 

 

Un grand Merci à toutes celles et ceux, à tous les collectifs et associations de riverains, qui nous ont aidés pour l'élaboration de cette pétition et nous soutiennent pour sa diffusion. 

 

LE CONTEXTE DU NORD-EST DE PARIS


Depuis 40 ans, les pouvoirs publics laissent se dégrader la situation du CRACK et de la drogue dans le nord-est Parisien - et cette problématique atteint aujourd’hui une ampleur inédite. Depuis le 17 mai 2021, ils ont ainsi décidé de concentrer les consommateurs de CRACK et leurs dealers aux Jardins d’Eole, un parc familial situé dans les 18ème et 19ème arrondissements. Ce faisant ils ont créé des points de fixation de centaines de toxicomanes au milieu des parents et des enfants, sans pour autant soulager les quartiers avoisinants. 

Pour dissimuler cette situation catastrophique, la Mairie de Paris souhaite répartir les consommateurs de CRACK plus largement sur le territoire parisien, les rendant moins visibles. Pour ce faire, elle envisage une ouverture rapide de nombreux lieux de consommation de drogues, dans tous les arrondissements de la Capitale - lieux dans lesquels et aux abords desquels la détention, le deal et la consommation de drogues en tout genre seront tolérés comme c’est déjà le cas autour de la SCMR expérimentale du 10ème arrondissement.

En réalité, une telle mesure n’aura pour effet que de banaliser et de faciliter l’usage du CRACK et des autres drogues, tout en dégradant fortement le cadre de vie pour les riverains et en rendant le travail de lutte contre ces fléaux plus difficile pour la Police. 

 


PLAIDOYER DES HABITANTS ET COMMERÇANTS : 

Nous, Parisiennes et Parisiens, avons nous aussi droit à la sécurité, à la tranquillité et à la propreté dans l’espace public autour de chez nous, quel que soit le quartier où nous vivons. 

 

Dans le Nord-Est Parisien - nous refusons de continuer à subir quotidiennement les scènes de consommation de drogues, les menaces, les agressions, les vols, la mendicité agressive, les intrusions dans nos immeubles et les squats, les tapages diurnes et nocturnes, les dégradations, les odeurs d’urine et la vue d’excréments humains, et toutes les autres nuisances permanentes et insupportables causées par la présence massive de toxicomanes dans nos quartiers d’habitation. 

DE TOUTE URGENCE, nous demandons que le rassemblement de centaines de toxicomanes qui a été installé par les pouvoirs publics en plein coeur de la zone résidentielle d’Eole, soit démantelé en raison des évidents problèmes sanitaires et sécuritaires qu’il génère. Pour rappel, il y a déjà eu, en juillet 2021, le décès d’un jeune homme de 22 ans, habitant du quartier, du fait de toxicomanes. Avant cette mort tragique, il y avait déjà eu des agressions médiatisées d’enfants et de personnes âgées. 

Cette concentration d’insécurité, de nuisances multiples et de misère en plein coeur de sa capitale, est indigne d’un pays développé comme la France. Nous attendons un retour rapide à une situation normale, saine et apaisée, dans ce quartier qui a été sacrifié par les pouvoirs publics le 17 mai dernier.

 

Partout, dans les quartiers du Nord-Est de Paris comme ailleurs, nous exigeons que soit respecté l’Etat de Droit, et que la loi qui interdit la détention, la consommation et le trafic de toutes les drogues soit appliquée.

Ainsi, nous demandons : 

- au nom de l’égalité de traitement de tous les citoyens et de tous les territoires, que les arrondissements du Nord-Est soient traités de façon équitable face au phénomène ravageur de la toxicomanie (c'est-à-dire notamment que les faits de toxicomanie ne doivent pas y être concentrés davantage qu'ailleurs) 

- la présence de forces de l’ordre en effectifs suffisants pour faire appliquer la loi relative aux stupéfiants, sur l’ensemble du territoire parisien, avec un renforcement significatif pour les arrondissements du Nord-Est (métro et RER compris) qui payent actuellement un lourd tribut à ce fléau, en raison de la présence massive de consommateurs de CRACK, d’autres drogues, et de dealers

- la mise en œuvre rapide d’une prise en charge réelle des toxicomanes, dans des structures adaptées, implantées loin des habitants et des lieux de deal, et ayant pour objectif le sevrage et la réinsertion sociale.

 

 

Concernant les solutions à cette situation, elles ne peuvent aucunement prendre la forme de la multiplication de lieux de consommation « ouverts » (type SCMR) implantés au coeur des zones d’habitation et des commerces. En effet, ces lieux y légitiment la drogue et y attirent puis y fixent toxicomanes et dealers, ce qui dégrade considérablement le cadre de vie des riverains. De plus, de tels lieux facilitent une consommation de drogues qui devrait pourtant être combattue, n’ont qu’une efficacité limitée sur la santé des toxicomanes (seulement moins de 2% d’overdoses, moins de 10% de contaminations au VIH et pas de sortie de l’addiction, selon le rapport de l’INSERM 2021).

En outre, en ce qui concerne le CRACK, qui est l'une des drogues les plus consommées à Paris, et ciblée par le dispositif prévu - il se trouve que les bénéfices n’ont pas été évalués et donc ne sont pas prouvés. En effet, le crack se caractérise par un mode de consommation quasiment en continu qui requiert de très nombreuses prises quotidiennes : de ce fait, les consommateurs de crack seront définitivement fixés dans les quartiers concernés.

Enfin et surtout, l’existence de nombreux lieux de ce type compliquera considérablement le travail de la Police en instaurant de larges zones de tolérance aux drogues en tout genre - zones au milieu desquelles nous riverains, vous demain, devrons survivre.

 


Ainsi, les solutions adaptées pour lutter efficacement contre l’expansion du CRACK, c’est-à-dire donnant vraiment une chance de s’en sortir aux toxicomanes, et soulageant la pression sur les riverains, doivent être plus ambitieuses qu’une multiplication de lieux de consommation comme le prévoit la Mairie de Paris. 

Ces solutions doivent prendre la forme de lieux de sevrage dédiés au traitement des addictions, et de communautés thérapeutiques proposant un parcours complet d’accompagnement (médical, psychiatrique, social/réinsertion etc.) ainsi qu’une solution d’hébergement. 

Ces lieux, fermés ou semi-fermés selon le profil des toxicomanes concernés, doivent être établis à l’écart des habitations, des commerces et des écoles, si possible proches de la nature, et impérativement loin des lieux de deal. Ainsi ils permettent également de limiter les trafics en réduisant le nombre de consommateurs accessibles aux dealers. Enfin, ce type de solutions serait globalement moins coûteux car bien mieux ciblé.

Ainsi, nous refusons catégoriquement l’implantation de lieux de consommation tolérée pour le CRACK et autres stupéfiants dans Paris, alors que notre Mairie en prévoit la création massive dans tous les arrondissements, car nous refusons que Paris devienne la Capitale Mondiale de la tolérance à la consommation du CRACK et des autres drogues.

 

 

Références et documents utiles : 

 

Quelques vidéos de ce qu’il se passe à EOLE : 

https://youtube.com/channel/UCj3rjHsT6lWN1wN-HbkINRQ

 

Ce que dit la loi : 

https://www.drogues.gouv.fr/ce-que-dit-la-loi/en-matiere-de-stupefiants

 

Formulaire pour déclarer à la Marie de Paris, saletés et nuisances : 

https://cdn.paris.fr/paris/2021/07/09/899f611ad176229f7b9998afc933f08b.pdf

 

Quelques statistiques sur le crack à Paris (jusqu’à 2017) : 

https://www.ofdt.fr/BDD/publications/docs/epfxacy3.pdf


Rapport de l’INSERM sur les salles de shoot : 

https://www.inserm.fr/sites/default/files/2021-05/Inserm_RapportSalleConsoMoindreRisque_mai2021.pdf

 

Jeune de 22 ans tué par un toxicomane : 

https://rmc.bfmtv.com/emission/information-rmc-mort-de-kelyan-autiste-de-22-ans-a-paris-un-toxicomane-interpelle-2046134.html


Séance du Conseil de Paris, séance du 7 juillet 2021 sur le CRACK et la création de salles de consommation (2 premières heures) :

http://event.paris.fr/Datas4/conseil/523552_60e2c4369012d/

 

Ouverture de lieux de consommations dès cet été (le premier d’une longue série à venir) : 

https://www.francetvinfo.fr/societe/drogue/salles-de-shoot/anne-hidalgo-veut-ouvrir-un-lieu-d-accueil-a-paris-des-cet-ete-pour-les-consommateurs-de-crack_4693107.html

 

Conséquences pour les riverains de l’implantation de salles de consommation : 

https://www.leparisien.fr/paris-75/paris-les-toxicomanes-affluent-dans-le-quartier-de-la-salle-de-shoot-29-03-2020-8290254.php

 

Concernant l’expérimentation de la salle de consommation dans le 10 ème arrondissement à Paris - collectif de riverains : 

https://twitter.com/lariboisiereGDN

 

Collectifs de riverains des 18ème et 19ème arrondissements : 

https://twitter.com/Collectif191

https://twitter.com/stopcrackeole

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