Non à l'armement des agents de sécurité privée !

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Décret n°2017-1844 du 29 décembre 2017 relatif à l’exercice de certaines activités privées de sécurité avec le port d’une arme :

Le Ministère de l'Intérieur a délégué aux préfets l'autorisation d'armer les agents de sécurité et près de 10 000 agents seraient concernés. Pour la Fédération CGT Commerce et Services, c'est incompatible avec le statut de ces travailleurs, les agents de sécurité n'ont pas à se substituer aux forces de l 'ordre.

C’est un véritable choix de société qui est politiquement réfléchi, dans la continuité des choix des gouvernements successifs qui ont organisé la diminution des moyens des forces publiques pour accélérer le transfert des missions régaliennes de l’État vers les entreprises de sécurité sous prétexte d’économies. Les missions de la Police des Airs et Frontières et des Douaniers sont dévolues aux agents de sûreté dans les aéroports, mais aussi dans les ports avec les A.C.V.S. (Agents Chargé des Visites de Sûreté).

Déjà sur les transports maritimes en 2016, près d'un millier d'agents de sécurité avaient été armés. Après l’attentat de Charlie Hebdo, puis du Bataclan, 200 Agents de Sécurité Renforcée (armés) ont été mis en place en urgence chez Charlie et 50 chez Eurodisney. Après l'armement des policiers municipaux, puis de la SUGE (agents de sûreté RATP) et de la SNCF, quand s'arrêtera cette course à l'armement ?

Les agents de sécurité, déjà en première ligne lors des attentats au Stade de France ou au Bataclan, ont montré courage et efficacité sans armes. Avec la généralisation de l'armement ils vont devenir des cibles : c'est déjà le cas des militaires de Vigipirate.

Cela pose des questions de formation, qui n'est pas du niveau de celle de la Police Nationale, mais aussi sur le suivi psychologique et sur le maintien en compétences du travailleur.

Considérées comme un métier au rabais avec des salaires à peine au dessus du SMIC, ces professions sont déjà à risques, avec 90% de turn-over, elles sont mal protégées, avec 10 jours de carence en cas de maladie et des nuits et des dimanches majorés à seulement 10%. Et maintenant on nous ajoute le risque de perdre la vie.

Les agents refusent de devenir des cibles et doivent rester dans le cadre de la protection des personnes (Loi de 1983) et rester dans un rôle d'acteur civil affecté à la prévention et la sécurité. La voie publique ne peut être réservée qu'au forces publiques de l’État, et les agents de sécurité ne sauraient être des miliciens armés au services de maires, d'entreprises, voire de particuliers fortunés.



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