M. Emmanuel Macron: Auditions répétées des enfants victimes pour une fin de leur calvaire.

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Bonjour,

Vous trouverez dans le texte ci-dessous, toutes les informations concernant cette pétition. Un témoignage touchant, sincère et vécu d'un père en quête de justice qui a décidé de changer la loi pour protéger nos enfants.

"En mettant en place une pétition, je souhaite témoigner afin de vous éclairer, vous informer de mon combat pour la modification de la loi sur l’audition des enfants mineurs, victimes d’agressions sexuelles. J’ai vécu et continue à vivre l’agression dont ont été victimes trois enfants âgés de 4 ans et 10 mois, parmi eux, mon enfant.

C’était le 10 mai 2007, juste avant la sortie de l’école, l’enseignant s’exhibe, se masturbe devant ces enfants, puis leur éjacule dessus, en ajoutant « les gendarmes n’aiment pas les petits menteurs ». A la rentrée scolaire, après les faits, l’enseignant sera toujours au contact d’enfants, malgré sa mise en cause.

Je n’arrive toujours pas à oublier, à digérer : il avait 4 ans et 10 mois. Apprendre cela trois mois après les faits, juste le jour de la rentrée 2007, s’entendre dire « qu’il faut s’estimer heureux parce que eux n’ont pas été violé, alors que d’autres… » (quand on est Officier de Police Judiciaire, on ne tient pas de tels propos indignes et choquants). Je me suis retrouvé seul, démuni et sans soutien.

En février 2012, j’ai décidé de rencontrer André Bamberski (le papa de Kalinka). Nous avons passé l’après-midi à échanger sur nos histoires et nos ressentis, bien qu’elles soient différentes. Ce sera pour moi un déclic : voir ce père courage, là, devant moi, je suis admiratif, le souffle coupé par son calme. Avant de partir, je lui remets le T-shirt d’A tout cœur.

Je repars réconforté dans mon opinion, d’autant que les enfants n’ont eu aucun contact durant les vacances scolaires, qu’ils sont entendus trois mois après les faits, le jour de la rentrée 2007, l’après-midi à l’unité médico-judiciaire et qu’ils disent « mots pour mots la même chose », propos de l’experte psy au tribunal et l’OPJ : « il a parlé, cela nous réconforte dans notre opinion, il ne vous a rien dit car il avait peur de se faire gronder ».

Outreau est passé par là, on classera l’affaire sans suite mais avec l’existence de l’infraction pas assez caractérisée, « le viol aurait été un motif acceptable ».

Je récupérerai le dossier judiciaire, il me faudra trois plaintes contre X alors que le nom du professeur mis en cause était cité, ce sera donc la 3ème plainte, la bonne, avec l’approbation de mon enfant : « Je veux que le monsieur soit puni pour ce qu’il a fait ».

Quel courage et dévouement de la part de mon enfant pour ses deux autres camarades : accepter d’affronter un juge d’instruction au TGI, dans son cabinet à l’âge de 8 ans et demi, répéter, répondre, seul avec son conseil, qui au préalable l’aura interrogé dans son cabinet avant d’accepter d’être son avocat.

A la sortie de son audition, mon enfant me demande « de ne plus être entendu, qu’il ne veut plus raconter son histoire, par la suite ». J’informerai le juge du retrait de ma plainte, bien évidemment celle-ci sera classée sans suite.

Oui, j’ai songé à abattre cet homme, j’avais tous les éléments (nom, prénom, son village, sa passion pour le vélo qu’il pratiquait seul, sa femme : secrétaire de mairie, son fils : pompier). Mais la raison l’a emporté, promettant de trouver un moyen légal, de venger mon enfant et ses camarades, de l’épreuve, des épreuves que sont ces auditions.

Je m’adresse au Président de la République, au défenseur des droits, à Mr le Député Gérard Bapt, qui suite à notre entretien écrit un courrier à Mme Taubira, ministre de la Justice, puis à Mme La Députée Laurence Arribagé. Je me bats désormais pour la modification de la loi sur les auditions répétées des enfants mineurs victimes d’agressions sexuelles car Outreau est l’exemple le plus connu, le plus probant, de sur-auditions d’enfants mineurs qui ont fini par se perdre dans leurs déclarations allant peut-être dans le sens de ce que voulait entendre le juge d’instruction ?

Quel désastre. Voilà pourquoi la loi doit évoluer, être modifiée. Je n’ai aucune prétention, aucun besoin de notoriété, seul le regard de mon enfant, ses critiques, ses remarques me touchent.

Mesdames, Messieurs, les politiques, vous qui avez le pouvoir, faîtes que cette petite et modeste pétition, attire votre attention, sur les nécessités de modifier la loi, mettant en évidence que le but recherché n’est pas atteint et qu’il ne l’a jamais été. Il est grand temps d’éviter un Outreau bis, préservant ainsi les victimes mineures, mais aussi les mis en cause, par la proposition de loi que j’ai adressée à deux partis politiques qui sauront se reconnaître. Enfin, pourquoi ne pas doubler le nombre de juges lorsqu’il y a ce genre d’affaire, deux juges qui travaillent de concert ?

Une circulaire est une recommandation et non une obligation, seul le juge est décideur. Par conséquent, j’insiste sur la nécessité de modifier la loi et non sur le fait d’ajouter une circulaire à une autre circulaire.

Je vous remercie d’avoir pris le temps de me lire."

[1] Affaire criminelle concernant une jeune fille mineur (1982)

[2] Nom de mon association ( ATOUTCOEUR-asso.Blogspot.com )

[3] Affaire pénale d'abus sexuel sur mineurs (1997-2000)

Si ce témoignage vous a touché et que vous souhaitez soutenir l'initiative de ce père, afin que la loi change et pour qu'au final les prochaines petites victimes soient encore mieux protégées, je vous invite à réagir en signant cette pétition et en la partageant autour de vous.



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