La France, aidez-nous à libérer Kem Sokha !

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Monsieur Le Président de la République,

 

Nous, citoyens français et Cambodgiens, tenons à vous exprimer notre profonde inquiétude vis-à-vis de la situation politique et sociale au Cambodge, qui devient de plus en plus menaçante, pour la population Cambodgienne qui vit là-bas et qui est victime du système corrompu.

Les membres de votre gouvernement et notamment, le Ministre des Affaires étrangères Monsieur Jean-Yves Le Drian, a reçu lui-même aujourd’hui, le Ministre des affaires étrangères du Cambodge, Monsieur Prak Sokhonn.

Monsieur Le Drian, hormis le partenariat culturel instauré entre les deux nations, a souligné ses préoccupations au sujet de l’arrestation du leader principal de l’opposition, Monsieur Kem Sokha et de la fermeture de plusieurs médias indépendants au Cambodge. Est-ce que la France se rend compte de la gravité actuelle de la situation ?

Une série de cas de violations des droits de l’homme et des libertés fondamentales, se sont enchaînées et sont restées impunies. La France, pays de la devise Liberté, Fraternité et Egalité, accueille sur son territoire, Monsieur Hun Manet, dont le père Monsieur Hun Sen, Premier Ministre du Cambodge, accumule les cas d’irrégularités. En l’espace de dix-huit mois, une succession d’attaques a été réalisé contre les défenseurs des droits de l’homme. Des pressions morales et physiques ont été exercé sur la société civile, les médias indépendants ont été censuré et des ONG se sont retrouvées expulsées du pays. Ces actes politiquement motivés, définissent clairement, la mise en place d’une dictature formelle.

Quand bien même, à l’aube de la signature des Accords de Paix de Paris, la France invite et partage des moments de soi-disant « partenariats » alors que des milliers de Cambodgiens dans le monde, manifestent leur colère. Nous Cambodgiens d’ici, ne sommes pas d’accord avec les engagements et la position que la France prend, vis-à-vis du gouvernement Cambodgien.

En tant que Co-Président des Accords de Paix de Paris, nous demandons à la France, de bien vouloir nous aider à faire libérer Kem Sokha et les autres prisonniers de conscience, dont l’emprisonnement est purement et politiquement motivé, d’utiliser l’article 29, stipulant qu’en cas de violation des Accords, y compris par les membres mêmes de la conférence, de prendre toutes les consultations nécessaires et les dispositions appropriées, à l’encontre des pays signataires et membres de la conférence, qui entravent à la sécurité, la stabilité et la paix au Cambodge.

La France, légitime de son droit, grâce à cet accord dispose de tous les pouvoirs qui lui ont été conféré le 23 octobre 1991, pour pouvoir faire respecter tous les articles, permettant au Cambodge, de préserver la souveraineté, l’indépendance, l’intégrité et l’inviolabilité territoriales, la neutralité et l’unité nationale.

A l’approche des élections nationales de 2018, nous demandons à la France de faire respecter les principes d’élections libres et équitables et d’accompagner les futures élections et le peuple Cambodgien vers le chemin de la démocratie, comme promis, pour une société plus juste, plus forte et libre.

Nous croyons aux valeurs et principes démocratiques que la France a toujours respecté et défendu.

Nous espérons Monsieur Macron, qu'en tant que Président de la République Française, vous serez sensible à notre cause.

 

La communauté Cambodgienne de France



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