Halte au mépris ! Un plan national de lutte contre les violences.

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L'Etat doit entendre la détresse de nos villes. Agissons enfin véritablement contre les violences, toutes les violences.

La terrible agression qu'a connu le centre de loisir du Franc-Moisin est inacceptable. D'abord parce toute violence est inacceptable, ensuite parce que l'école est un lieu sanctuarisé, un service public fondamental, le centre de loisir est un lieu d'éducation populaire. Les enfants ne devraient jamais être confrontés à ce type d'horreur.

Mais ce qui rend cette agression plus impardonnable encore, c'est qu'elle n'est pas isolée. Allende, SFC, Péri, Delaunay, Dourdin, Centre-ville, à Saint-Denis mais dans toute la France la situation s'aggrave.

Depuis des années les alertes se multiplient de la part des habitants, des salarié, des élus, des associations et organisations politiques et syndicales. Tous pointent un manque de moyens humains sur le terrain, des situations qui s'enlisent, un trafic de drogue qui se structure toujours plus et gâche la vie de milliers de personnes.

A plusieurs reprise des délégations d'élus et d'habitants de la ville de Saint-Denis se sont rendus devant la Préfecture, ont sollicité des rendez-vous, une véritable action. Mais rien n'a été fait.

Le Maire, le député, les élus départementaux, ont multiplié les demandes pour que Saint-Denis soit un territoire d'expérimentation de la police de sécurité du quotidien mais une fois de plus sans être entendus.

La police municipale, la vidéo surveillance, l'achat du terrain et le suivis de la construction d'un nouveau commissariat, les pétitions pour obtenir l'égalité en matière d'effectifs de police, les manifestations, les repas et déambulations organisés par les habitants...

Localement nous nous battons mais que fait la nation pour trouver une véritable réponse ?

Nos revendications sont simples et doivent être entendues:

  • Il faut une grande table ronde avec tous les acteurs locaux et nationaux des associations de quartier a la police nationale en passant par les organisations syndicales, l'éducation nationale ou les parents d'élèves.
  • Il faut un grand plan d'action, sans délais, sans discussions interminables, qui renforce la prévention, l'éducation, l'insertion sans exclure la répression.
  • Il faut des moyens supplémentaires pour multiplier la présence humaine dans les quartiers, la présence de policiers, d'éducateurs, des services publics en général.
  • Il faut redéfinir les missions de la police qui n'est plus qu'une police d'intervention et crée de la tension. Il faut renforcer les missions de proximité et d'enquête pour résoudre les affaires complexes, démanteler les réseaux, et entretenir la vie sociale.

 



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