Coronavirus : Pour une interdiction des licenciements économiques

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Guillaume DELYE a lancé cette pétition adressée à Emmanuel Macron (Président de la République française.) et à

Une vague de licenciements menace de déferler dans le sillage de la crise du Coronavirus.

Il n’y a pourtant aucune fatalité à cela.

Pourvu que l’épidémie soit éradiquée rapidement, cette crise n’a rien de structurel et ne représente qu’un choc d’endettement public ponctuel, supportable et partiellement réparable.

La crise actuelle ne préfigure en rien le monde d’après. C’est le pessimisme qu’elle suscite qui est capable de le faire s’effondrer : Si les ménages vivent avec la peur au ventre de perdre leurs emplois, ils réduiront leur consommation de sorte que les entreprises arrêteront de produire et d’investir et décideront de licencier rapidement... donnant a posteriori raison aux craintes initiales.

C’est ce mauvais jeu de prophéties autoréalisatrices qu’il faut absolument empêcher ! Et il faut le faire en partant du commencement, c’est à dire la crainte des licenciements.

Nous appelons donc nos gouvernants à interdire les licenciements économiques et à pérenniser tous les emplois au delà du 11 mai pendant toute la période de la crise afin de se donner le temps de restaurer la confiance et d’éviter des décisions économiques dramatiques inspirées par la peur et la précipitation.

Et nous les appelons aussi à demander à leurs homologues européens d’en faire de même et à adopter un plan de relance global.

A tout prendre, il vaut encore mieux payer des indemnités de chômage partiel à 5 ou 10 % de la population pour préserver les savoir-faire et les collectifs de travail plutôt que se retrouver à devoir payer des indemnités de chômage "intégral" à 25% de la population !

Quelles que soient nos opinions politiques, nous devons reconnaître qu’une situation exceptionnelle justifie des mesures exceptionnelles, au moins de manière temporaire.

Autrement, à quoi aurait servi la centaine de milliards d’indemnités de chômage partiel déjà versées et de pertes de cotisations sociales ? La seule manière de « rentabiliser » cette dépense d’argent public est de garantir la pérennité des emplois.

Dans ce contexte de crise, nous demandons l’interdiction des licenciements économiques et la prolongation des contrats courts. Et vite !

Guillaume DELYE

Enseignant de Sciences économiques et sociales

PS : La mesure n’a rien d’irréaliste ni de révolutionnaire, elle avait été instaurée par Valéry Giscard d’Estaing en 1975 dans le contexte du premier choc pétrolier !

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