Conservons l'heure d'été

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Depuis 30 ans le rituel est inchangé : en automne et au printemps l'heure change. Il faut alors régler montres et horloges. Et le prochain rendez-vous est pour ce week-end. Ainsi, dans la nuit du samedi 28 au dimanche 29 octobre 2017, à 3h du matin il sera en fait 2 h du matin. À quoi sert pareil changement ? On sait qu'il a été instauré en France en 1976, après le choc pétrolier des années 1973 et 1974.

L'idée ? Elle était d'abord de faire correspondre heures d'activité et heures d'ensoleillement. De quoi, en théorie, limiter l'utilisation de l'éclairage artificiel.

Mais est-ce que cela permet vraiment de réaliser des économies d'énergie ?

Le passage à l'heure d'hiver est d'abord le retour à notre heure « normale », correspondant au fuseau horaire en vigueur (GMT+1 pour la France, voir encadré). Le changement d'heure est donc conçu pour économiser de l'énergie l'été pour profiter des périodes de jour plus longues. Ainsi, une étude de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) publiée en 2010 (la dernière disponible sur le sujet) a montré que le passage à l'heure d'été (+1 heure) entraînait : 

une consommation d'électricité plus importante le matin, avec notamment un pic à 6 heures (équivalent à 5 heures en heure d'hiver) ;
une consommation beaucoup moins importante le soir, notamment entre 20 heures et 21 heures (équivalent à la période entre 19 heures et 20 heures en hiver).
Autrement dit, les foyers paient, en moyenne, un peu plus en électricité le matin mais économisent finalement le soir. Or une heure d'éclairage en moins permet d'économiser environ 10 centimes d'euros.

En 2009 (année prise en compte par l'étude), la demande moyenne en électricité à 19 heures a ainsi été diminuée de 3,5 gigawatts (GW). Au total, l'économie d'énergie cette année-là s'est chiffrée à 440 gigawatts-heure (GWh), principalement sur l'éclairage public (en rose dans le graphique ci-dessous), l'équivalent d'un an d'éclairage d'une ville de 800 000 habitants, comme Marseille.

l’Inserm (l’Institut national de la santé et de la recherche médicale) estime que « le changement d’heure peut induire des troubles du sommeil, de la vigilance, des accidents de la route, des dépressions, des suicides, et des infarctus du myocarde.

54 % Selon un sondage OpinionWay pour Comprendre Choisir, réalisé en octobre, les Français seraient majoritairement contre cette pratique du changement d'heure (54 %), contre un peu moins d'un sur cinq favorables (19 %) et un peu plus d'un sur quatre indifférents (27 %). Ils ignorent notamment que cela leur permet des économies (59 %) et mettent en avant un impact négatif sur « le sommeil, l'alimentation ou l'humeur » (75 %).

La perturbation du rythme biologique influerait également sur l’appétit, la capacité de travail, voire l’humeur. Chaque année, au moment du passage à l’heure d’hiver, un pic de mortalité sur la route, dont les piétons sont les premières victimes, est enregistré par la sécurité routière. « L’heure d’hiver intensifie la période d’obscurité notamment en fin d’après-midi, période où le trafic est le plus dense » écrit la Sécurité routière dans un communiqué.

«  La transition est plus perturbante en hiver chez les couche-tôt.  » Selon un chercheur à l’Inserm cité en 2016 dans le communiqué, « changer d’heure provoque entre autres des troubles du sommeil et de l’attention. Les enfants et les personnes âgées sont particulièrement touchés et mettent environ une semaine pour s’adapter aux nouveaux horaires ».

L'effet du changement d'heure sur la santé est globalement négatif

L'abrogation du changement d'heure (en restant à l'heure solaire moyenne du lieu + 1 heure toute l'année sans changement) est parfois préconisée.

Nous y gagnerons tous en arrêtant de changer d'heure en hiver !

 



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