NON A LA SUPPRESSION DU RUSSE AU COLLÈGE DANS L'ACADEMIE DE TOULOUSE

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La situation de l’enseignement du russe ne cesse de se dégrader depuis plusieurs années dans l'académie de Toulouse. Enseigné partout il y a 20 ans, aujourd’hui le russe est classé parmi les langues rares. Il est pourtant parlé par plus de 300 millions de personnes à travers le monde. Au même titre que le français, c'est l'une des six langues officielles à l'ONU et à l'UNESCO.

Un seul collège et un lycée proposent aujourd’hui l’enseignement du russe dans toute la Haute-Garonne et, uniquement, en langue vivante 2. Ceci n’est pas digne d'une des capitales industrielles et scientifiques européennes, à la pointe de l’aéronautique et de la recherche spatiale, en coopération permanente avec des partenaires russes.

La réforme des langues au collège a entraîné la réduction des heures d’enseignement du russe langue vivante et une suppression des classes bilangues. Un tel projet a eu des conséquences néfastes pour l’éducation des enfants. C’est un nivellement par le bas. Il met fin à la diversité des langues proposées au collège et prive les enfants de l’unique possibilité d'apprendre le russe dans un cadre scolaire conventionnel. Pour une langue vivante, les cours à distance par le biais du CNED ne pourront jamais remplacer le travail à l'oral.

L’apprentissage de l’anglais devient, de nos jours, incontournable mais il n’est que le minimum attendu. Nous ne pouvons et ne devons pas nous satisfaire d’un minimum pour l’avenir des jeunes. Nous devons leurs donner toutes les chances de réussir. Cela passe par l’ouverture d’esprit, des nouveaux projets, des voyages linguistiques et la diversité des cultures.

L’absence de dotation des heures de russe à la rentrée 2018 au collège des Chalets est un signe certain du déclin. Ainsi, la disparition du russe au collège entraînera ipso facto son arrêt en LV1 et LV2 au lycée Saint-Sernin et réduira cette langue à une option. D’ici 5 ans le russe disparaîtra de la carte de l’enseignement des langues vivantes dans l’académie. Pouvons-nous considérer une telle perspective comme une avancée dans l’enseignement des langues ?

Il est nécessaire de maintenir le russe dans l’académie et de ré-ouvrir une section bilangue russe / anglais au collège. Les demandes d’inscription par dérogation au collège Les Chalets sont systématiquement rejetées pour la 6ème au motif d’absence d’enseignement du russe sur ce niveau. Plusieurs parents renoncent aux démarches de demande de dérogation par peur de perturber leur enfant mais aussi par peur de perdre finalement la place au collège du secteur (ce qui est arrivé à certains et ce qui est inadmissible). Les enfants le ressentent comme une punition.

Inscrire les enfants en 5ème après une scolarisation ailleurs en 6ème est aussi un facteur perturbateur. Ceci est à prendre en considération pour l’équilibre scolaire et émotionnel de l’élève avec beaucoup de sérieux.

Il est indispensable de permettre aux parents d’inscrire leurs enfants au collège Les Chalets par dérogation en dehors de la carte scolaire pour étudier le russe dès la 6ème.

Et s’il est question d’un parcours de continuité, il faudrait envisager d’ouvrir le russe dans le primaire. Ce ne sont pas les enfants qui manquent mais la volonté publique.



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