SAUVONS LES MOSAÏQUES ET LES VESTIGES ROMAINS D'UZÈS DU DÉMANTÈLEMENT PROGRAMMÉ !

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DEMANDES D'INFORMATIONS :     

Contacts bienvenus : de la part d'archéologues de l'INRAP sur ce qui se passe véritablement à Uzès et sur les dysfonctionnements qui, éventuellement, s'y déroulent / de tous les riverains pour vidéos et sources d'informations nouvelles / de la part de chacun disposant d'informations utiles. Contact : ucetiae@gmail.com

MISE A JOUR :

Scandale de la démolition sauvage de la zone 2 sur 4 d'UCETIA filmée secrètement par un riverain (attention images choquantes).

lien : Destruction en secret de la zone 2 sur 4 filmée discretement par un riverain

Ces zones semblent exposées à être démolies discrètement et en totale illégalité (article 322-3-1 du code pénal) les unes après les autres.

Code Pénal

Article 322-3-1

La destruction, la dégradation ou la détérioration est punie de sept ans d'emprisonnement et de 100 000 € d'amende.

Les peines sont portées à dix ans d'emprisonnement et 150 000 € d'amende lorsque l'infraction prévue au présent article est commise avec la circonstance prévue au 1° de l'article 322-3.

Article 322-3 1° Lorsqu'elle est commise par plusieurs personnes agissant en qualité d'auteur ou de complice.

Les 4000m² du secteur de fouille sont divisés en 4 zones fouillées (sous couvert d'une fumeuse histoire de gestion de terre) puis, semble-t-il astucieusement démolies une après l'autre.

La zone 2 était située, selon ces images et de la bouche même des archéologues, à 3 mètres sous le niveau du sol, donc bien en dessous de toute fondation future. Les éventuelles fondations futures ne sont d'ailleurs pas de la responsabilité de l'INRAP, qui rend le terrain rebouché sans dégradation injustifiée du résultat de ses investigations (ici un quartier gallo-romain du début du 1er siècle avant notre ère).

lien : photo du plan du site archéologique en 4 zones

Le but : le site archéologique dépouillé de ses mosaïques et de ses vestiges archéologiques ne présentera plus aucun risque pour l'aménageur (la Région) de le voir classé en secteur sauvegardé ou au titre des monuments historiques.

Ce risque a été bien compris par l'aménageur car les sondages (le "diagnostic") effectués en 2015 ont immédiatement mis au jour la grande mosaïque face à l'ancienne gendarmerie et provoqué l'inquiétude que l'ensemble du site ne soit exceptionnel et donc ne soit classé.

Or, la Région se révèle très motivée dans l'emploi de 16 millions d'euros pour y construire des bâtiments.

Inquiétude pour les uns, c'est certain. Appétits pour les autres, on s'interroge. Les deux intérêts pourraient bien se côtoyer à Ucetia tant la frénésie pour arracher au sol les mosaïques est forte.

1er mensonge : " Les mosaïques resteront à Uzès." Ces mosaïques n'appartiennent plus à la ville ni à la région, mais à l'Etat (à au moins 50 %) car c'est la LOI en matière de découverte archéologiques. 100% en cas d'achat du terrain après le 7 juillet 2016. Point final.

On nous prend pour moins informés et plus bêtes que nous ne le sommes. La déclaration des uns et des autres pour dire où ira la mosaïque de 50 M² (car il y en a d'autres) n'a strictement aucune valeur. Si le Dalai Lama déclare que "les mosaïques doivent rester à Uzès", y croirons nous ?

Si la ville veut récupérer SES (ou plutôt désormais CES) mosaïques elle va devoir les racheter à l'Etat au prix fort et si celui-ci accepte.

Si l'Etat décide de lui accorder gracieusement, il pourra à tout moment changer d'avis. Il n'y a d'ailleurs aucune garantie que l'Etat ne procède de cette façon tant les mosaïques sont exceptionnelles et que le coût de rénovation sera exorbitant pour cette mosaïque de 50 M², pour les autres et pour celles qui seront découvertes.

L'Etat finance l'INRAP (établissement public), les fouilles coûtent cher les sous-traitants privés de l'INRAP aussi. 

Vous ne reverrez donc JA-MAIS cette mosaïque ni aucune des autres. A vérifier : Alès a-t-elle racheté sa mosaïque de 35 M² ou bien dort elle dans un entrepôt de l'Etat en l'attente d'une exposition temporaire ?

Ces mosaïques appartenaient au sol d'Uzès et donc à nous tous !

Deuxième mensonge :  on extrait ces mosaïques pour les SAUVER ! Et c'est urgent ! En réalité, on sauve aussi bien IN SITU que hors sol et même mieux.

Troisième mensonge : ce n'est pas l'INRAP qui dépose la mosaïque mais une entreprise privée avec laquelle elle a passé un contrat de sous-traitance.

Pour en revenir au quartier gallo-romain détruit sciemment au tracto-pèle (zone 2), le responsable scientifique dont nous avons parlé, interrogé, répond : "on a pas détruit Pompéi !", ce sont "juste des bases de murs."

Il distille un peu d'ironie sur les témoins de la scène de destruction. L'homme parle assez aisément et pourrait presque convaincre. Mais visiblement, il ne connaissait pas l'existence d'une telle vidéo prise en secret et qui est flagrante sur le délit commis.

Ces images méritent indiscutablement l'ouverture d'une enquête interne de l'INRAP sur les faits commis mais aussi l'ouverture d'une enquête par les services de police judiciaire, car il y a flagrant délit de destruction volontaire d'un site archéologique.

Pour la petite histoire : sachez qu'un couple d'honorables retraités qui, il y a plusieurs années, baladait une "poile à frire" en forêt, trouva un trésor. Ces gens honnêtes allèrent immédiatement déclarer leur découverte en gendarmerie. Eh bien non seulement ils ne touchèrent pas la moitié de la valeur du trésor, ni ne reçurent de médaille, mais ils furent poursuivis par la DRAC et condamnés pour dégradation de vestiges archéologiques à une forte amende ainsi qu'à de la prison avec sursis.

Quid de la destruction volontaire d'un ensemble de vestiges gallo-romains sur 900m2 ? Quid de l'enfouissement immédiat du méfait (sous couverture de gestion de surplus de terre) pour en réalité le cacher aux yeux de tous ?

Pendant les visites le responsable des fouilles n'a jamais parlé de la destruction de l'ensemble. Il a laissé entendre qu'on ne pouvait rien voir à cause de la terre qui bouche cette zone, car il y en a trop.

L'important selon ce responsable des fouilles, est la mission de collecte d'information de l'INRAP. Les murs à l'entendre ne sont pas son problème.

La mission de collecter des informations de l'INRAP ne donne pourtant pas de passe-droit pour détruire des vestiges archéologiques au moment de leur remblaiement à la fin des relevés effectués.

Vu leur profondeur, ils auraient pu être rouverts par les générations futures.

Quelque-soit la personne qui ai ordonné ces destructions volontaires et qui dépassent l'entendement, elles restent à l'examen inexplicables et injustifiables.

La zone 2 (900m²) est donc la seule qui ait été entièrement fouillée, donc qui fut immédiatement rasée au tracto-pèle et rebouchée (après, bien sûr, extraction de la précieuse mosaïque aux dauphins).

Pour atteindre leur objectif que le site ne soit pas classé, "ces gens" se doivent :

- de faire extraire toutes les mosaïques.

- de faire raser (en douce car c'est un délit très grave) tous les quartiers gallo-romains, lesquels sont, à la vue de la vidéo, situés à 3 mètres en dessous du niveau du sol (pour la zone 2, pour les autres zones c'est de l'ordre de 1,5 à 2 mètres).

L'archéologie préventive ne procède JAMAIS de la sorte !

Elle rebouche une fois ses multiples constatations effectuées mais ne détruit pas à l'issue de ses fouilles les vestiges mis au jour. Seul daesh le fait.

- Les fouilles de la zone 1, face à l'ancienne gendarmerie prendront fin à la fin du mois. Il faut veiller à ce que le site dégagé ne soit pas lui aussi détruit en douce au tracto-pèle avant d'être rebouché.

La terre dégagée reste à l'intérieur du site pour une raison assez étrange : éviter, toujours selon le responsable des fouilles, les allées et venues de "dizaines et de dizaines" de camions en dehors du site.

Cette gestion de la terre confinée à l'intérieur du site rend difficile le travail pour les archéologues et empêche au public d'avoir un tableau d'ensemble des découvertes.

C'est probablement aussi l'astuce qui sert de prétexte pour reboucher, ou plutôt de masquer immédiatement une zone dès la fin des fouilles la concernant (zone détruite et mosaïque prélevées). C'est donc un problème créé de toute pièce mais aussi pour certains une solution.

- La zone 3 devrait voir sa fouille continuer encore 2 mois.

- L'ouverture de la zone 4 (peut-être la zone la plus prometteuse) n'est pas encore commencée. Le meilleur reste peut être à venir pour l'intérêt général, ne perdons pas espoir ! Mais ça ne sera pas possible sans coup de balais.

 

RAPPEL DE LA PETITION :

Plusieurs mosaïques, dont l'une d'entre elles mesure près de 60 m² et s'illustrant tant par leur ancienneté (Ier siècle av. JC) que par la singularité de leur iconographie, ont été mises au jour lors de fouilles dans la ville d'Uzès (dite Cité d'UCETIA à l'époque romaine) au cours de l'année 2016. Leur découverte ne fut révélée au public et à aux médias que le 28 mars 2017. L'écho trouvé dans les médias nationaux et internationaux (presse, télévision, internet) a été immédiat et s'est révélé d'une ampleur sans précédent.

" Ce que nous avons découvert, c'est l'inscription sur cette mosaïque d'un nom : Lucius Cornelius, écrit en grec, qui était un général romain. Ce personnage important serait venu à Uzès en 103 avant JC, pour défendre la ville contre les attaques des Germains. Cette signature est un argument de plus qui confirme l'ancienneté du pavement " (Ghislain Vincent, INRAP)

L'archéologue fait référence au général et dictateur romain connu sous son cognomen de Sylla (138-78). Il seconda Marius en Provence lors de la guerre contre l'invasion des Cimbres et des Teutons (113-101). Après la défaite des romains à Orange (qui y perdirent 80000 légionnaires) les romains l'emportèrent grâce à leurs victoires dans le sud-est de la Gaule narbonnaise puis dans le nord de l'Italie (Gaule cisalpine). De toute sa vie, Lucius Cornelius Sylla ne fut jamais défait, malgré de nombreuses batailles livrées. Il vainquit le puissant roi du Pont (Mer Noire) et remporta la seconde guerre civile. Après avoir conquis le pouvoir absolu, il choisit sans contrainte de s'en démettre, préférant le régime républicain au risque de perpétuation d'un pouvoir personnel. D'une renommée immense de son vivant, sa notoriété décline progressivement au profil de César dans la mémoire collective puis historique.

Afin que personne n'aie le temps de remettre en cause la réalisation du chantier initialement prévu et les contrats s'y attachant, la révélation au grand public de cette découverte inédite à la fois par sa taille et par son ancienneté (la plus ancienne à ce jour en Gaule romaine) a été faite à la presse le 28 mars pour une extraction (dit "dépose") prévue le 3 avril ! Cachez ces mosaïques que nous ne saurions voir...


La pluie survenue le week-end précédent a heureusement conduit au report des visites prévues initialement les samedi 1er et dimanche 2 avril, entraînant par là même le report d'une semaine l'extraction de la mosaïque. Les visites du site archéologique comportant les mosaïques ont donc été fixées aux 8 et 9 avril pour une extraction probablement dès le 10 avril.

Mais ce précieux délai a permis l'enclenchement d'une véritable prise de conscience collective, la pétition lancée dans l'urgence le 30 mars ayant pu être lue et signée par plusieurs milliers de personnes.


L'affluence sur le site archéologique des 8 et 9 avril a d'ailleurs été au-delà de toute prévision, marquant l'intérêt d'une part importante de la population, même éloignée, pour les découvertes de mosaïques ainsi que celle des quartiers gallo-romains d'UCETIA présents dans l'intégralité de ce jardin clos de 4000M² entourant l'ancienne gendarmerie d'Uzès et dont la fouille est loin d'avoir livré tous ses secrets.

De nombreuses personnes se sont vues refuser l'accès à la visite faute de place. Cette affluence a démontré l'intérêt pour ces découvertes IN SITU.


Le chantier "de sauvetage" a débuté il y a bien longtemps, en octobre 2016 et doit se prolonger au moins jusqu'en août 2017 :

Pourquoi alors un tel empressement à retirer les mosaïques ? La crainte d'une levée de boucliers ? Pourquoi un délai si bref ? Cet empressement si suspect ?

Plusieurs raisons : 

 

1-  La conservation des mosaïques IN SITU remettrait de facto en cause les importants contrats passés entre la région et des promoteurs immobiliers pour une somme déclarée officiellement 16 millions d'euros.


Or, dans le cadre de fouilles de sauvetage, il est loisible au Préfet de région, en cas de découvertes exceptionnelles de demander la conservation in situ des découvertes archéologiques.

Selon un archéologue interrogé par les médias : " Tomber sur ce genre de trouvaille, cela arrive tous les 10 ou 15 ans." Ces conditions sont réunies et permettent à la préfecture de région et à la DRAC qui en dépend de demander l'aménagement ou la modification du projet.


Les spécialistes ont été dès 2016, soigneusement interdits d'accès au site. Comme il a été dit par un architecte des monuments historiques, c'est avec la dernière des ténacités que la région a gardé ces fouilles "sous le boisseau."


Il n'est pas étonnant que des entreprises de BTP espèrent la concrétisation de contrats et le versement de 16 millions d'euros. Il est en revanche fort étonnant que des responsables ou leurs conseillers, théoriquement détachés de tout intérêt ou accointance, soient si pressés de dépenser les deniers publics et si enclins à vouloir faire échec à tout risque de projet alternatif.

 


2 - La seconde raison : Un contrat a été conclu avec une entreprise privée pour extraire et rénover la mosaïque principale. Les archéologues de l'INRAP n'ont pas la main sur la mosaïque !

Contrairement à ce qui a été diffusé et écrit, l'extraction (dite dépose) de ces mosaïques n'a point pour but leur examen approfondi par des organismes publics. Non seulement la logique s'oppose à prendre au sérieux un tel argument mais encore, c'est un mensonge.


Au contraire ces mosaïques ont été l'objet de contrats avec une entreprise privée pour une rénovation EX SITU de mosaïques.

En raison de la tournure des événements cette entreprise pourrait commettre ce méfait (à plusieurs millions d'euros) rapidement et s'il le faut, nuitamment. À cet égard nous rappelons la mise en garde exposée ci-dessus et la sévérité avec laquelle la loi française réprime les atteintes aux vestiges archéologiques.

Des abus ont peut être pu être commis impunément dans le passé par un tel mode opératoire. Les mentalités ont changé et il n'est pas certain que la jurisprudence soit cette fois-ci clémente et la société civile aussi passive.

Il a été demandé à cette entreprise de mettre en oeuvre la technique de la dépose, c'est-à-dire de l'arrachage de la mosaïque du lieu où elle a été fabriquée il y a 2000 ans.

Si ces choses ont lieu, les archéologues de l'INRAP qui travaillent aux fouilles du jardin de la gendarmerie n'auront de choix que de détourner les yeux lorsque viendront les hommes de cette entreprise privée pour retirer NOTRE mosaïque.

La technique de la dépose appartient au siècle précédent. C'est une technique non seulement extrêmement coûteuse (l'argent public n'est toujours pas un problème) mais aussi violente et dénaturante.

Elle implique d'ailleurs la découpe des mosaïques en morceaux de 1M² environ et le nettoyage des mosaïques par l'arrière après le remplacement de leur mortier d'origine. Le tout finit monté sur des panneaux en aluminium qui s'emboitent les uns aux autres. L'opération est très longue (2-3 ans)  et nécessite beaucoup de personnel.


Pour avoir une idée précise des deux techniques, ce reportage de moins de 10 minutes vous éclairera sur la question. Vous y verrez par exemple que le site de Bulla Regia, en Tunisie est fort de 300 mosaïques romaines conservées IN SITU et entretenues, réparées et conservées avec un personnel bien formé et de nombre limité. https://youtu.be/O_SABA06KdA

Une très belle mosaïque de 35 M² fût découverte à Alès en 2008. Elle fut déposée jusqu'à sa remise à neuf en 2011. Depuis, personne n'a jamais vu cette mosaïque savamment restaurée et qui s'emboite désormais comme un puzzle.


Nous ne voulons pas dans 5 ans, après qu'une entreprise les ai extraites et "toilettées" de fond en comble, voir ces mosaïques accrochées au mur d'un Musée ou d'une exposition temporaire, telles des peintures ou des trophées de chasse...avant de regagner leur coûteux stockage en entrepôt climatisé.

 

3 - Dernière raison : l'extraction précipitée de cette mosaïque dès la révélation de sa découverte mettrait fin à tout questionnement sur la préservation de ce site de 4000m², avec ses quartiers de ville, car l'élément le plus spectaculaire et le plus attrayant en aurait été extrait.

Ceux qui ont visité le site d'UCETIA ont vu comme une évidence son potentiel : cet ancien grand bâtiment élégant et ayant fait office de Gendarmerie, entouré d'arbres, d'un grand terrain calme, bordé par de vieux murs, proche du centre historique, ferait un magnifique musée pour la ville d'Uzès, entouré de mosaïques et de vestiges archéologiques gallo-romains.

Cette ville a été couverte de tant de chance jusqu'à présent et voilà qu'elle refrappe de nouveau à sa porte !

Ce site entouré de vieux murs est bien loin d'avoir été fouillé en intégralité. D'autres mosaïques peuvent être découvertes, d'autres vestiges d'UCETIA seront dégagés. Mais pour certains responsables, ce ne sont que d'autres contrats d'extraction-rénovation en perspective !

Des personnes de bonne volonté ont cherché une solution de juste milieu : le maintien des mosaïques IN SITU combiné avec la réalisation du projet immobilier initialement prévu ( construction d'un internat pour les lycées et d'un réfectoire).

Nous étions sceptiques sur ce point et pensons qu'Uzès comporte bien d'autres localisations alternatives.

Cette position de main tendue a reçu un revers sans appel. Selon ces élus, ces mosaïques ne peuvent côtoyer ces bâtiments nouveaux.

Pour les uns, il y aurait un risque d'ordre vigipirate.

Pour Madame la présidente de région « Ce quartier romain est situé au cœur d’un projet architectural et d’un bâti urbain contraints avec des règles de sécurité et d’accessibilité, notamment pour les pompiers qui rendent impossibles le maintien et la préservation de ces vestiges in situ.»

Voilà qui semble sans appel.

Prenons acte du refus de cette solution.

Nous demandons, par conséquent, le classement au titre des monuments historiques de l'ensemble du terrain entourant l'ancienne gendarmerie et, à défaut, des mosaïques elles-mêmes.

L'ancienne Gendarmerie étant déjà classée, le classement au titre des monuments historiques du site archéologique d'UCETIA, c'est-à-dire de tout l'enclos du terrain de l'ancienne gendarmerie, siège des vestiges d'UCETIA, avec ses chaussées, axes de circulation, habitations, sa villa de 500m² dédiée au vin, son édifice public de 200m² et ses mosaïques conservées sur site, rendront de facto impossible la réalisation du projet immobilier initial.

 


En conclusion :

- Nous ne voulons pas que le site d'UCETIA soit définitivement défiguré pour enrichir des entreprises spécialisées en méthodes démodées.

- Nous voulons que nos élus soient probes et défendent l'intérêt général, qui est le choix de la culture et non la culture des accointances.

- Nous ne voulons pas que des élus sans vision, se sentant embarrassés par de telles découvertes, choisissent d'en alourdir le coût au lieu d'en faire une plus-value et source de rayonnement pour la ville et la région.

- Enfin, au vu de l'évolution de la situation, nous demandons le classement de l'ensemble ayant pour limites le parc de l'ancienne gendarmerie au titre des monuments historiques, car le caractère tout à fait exceptionnel des découvertes impose leur conservation sur place.

Nous ne désespérons bien sûr pas d'un mouvement de la préfecture et de la drac d'Occitanie ayant le même effet, car c'était l'objet initial de cette pétition.

Nous ne pouvons pas nous contenter pour un tel site d'un démantèlement de ses joyaux et d'un enfouissement suivi : d'un rapport final d'opération, d'une modélisation informatique du site, de publications, de conférences et de films en 3D.

Contrairement à une fouille de sauvetage le long d'une voie ferrée, le coeur de trop nombreux habitants d'Uzès et du monde entier est très attaché aux récentes découvertes pour se résoudre à une telle solution et le site lui-même mérite le classement, donc la survie.

L'ensemble deviendra un point touristique d'exception, au même titre que le Duché d'Uzès, que ses ruelles intactes du XVIIe siècle, que son marché, que sa vallée de l'Eure d'où prend sa naissance l'aqueduc romain traversant le Pont du Gard.

Enfin, personne n'a jamais porté le débat sur le maintien ou non de la mosaïque principale à Uzès, comme pour jouer sur une fibre de chauvinisme communal vis-à-vis de Nîmes ou d'Arles. C'est un contre-feu lancé dans la presse pour nous égarer.

D'ailleurs les éléments découverts lors de fouilles archéologiques appartiennent pour moitier à l'Etat et pour moitier au propriétaire du sol. Il appartiennent pour totalité à l'Etat lorsque l'acquisition du terrain de fouille est postérieure à la loi du 7 juillet 2016.

Uzès devrait donc, sauf libéralité, devoir racheter à l'Etat une mosaïque qui appartenait à son sol !

Cette mosaïque, du fait de son caractère exceptionnel et des lourds frais de réparation EX SITU entrepris par l'INRAP avec un tiers privé, devrait logiquement devoir débourser une somme, pour cette seule mosaïque, qui dépasse ses moyens.

Uzès est perdante dans cette affaire, culturellement et financièrement.

Il n'est pas certains qu'elle ai néanmoins de véritable contrôle sur les dérives de l'INRAP méditerranée qui cherche à évacuer n'importe quel bien du site le plus rapidement possible, comme s'il s'agissait de tessons d'amphore.

L'Etat étant propriétaire pour moitié des mosaïques, même au sol, il serait bon dans l'intérêt général qu'il prescrive à l'INRAP, qui dépend de lui, de cesser ces agissements consistant à extraire le plus rapidement possible les mosaïques découvertes, comme s'il s'agissait d'une chasse au trésor.

Cette mosaïque ne devrait point être déplacée d'1 cm du lieu où elle fut fabriquée il y a 2000 ans, tout simplement. La conservation IN SITU rien que la conservation IN SITU.

Cela est dans l'intérêt financier et touristique d'Uzès ainsi que de sa région.

Quant aux travaux envisagés (confection d'un réfectoire et d'un internat), ils sont dépassés par l'ampleur de la découverte et doivent être effectués ailleurs.

André Malraux se féliciterait d'un grand projet pour la préservation du site découvert, mosaïque et ville romaine, lui, le ministre de la Culture qui sauva Uzès (et tant d'autres villes) du bétonnage des années 60 et de tentations identiques à celles d'aujourd'hui.

Il a par son action résolue contribué à la notoriété mondiale qu'a obtenu aujourd'hui le premier Duché de France. 

Il aurait de même répondu que les travaux d'aménagement peuvent être effectués partout ailleurs à Uzès là où cela est possible et que l'intérêt historique de la ville prime sur tout autre considération, surtout lorsqu'il existe des alternatives, pourvu qu'on se donne la peine de les trouver.

Cet immense ministre de la culture conclurait que les mosaïques d'UCETIA sont là depuis 2000 ans, qu'elles ne doivent pas en bouger et que le site mis au jour doit être sauvegardé et mis en valeur.

 

 

This petition will be delivered to:
  • Monsieur le Préfet de la région Occitanie
  • Monsieur Le Procureur de la République de Nîmes
  • Madame la ministre de la Culture et de la communication


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