Après la démission de Nicolas Hulot, donnons le droit de vote aux oiseaux de nuit !

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Nicolas Hulot, ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, a annoncé sa démission mardi 28 août au micro de la matinale de France Inter. "Je ne veux plus me mentir, je ne veux pas donner l'illusion que ma présence au gouvernement signifie qu'on est à la hauteur sur ces enjeux-là et donc je prends la décision de quitter le gouvernement », a-t-il expliqué.

L’auto-éviction de Nicolas Hulot n’est pas une espièglerie. C’est un événement politique de premier plan. La dissidence est ici providence. En effet, les absents ont toujours raison lorsque leur retrait célèbre l’engagement authentique face à l’apathie délicate, fine, polie, subtile et ingénieuse qui cherche à faire de l’Environnement une kermesse diplomatique.

Il n’y a pas de personne moins faite pour la conformité que ceux qui ont des convictions chevillées au corps. Les autres forment des plans sur la comète, créent des mouvements, des partis politiques et s’amusent à faire de la planète un décor de théâtre pour mettre en scène leur ascension en trompe-l’œil. Les plans sur la comète sont les vieux débris d’inepties féodales : compétitivité, concurrence, rivalité ne sont que les synonymes excrémentiels du mot guerre.

La démission de Nicolas Hulot appelle l’ouverture d’un nouveau chapitre dans le livre des Annales de la démocratie. Pour sortir de l’abrutissement institutionnel qui fait négliger la Terre au profit de la Comète, voici notre proposition : donnons le droit de vote aux oiseaux de nuit.

Les oiseaux de nuit - chouette, effraie, grand-duc - poussent des gémissements, émettant de longues plaintes aux sons modulés. On dit qu’ils hululent. On n’a pas compris que ce peuple est un peuple ambassadeur. Qu’il se bat pour une idée : la préséance du vivant. Qu’il affirme que la vie - la vie humaine, le vie animale, la vie végétale - n’est pas une variable d’ajustement incorporée au tableau de bord de la croissance et de la productivité.

Il nous reste à donner, non des coups de fusil, mais des voix à ce peuple. A ce peuple qui niche dans les sanglots de l’ombre, pousse des cris, hurle, hulote et, chose rare, se révolte face à la tyrannie crapuleuse de notre décadence.



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