Cleyzieu = Soutenez un élevage qui respecte la vie et la nature

Cleyzieu = Soutenez un élevage qui respecte la vie et la nature

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Quand elle atteindra 1 000 signatures, cette pétition aura plus de chance d'être inscrite comme pétition recommandée !
Diversité Porcine Auvergne Rhône Alpes a lancé cette pétition adressée à Div'Agri Auvergne Rhône Alpes et à

Attention propagande : Le Maire de Cleyzieu dans l'Ain organise une campagne de "mésinformation" sur le projet d'élevage de cochons du GAEC de Dorvan. Les propos du Maire sont terribles : "le projet va écraser de sa puissance financière le petit village.."

Qu'en est-il vraiment ? Les éleveurs qui souhaitent réaliser ce projet ne sont pas riches et c'est un organisme qui financera l'investissement (Assurances, Banque, ou financeur privé). Le projet  est de créer un élevage de 900 cochons et non pas 2.000, qui disposeront de 150 hectares pour pâturer les ressources végétales, soit 6 porcs par hectare ! L'élevage sera certifié "Grand Porc premium". Comparons la charte dans laquelle ce projet s’inscrit aux autres cahiers des charges les plus exigeants pour l’élevage respectueux de la nature et du vivant :

-       Le "Noir de Bigorre", impose un maximum de 12 porcs/hectare.

-       Le "Nature & Progrès" bio 14 porcs/hectare en conditions favorables.

-       Le "Kintoa basque", impose 20 porcs/hectare.

-       Le "Nustrale corse" impose 25 porcs/hectare.

-       Le "Plein Air d'Auvergne", 120 porcs/hectare (70 jours sur 180 jours).

-       Et pour le bio « standard » 2 m2 par porc, soit 5.000 porcs/hectare.

-       Enfin le conventionnel : 1 m2 par porc donc 10.000 porcs/hectare. 

Pour s’occuper de l’élevage, il faudra 4 éleveurs soit 225 cochons chacun. Ces 4 éleveurs vont-ils « écraser » de leur puissance financière ce petit village ? Si un élu se satisfait du porc industriel, s’il est végétarien, antispéciste ou si l’industrie Vegan et ses sponsors Amazon et Google le rétribuent pour son lobbying, peut-il se servir sans vergogne de son statut d’élu pour promouvoir sa religion, quitte à déformer ou à inventer des propos et arguments mensongers ?

Propos du Maire : "Altérer durablement la valeur patrimoniale du paysage par la création de dizaines de km de clôtures infranchissables, de mares alimentées par des bâches en plastique". Réponse : Qu’est-ce- que la « valeur patrimoniale du paysage » ? Sans clôture, pas de pâturage, et donc les friches qui reviennent. Clore les espaces où pâturent les animaux, c'est aujourd'hui une nécessité à cause des prédateurs et de l'interaction avec la faune, dont la situation sanitaire n'est pas contrôlée. De plus la divagation des troupeaux est interdite par la loi. Alors si des bénévoles, nombreux, veulent garder les troupeaux jour et nuit, c'est très bien, mais pour surveiller 280 hectares, il faut du monde.

Pour l'eau d'abreuvement des troupeaux bovins, caprins, ovins et porcins, il est prévu la collecte et le stockage d'eau de pluie dans des réservoirs souples et ainsi préserver les ressources en eau communale. Les mares, c'était une idée personnelle du Maire, incongrue car inadaptée au niveau sanitaire, qui proposait de faire financer les aménagements par la Communauté de Communes !

Propos du Maire  : "Détruire l'intégrité des terrains". Réponse: L’alternance de la pâture, de la fauche, et des cultures ne détruisent pas le sol, bien au contraire. Le projet limite à 40% le temps de la pâture et 60% pour gérer la pousse d'herbe, le parasitisme et les intercultures. Mais au fait, qu’est-ce qu’un sol « intègre » ? Est-ce cet espace verdoyant sur lequel on passe le broyeur pour « faire joli » avec force gas-oil et destruction du climat. Est-ce le graal de certains néo-ruraux qui pense que la nature qui les entoure est un espace de plaisir, oubliant d’où provient leur nourriture. 

Propos du Maire  : "Supprimer les droits des propriétaires : cueillette, chasse, abattage ou plantation d’arbres". Réponse: Les pâturages sont accessibles 60% du temps pour la cueillette, la chasse et l'abattage des arbres, comme actuellement en l’absence des troupeaux. Les propriétaires entraient-ils dans un pâturage en présence du taureau ? De plus pour les parcs qui incluent des bois, les éleveurs proposent de remplacer les arbres morts en concertation avec les propriétaires, qui ont rarement la possibilité de le faire.

Propos du Maire : "Dégrader les infrastructures des routes et des chemins communaux par les passages répétés d’engins agricoles et de camions de plus de 19 tonnes" Réponse : A l’inverse des ruminants, l'élevage du porc en extérieur n'engendre aucun transport de foin, de fumier et de pailles. Le bilan des transports est de 7 kg pour 1 kg de viande de porc, contre plus de 80 kg pour les ruminants. La réduction des transports est donc de 11 fois. Et la planète nous dit « merci ». 

Propos du Maire : "Porter atteinte gravement ... aux ressources en eau et en sol, à la faune, à la flore". Réponse:  : il faut 17 litres d'eau pour produire 1 kg de viande de porc, contre 110 litres pour 1 kg de viande de bœuf. Le projet de la ferme de Dorvan comprend un volet environnemental : la certification "Exploitation de Haute Valeur Environnementale".

Propos du Maire  : "Déprécier la valeur immobilière du bâti." Réponse: Les parcs réservés aux cochons sont très éloignés des hameaux. Leur présence lointaine n'a donc aucune incidence sur la valeur des maisons. Et des espaces agricoles bien entretenus apportent une vraie valeur environnementale. 

Propos du Maire  : "Développer le risque de maladies (fièvre porcine)."Réponse: Les animaux d'élevage peuvent être victimes d'épizooties apportées par la faune sauvage. Le premier facteur de contamination est la vie confinée et en forte concentration, chez les humains comme pour les animaux. A l’inverse la vie en grands espaces, et la barrière des clôtures qui protègent de la faune, limitent beaucoup le risque. Et ce sont les sangliers qui transmettent la fièvre porcine, pas l’inverse ! 

Propos du Maire : "Générer des nuisances olfactives". Réponse : Lorsqu’on longe un pâturage où il y a des vaches ou des moutons il n’y a pas d’odeur alors que dans l’étable ou la bergerie, il y a une odeur spécifique à chaque espèce. Avec 6 porcs pour un hectare, il n'y a pas plus d'odeur, sauf à proximité des abris comme pour les autres espèces. Le projet prévoit les abris, pour la tranquillité des animaux, toujours éloignés des chemins.  

 

Voilà. C'est l'autre son de cloche. Dans le métier, on appelle ça la sonnaille. A vous de vous faire une idée.

Nous paysans, pour avoir le droit de travailler et de nourrir les hommes, nous devons lutter contre l'obscurantisme, la fainéantise, le fanatisme de tout bord, le prosélytisme. En somme les plaies sociales d’aujourd’hui… 

 

 

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