Amélioration des conditions de la vie étudiante sur le campus Georges Charpak Provence

Victoire

Amélioration des conditions de la vie étudiante sur le campus Georges Charpak Provence

Cette pétition a abouti avec 200 signatures !
Les élèves du campus Georges Charpak Provence a lancé cette pétition adressée à Direction de l'Ecole des Mines de Saint-Etienne

Madame, Monsieur,

Vous n’êtes pas sans savoir que les étudiants de l’école des Mines de Saint-Etienne, et notamment ceux du campus Georges Charpak Provence, chérissent leur diplôme et sont  engagés dans la vie de notre campus. La force de la vie étudiante et associative participe également à la qualité de notre formation. Nous avons à cœur d’y jouer un rôle essentiel en favorisant sur notre campus une vie sociale, culturelle et sportive entre autres. 

Il s’avère, malheureusement, que les promotions présentes actuellement ressentent un sentiment d’abandon de l’école vis à vis de notre campus.

Au-delà du vieillissement des installations (le bâtiment 3 est resté 2 mois sans eau chaude ni chauffage), nous constatons également une dégradation de l’ensemble des infrastructures et des services sur notre campus.

Sans entrer dans une comparaison entre campus et notamment au sein de notre école, nous ne pouvons que constater des écarts de moyen et de développement des infrastructures entre les différents cursus de notre école, au niveau des maisons des élèves, mais aussi au niveau des services rendus aux étudiants. Nos homologues stéphanois sont eux mêmes surpris de cette différence de traitement, et se sont vus étonnés d’une augmentation de 1500 € de leur subvention, là où la nôtre s’est vue réduite substantiellement de ladite somme (nous ne reviendrons pas sur les difficultés financières qu’observent certaines associations : nos promotions augmentent, mais les subventions stagnent et les trésoreries associatives en pâtissent depuis plusieurs années).

Nous n’avons eu de cesse de lancer des signaux de détresse à l’administration par différentes voies que ce soit dans les foires aux questions, via les associations, les différents conseils avec l'École, notamment. Malgré nos alertes, nous ne pouvons que constater que la situation continue de se dégrader entraînant légitimement de notre part un sentiment d’abandon et d’injustice. 

Nos remarques ne seraient pas légitimes sans éléments factuels à l’appui de nos interrogations.

Au niveau des hébergements, avec l’augmentation de la taille des promotions, les 2A sont de plus en plus nombreux à se retrouver obligés de trouver un logement en dehors de la résidence. Il y a très peu de logements sur Gardanne, et bien souvent nous devons aller à Aix en Provence pour pouvoir nous loger. Pour ceux qui n’ont pas de moyen de locomotion, ou les moyens financiers pour se payer un logement proche de la gare, cela devient donc un vrai parcours du combattant pour se rendre sur notre lieu d’étude. Il en est de même pour les 3A. De plus, il vous faut savoir que l’absence des 2A à la résidence impacte fortement la vie associative sur le campus, car ce sont eux qui animent les associations, et il est difficile de solliciter les membres en fin de journée sachant qu’ils doivent par la suite rentrer chez eux sur Aix en Provence. Nous le ressentons notamment dans la période d’intégration des 1A, période importante pour donner corps à un esprit d’appartenance et favoriser les échanges inter-promos. Bien souvent c’est la première remarque que nous font les anciens qui viennent sur le campus lors de cette période d’intégration, situation qu’ils déplorent.

Nous devons ajouter à cette contrainte la disparition depuis 3 ans du service de restauration qui permettait à ceux qui n’ont pas la chance de loger à la résidence d’avoir un repas chaud le midi et de ne pas avoir à gérer en plus de nos études la logistique du repas à préparer pour le midi. 

Autre point noir : un cruel manque d’installations sportives sur le campus. Lors d’une rencontre avec le directeur de notre campus, il nous avait affirmé comprendre notre demande et nous laisser entendre qu’il ferait le nécessaire pour qu’une installation multisports puisse voir le jour en 2021 à la résidence. Or, quel ne fut pas notre désarroi d’apprendre que cet espace sera utilisé pour l’installation de panneaux solaires et d’un conteneur issu des projets de l’école.

Par ailleurs, l’accès à nos espaces verts nous a déjà été restreint côté résidence, pour y installer des moutons. Ce projet, certes des plus sympathiques et écologiques, ne nous autorise encore une fois qu'à déplorer et constater qu'il soit mis en place au détriment uniquement de la vie étudiante. En effet, les espaces verts côté CFR ne sont quant à eux pas impactés, alors qu’ils sont moins fréquentés, notamment le week-end que côté résidence.

Nous nous permettons d'ajouter à cela le manque d’espace pour les associations, en prenant pour exemple l’AREM qui ne peut développer comme il se doit ses robots pour le championnat de France par manque de place, mais aussi par manque de locaux aux normes.

Nous avons aujourd'hui le sentiment que notre maison des élèves tend à devenir de plus en plus une résidence dortoir sans attraits. Nous sommes conscients que cette période de confinement a certainement amplifié ce sentiment de mal-être, cependant les faits exposés ci-dessus n’en sont pas des conséquences mais bien des éléments propres au campus Georges Charpak Provence. Nous ne pouvons pas imputer un sentiment d’abandon perçu uniquement à la Covid-19. La situation géographique du campus, à l’écart d’une ville non étudiante sans possibilité de pouvoir bénéficier des infrastructures étudiantes offertes par exemple par le Crous et l’AMU, devrait dès lors être prise en compte par l’école dans le développement du campus.  

Malheureusement, nous nous sentons de moins en moins pris en compte dans les décisions propres à la vie étudiante sur notre campus. Dans de telles conditions, comment faire la promotion de notre campus aux futurs élèves ?

Nous avons parfaitement conscience que l’administration ne peut régler tous ces problèmes et nous reconnaissons les efforts déployés par l’équipe MDE pour nous assurer de vivre dans les meilleures conditions possibles (pour ceux qui ont la chance d’être à la résidence). Mais aujourd’hui, nous observons que les élèves du campus Georges Charpak Provence ne sont entendus sur aucune question relative à leur résidence et à leur vie sur le campus. Nombreux sont-ils à souhaiter recevoir plus de considération, de par leur consultation notamment. Nombreux sont-ils à vouloir proposer des solutions et des idées pour améliorer ce campus, mais leurs propositions restent sans réponse. Nombreuses sont les occasions de rencontrer les élèves pour en parler plus en profondeur (notamment le jeudi soir !), et nous serions ravis de pouvoir continuer notre engagement auprès de l’école pour dynamiser la vie étudiante et la promouvoir.

Aussi nous espérons que vous entendrez ce cri de détresse, et nous essayons de nous rappeler que ce sont les élèves qui sont à la base de la richesse de cette école : si nous voulons demain construire le futur du cursus ISMIN et de l’Ecole des Mines de Saint-Etienne, nous devons avant tout nous assurer du bien-être de ses futurs acteurs. Les prochaines générations d’élèves profiteront, nous l'espérons, du bénéfice de ces changements tant espérés par nos promotions actuelles.

En espérant aussi prendre rapidement contact avec l'administration pour discuter des problèmes mentionnés dans ce lettre ouverte.

 

Respectueusement, 

Les élèves du campus Georges Charpak Provence

Victoire

Cette pétition a abouti avec 200 signatures !

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