Non à la fermeture de l'hôpital de nuit, outil soignant indispensable rattaché au CPR.

Non à la fermeture de l'hôpital de nuit, outil soignant indispensable rattaché au CPR.

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Le lundi 18 mai à l'occasion de la réunion hebdomadaire de l'hôpital de nuit du CPR de Senlis, le directeur de pôle annonce brutalement la fermeture immédiate et définitive de cette unité.

Or, renseignements collectés auprès de personnes compétentes, il s'avère que la légalité de cette action est plus que litigieuse : aucune consultation ni mise à l'ordre du jour du CSE et du conseil médical.

Des transformations de cette ampleur sont soumises au respect d'un minimum de protocoles dictés par la loi.

La crise sanitaire sans précédent que nous vivons semble le prétexte idéal pour métamorphoser l'ensemble de nos structures sanitaires par l'appauvrissement de la qualité de notre travail, de nos engagements, du bien-être des patients.

Une forme d'érosion délibérée qui commence par une structure de l'ombre (l'hôpital de nuit) que l'on voudrait anonyme...

Ce passage à l'acte est d'une rare violence, voire maltraitance, tant à l'égard des professionnels que des enfants et de leurs familles bénéficiaires de cette prestation depuis de nombreuses années.

C'est balayer d'un revers de main l'investissement, l'implication et la mobilisation des professionnels auprès des enfants et des familles ! Jusqu'aux liens téléphoniques entretenus malgré la complexité de maintien des relations en période de covid 19.

L'annonce de cette fermeture, ainsi que la forme choisie pour ce faire par le directeur de pôle, hormis qu'elle soit outrageante pour tous, apparaît comme le prélude de grands bouleversements, la mise en action d'un engrenage destructeur annonçant la " grande" réorganisation du pôle sanitaire de La Forge. Ce ne sera plus le feu réparateur et constructeur de la Forge de Vulcain, mais le feu destructeur qui anéantit tout !

Les équipes sont mises devant le fait accompli.

Elles n'ont à priori pas plus de droits que Vercingétorix aux pieds de César.

En effet, ce n'est qu'un début que "l'on" souhaiterait dans le silence et l'oubli.

Mais, inéluctablement, ce processus sera répété à plus grande échelle sur l'ensemble du pôle sanitaire. La condamnation à mort de l'hôpital de nuit est-elle une expérimentation ?

Nous, professionnels investis et convaincus, travailleurs du quotidien, dénonçons sans appel cette pratique dénuée de légalité et d'engagement humain de nos instances dirigeantes.

Soutenons aujourd'hui l'équipe de l'hôpital de nuit du CPR et demain... Qui sait ?