POUR NOS ENFANTS HANDICAPES DEVENUS ADULTES NOUS DEMANDONS LA CREATION DE FOYERS DE VIE

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Père d'un enfant handicapé depuis l'âge de 16 ans et aujourd'hui âgé de 42 ans, nous en avons ma femme et moi, la charge faute de solution satisfaisante. Que deviendra t'il lorsque nous ne serons plus là ?

 Pas assez de solutions d’accompagnement pour toutes les personnes handicapées en France et un exil forcé en Belgique qui devient la solution promue par les responsables, voici une image de la France loin des droits de l’Homme et des discours de citoyenneté.

Aujourd’hui, les familles subissent des déracinements, sont culpabilisées, isolées, désocialisées… et tout le monde finit par s’y habituer, les parents eux-mêmes parfois, devenus fatalistes car mis de coté depuis si longtemps. Handicapés par la vie et sur-handicapés par la société, ce n’est plus tolérable.

Les élus de la République peuvent agir, maintenant. En stoppant les flux d’exils forcés vers la Belgique et en créant de nouvelles solutions d’accueil et d’accompagnement, source d’emploi, de richesse… et de bien-être pour nos concitoyens les plus fragiles.

LES FAITS

La France compte encore aujourd’hui plus de 50 000 personnes handicapées sans solution d’accompagnement.

La plupart du temps, bien que bénéficiant d’une reconnaissance de leur handicap, d’une orientation et d’un accompagnement censé être financé par la solidarité nationale, ces personnes handicapées vivent au domicile familial ou bénéficient de solutions totalement inadaptées à leurs besoins. Ces situations ont des conséquences souvent dramatiques et inextricables :

REGRESSION et mise en danger de personnes qui ne bénéficient pas des soins et de l’accompagnement dont elles ont besoin ;

FAMILLES isolées, épuisées, désocialisées, devant souvent abandonner leurs activités professionnelles ; désespérées parfois poussées à bout, jusqu’à commettre l’irréparable.

AIDANTS FAMILIAUX âgés ne pouvant plus assumer l’accompagnement de leurs enfants devenus adultes ;

Combien sont-ils ?

Un recensement effectué en septembre 2015 par l’Unapei auprès de son réseau (240 associations gestionnaires et 140 294 places gérées) évalue à 47 427 le nombre de personnes sans solution dont :

12 658 enfants, en attente d’une place en Service d’éducation spéciale et de soins à domicile (Sessad) ou en Institut médicoéducatif (IME),

 6 827 adultes, en attente d’une place d’hébergement médicalisé,

13 983 adultes, en attente d’une place de foyer,

13 959 adultes, en attente d’une place d’Etablissement et service d’aide par la travail (Esat) ou une Entreprise adaptée (EA).

Le plan de création de places initié en 2008 n’est toujours pas achevé, loin s’en faut et le gouvernement actuel ne semble pas s’en préoccuper, hormis une revalorisation de l’AAH !

Un choix crucial pour la République des droits de l’homme : assumer son obligation de solidarité nationale ou continuer d’exclure ses concitoyens les plus fragiles ?

La France doit également respecter ses obligations en application de la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées qu’elle a ratifiée en 2010. Ce texte reconnaît aux personnes handicapées le droit de choisir leur lieu de résidence.

La convention impose aussi aux Etats de leur offrir des solutions d’accompagnement adaptées à leurs besoins et attentes afin qu’elles soient pleinement incluses dans la société.

Aujourd’hui, les milliers de personnes handicapées, sans aucune solution d’accueil et d’accompagnement, sont bien loin de choisir leur lieu de vie et de pouvoir réaliser pleinement leurs potentiels !

Il est urgent que l’État engage un nouveau plan de création de places pour répondre aux besoins de ces milliers de personnes handicapées. Dans le contexte budgétaire, l’heure est au choix. Peut-on encore admettre que plus de 50 000 personnes, du fait de leur handicap, soient exclues de notre société ?

 NOS DEMANDES

INTERDIRE aux autorités compétentes (MDPH, conseil départemental, agences régionales) d’orienter et de financer des établissements ou services hors de nos frontières sauf pour les personnes situées à proximité de la frontière qui pourraient disposer d’un accueil proche de leur domicile ;

REDIRIGER les financements de l’Assurance maladie actuellement consacrés à l’accueil de ces citoyens handicapés pour financer des établissements en France via un fonds géré par la Caisse nationale de la solidarité et de l’autonomie (CNSA).

 FINANCER ET FAVORISER la création d'établissements spécialisés et foyers de vie, et pour les établissements privés sous contrôle de l'état pour éviter les abus d'une population en situation de faiblesse.

 

 

 



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