Stop aux menaces et à la violence à l'Université

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Pétition de soutien en faveur d'Isabelle Barbéris et des Libertés Académiques en général

Depuis quand menace-t-on les professeures d'université de leur "casser les dents" ?

Le monde universitaire subit des pressions croissantes et inadmissibles. Mouvements et groupuscules se disant "antiracistes" ou "anti-discrimination" y pratiquent un entrisme actif et y diffusent en réalité des idéologies antirépublicaines où les citoyens sont assignés à leur couleur de peau, leur genre ou leurs origines, et où l'Etat et de nombreuses instances françaises sont accusés de "racisme systémique".
Dans ce contexte oppressant, rares sont les professeurs qui osent mettre en doute ces idéologies car ils sont alors ciblés, menacés, le moindre prétexte étant saisi pour essayer de les isoler ou les décrédibiliser.

Mme Isabelle Barbéris, maître de conférences des universités, chercheur associé au CNRS, agrégée de lettres, normalienne, est ainsi actuellement la cible d'une odieuse campagne de dénigrement et d'intimidation qui vise à porter atteinte à sa réputation et à sa carrière professionnelle.

A l'origine de cette cabale, sa critique du mouvement dit "décolonial", dans lequel s'inscrit l'association «Décoloniser les Arts» (DLA) présidée par Françoise Vergès et dont David Bobée, directeur du CDN Normandie-Rouen, est membre actif.
Dans le cadre de sa fonction et de ses compétences (elle anime un séminaire "théâtre et démocratie"), Mme Barbéris a écrit, parmi une production scientifique diversifiée, deux articles critiques sur DLA et une critique de la pièce produite par David Bobée autour de Mohamed Merah, "Moi la mort je l'aime comme vous aimez la vie". Les articles pointaient les excès de militantisme, à la limite du racialisme, de l'association.

A la première occasion (un visuel mal interprété sur une page facebook revendiquée par Mme Barbéris et dénonçant sur un mode satirique l'aspect victimaire de l'idéologie prônée par la mouvance "décoloniale" et M.Bobée) une cabale extrêmement violente a donc été déclenchée, incluant des réactions disproportionnées parfaitement outrancières, un vocabulaire ordurier, des menaces physiques.
Mme Barbéris doit à présent faire face à un flot quotidien d’attaques de ce type sur les réseaux sociaux, insultes, psychiatrisation, accusations de racisme et d'homophobie. Ces accusations sont relayées sans précaution, y compris et c'est particulièrement grave, par certaines personnalités du monde du spectacle, on va jusqu'à faire huer son nom en public.

Le journal l'Humanité s'y est également associé sans que Mme Barbéris ait pu à ce jour exercer un élémentaire droit de réponse, ce qui est source d'un réel préjudice professionnel.
Précisons que les accusations à l'origine de ce déferlement de haine sont parfaitement diffamatoires et démenties par les écrits et les travaux de Mme Barbéris, irréprochable notamment sur le plan de la promotion de la diversité.

Nous entendons ici, en apportant notre soutien à Mme Barbéris, qui n'est hélas pas la seule à subir de telles pressions, marquer un désaccord net avec ce genre de comportement qui, en cherchant à intimider et à nuire à un enseignant-chercheur critique, au premier prétexte venu, affaiblit le débat à la fois démocratique et universitaire et tue peu à peu la pluralité d'opinion qui en fait la richesse.

De façon générale nous interpellons les pouvoirs publics sur ces méthodes, de plus en plus proches d'une réelle censure intellectuelle, et qui n'ont d'autres objectifs que de museler les voix dissonantes qui s'inquiètent à juste titre, dans les milieux universitaires et culturels, de l'émergence de dérives identitaires dangereuses pour l'ensemble de la jeunesse et de la collectivité."

Soutenons Isabelle Barbéris, l'Université est en danger !



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