Petitioning Université de Sherbrooke

Désinvestir l'Université de Sherbrooke des énergies fossiles

Préambule
La Solidarité étudiante contre les oléoducs (SÉCO) s’est donnée pour mandat d’unir les étudiantes et les étudiants de l’Université de Sherbrooke dans la lutte contre les oléoducs, contre les subventions aux compagnies pétrolières et pour un plus grand investissement en énergies propres, en solidarité avec les autres actrices et acteurs de cette lutte et particulièrement les communautés autochtones.

Nous croyons fermement que la vaste majorité de la communauté étudiante estime que l’exploitation à long terme et sans restrictions sévères des sables bitumineux va parfaitement à l’encontre de la notion même du développement durable telle que conçue à l’Université de Sherbrooke. Nous partageons l’avis qu’il est pour le moins présomptueux et bien peu intègre pour une institution de savoir que de se présenter comme chef de file en matière de développement durable tout en encourageant des entreprises pétrolières au nom de la fructification de son financement.

Cette pétition a pour objet de démontrer à la nouvelle équipe de direction de l’Université de Sherbrooke l’ampleur de l’insatisfaction de la communauté universitaire devant la lenteur des démarches administratives et financières qui nous séparent encore et toujours du désinvestissement complet des sommes placées dans les poches des compagnies pétrolières polluantes.

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Considérant qu’en date de ce jour, l’Université de Sherbrooke investit encore 4 millions de dollars dans les énergies pétrolières polluantes[1].

Considérant que l’exploitation des énergies fossiles est une réelle menace pour notre environnement et qu’elle contribue à accentuer les pires effets des changements climatiques.

Considérant que la seule solution possible est d’arrêter la croissance de cette industrie dans une perspective de préservation de la planète, de protection de l’environnement et de planification économique sensée pour les générations à venir.

Considérant que la construction de nouveaux oléoducs, comme Trans Mountain et Énergie Est, menace dangereusement l’atteinte de cet impératif sociétal.

Considérant que le maintien des investissements de l’Université de Sherbrooke dans le secteur des énergies fossiles contribue à alimenter ce danger.

Considérant qu’un très grand nombre d’associations étudiantes de premier cycle de l’Université de Sherbrooke a adopté plusieurs positions contre les oléoducs.

Considérant que la Fédération étudiante de l’Université de Sherbrooke (FEUS), qui regroupe 14 000 étudiantes et étudiants, a pour position « que les projets d’oléoducs, gazoducs et autres « pipelines » au Québec soient bloqués, notamment dans l'intention d’arrêter les sables bitumineux », mais également et surtout « que notre système universitaire soit transformé pour aider dans la transition vers une économie postcombustible fossile ».

Considérant que l’Université Laval s’est déjà engagée sans possibilité de retour en arrière dans la voie investissements des énergies fossiles.

Considérant que l’actuel recteur de l’Université de Sherbrooke, Pierre Cossette, estime que « l’Université doit s’impliquer dans le vaste mouvement social de désinvestissement du secteur des énergies fossiles » et qu’il « compte travailler à un positionnement global en développement durable pour notre université »[2].

Considérant que l’actuel recteur de l’Université de Sherbrooke, Pierre Cossette, entérine « l’objectif nécessaire de sortir collectivement de notre dépendance au carbone ».

Considérant que l’actuel recteur de l’Université de Sherbrooke, Pierre Cossette, s’est engagé lors de sa campagne électorale à ce que l’Université de Sherbrooke effectue pendant son mandat une sortie publique démontrant une position institutionnelle ferme contre l’industrie pétrolière canadienne :

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Nous, soussignées et soussignés, exhortons la nouvelle équipe de direction à enclencher immédiatement le processus de désinvestissement du secteur des énergies fossiles et de prendre une position institutionnelle ferme contre le développement de tout projet éventuel de construction d’oléoducs au Québec ainsi qu’au Canada.

Il en va de la légitimité de la première position de l’Université de Sherbrooke au palmarès des universités canadiennes en développement durable en 2016.

[1] Isabelle PION, L'UdeS révisera ses stratégies d'investissements dans les énergies fossiles, 21 mars 2017, en ligne : <http://www.lapresse.ca/la-tribune/actualites/201703/21/01-5080919-ludes-revisera-ses-strategies-dinvestissements-dans-les-energie-fossiles.php> (consulté le 8 juin 2017).
[2] Isabelle PION, en ligne : <http://www.lapresse.ca/la-tribune/actualites/201703/13/01-5078448-energies-fossiles-ludes-invitee-a-imiter-laval.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_5080919_article_POS1> (consulté le 8 juin 2017).

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  • Université de Sherbrooke


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