L'incompétence du gouvernement sur tous les fronts : sanitaire, social et environnemental

L'incompétence du gouvernement sur tous les fronts : sanitaire, social et environnemental

0 a signé. Prochain objectif : 200 !
Quand elle atteindra 200 signatures, cette pétition aura plus de chance d'être inscrite comme pétition recommandée !
Un comité local de réflexion a lancé cette pétition adressée à la société civile

Le gouvernement a montré son incompétence à résoudre la crise sanitaire, tout comme son incompétence en matière sociale et environnementale. Ne nous laissons pas museler pendant le confinement ! Montrons que nous sommes vigilants et préparons-nous, dès maintenant, aux formes nouvelles que prendra le mouvement social ! Joignons-nous aux voix qui bruissent sur le net : plus elles seront nombreuses, plus forts nous serons !

Face à la crise du covid-19, le gouvernement a confirmé son incompétence. Il est dépassé, obsolète, incapable de faire face aux défits contemporains ; il nous le montre chaque jour dans son incapacité à passer à une société écologique. Incapacité à protéger la planète, à procurer le bien-être aux hommes, à réparer les injustices matérielles, incapable de faire face à la pauvreté, aux difficultés des gens, à l’avenir et même au présent. Incompétence, flou, improvisation, ordres et contre-ordres sont ses seules réponses face à la crise sanitaire.

Le gouvernement n’a cessé de changer son fusil d’épaule comme une girouette, que ce soit au sujet des masques, du confinement, ou encore du 1er tour des élections communales. Le seul point sur lequel il est resté ferme, c’est de s’appuyer sur des forces de répression pour appliquer le confinement, amenant à des situations absurdes, des amendes injustifiées, un excès de zèle et de trop nombreux dérapages. Des plaintes ont été déposées, car les forces de police et de l’armée font montre de brutalité et de racisme, croyant pouvoir justifier leur attitude par le confinement. Les violences et propos racistes des forces de l’ordre sont trop fréquents pour qu’on les taxe d’erreurs isolées et de dérapages, que ce soit pendant le confinement tout comme durant les récents mouvements sociaux. (27 avril 2020, tribune par Dominique Sopo dans Libération). Ces comportements perdurent parce qu’on les laisse faire et que le gouvernement et la hiérarchie sont complaisants, fermant les yeux sur ces exactions. Il parait urgent de remettre police et armée à leur juste rôle : celui de protection de la population et non pas d’attiseur de haine. Un énorme chantier d’information et d’éducation des forces de police et d’armée semble nécessaire pour qu’elles soient investies d’un rôle noble et d’un projet digne de ce nom.

De plus, la surveillance généralisée du confinement jointe à l’opacité des directives gouvernementales visent à infantiliser les citoyens et leur faire endosser la responsabilité de l’expansion du virus, pour cacher l’incompétence gouvernementale. Le rôle de la majorité des média, répétant à l’envi les communiqués gouvernementaux sans mener d’enquête, contribue à ce climat de suspicion délétère. Dans le même esprit de recherche de bouc émissaire, certains médias prétendent que d’autres pays européens, comme les Pays-Bas, mettent l’Europe en danger en prenant le virus à la légère, ce qui est faux comme l’explique France TV Info : « Désintox : non les Pays-Bas n’ont pas refusé le confinement ». La différence notable est que les Pays-Bas ne font pas appel à la coercition, la peur, la punition, mais à l’information et la conscience des citoyens, alors qu’en France le gouvernement n’a aucun souci de transparence, tout au contraire. Ce n’est pas en citant le CNR dans un discours que le Président pourra restaurer la confiance ; cette citation est indécente, étant donné qu’il n’a cessé de détruire ce que le CNR avait construit, en particulier la sécurité sociale et les retraites. Encore une fois, on nous prend pour des enfants au biberon sans cervelle ni mémoire.

Par rapport aux autres pays, la France est, dans sa réponse à la crise sanitaire, le plus arriéré, moyennâgeux et incapable de fournir masques, matériel, respirateurs et tests. Le système de santé est en souffrance depuis plus de vingt ans, affaibli sous les coups des gouvernements successifs, malgré les mises en garde répétées des travailleurs de la santé, dont voici quelques-unes : article d’André Grimaldi, L’Hôpital malade de la rentabilité (2010), L’hôpital en réanimation (nov 2011), grève du collectif des urgentistes à partir de mars 2019, rejointe par le collectif inter-hôpitaux, tribune au Monde de 70 directeurs d’hôpitaux « Ce système s’écroule » (13 nov 2019), hôpital en situation d’urgence absolue, lettre ouverte au directeur des Hôpitaux de Paris (mars 2018), et même, appel de 108 personnalités pour sauver l’hôpital (octobre 2019)…. Le gouvernement est resté sourd à toutes les mises en garde pour doter l’hôpital de moyens en locaux, en équipements et surtout de moyens humains. Le service de santé du pays ne peut être dirigé comme une entreprise, l’hôpital ne doit pas perdre son temps à rendre des comptes de « rentabilité, performance », la seule efficacité d’un hôpital, la seule richesse qu’il doit viser, c’est que la population soit bien soignée et en bonne santé. La rentabilité entrepreneuriale est impropre à établir le bien-être de la population (son niveau de santé, d’éducation), les moyens peuvent en être trouvés dans une politique fiscale au service de l’intérêt général.

La politique fiscale actuelle bénéficie aux plus riches, comme l’indique l’étude de l’Observatoire français des conjonctures économiques (février 2020). Chaque fois que l’Etat promet d’augmenter le pouvoir d’achat, c’est par un système de vase communiquant en prenant à certains ménages ce qu’il donne à d’autres (en utilisant la réduction des APL par ex), ou en augmentant les impôts fixes comme la TVA ou la CSG, mais c’est un cautère sur une jambe de bois. Car le système fiscal privilégie les plus riches ; la suppression de l’ISF permet à 300.000 ménages de se répartir 3,2 milliards d’euros. Il y a toujours un déséquilibre majeur entre les impôts des 5% de ménages les plus riches, et les autres. De plus, rappelons que l’évasion fiscale n’est pas le fait de quelques entreprises marginales, c’est le fruit d’un système organisé d’impunité. La taxation des multinationales donnerait les moyens de financer des politiques d’intérêt général, concernant aussi bien l’environnement que les services publics.

Le gouvernement se montre incompétent dans la crise sanitaire tout autant que face au changement climatique. Il vient de prêter 7 milliards d’euros d’aide à Air France, sans aucune contre-partie. La politique de grands travaux onéreux, inutiles et dévastateurs se poursuit (en voir sur reporterre.net la carte), comme le projet du « Grand Paris » alors qu’il faudrait plutôt envisager un « grand verger », c’est-à-dire ceindre les villes d’un ou plusieurs anneaux de maraichage et d’agriculture paysanne capables d’alimenter les villes dans la proximité. Tel est notre défit, non pas de construire toujours plus d’aéroports et voir toujours plus grand ; on l’a fait pendant des siècles et maintenant il faut cesser. Se tourner vers le futur, ce n’est pas reproduire en plus grand, plus gros, plus énorme, ce qu’on a fait auparavant, mais envisager un véritable tournant écologique. Le démantèlement du réseau ferroviaire représente une menace tout comme le démantèlement organisé de notre système de santé. Neuf dixième du trafic est dévolu au TGV pour à peine 2000 km, soit moins de 10% du réseau. Ce sont aux collectivités locales que revient l’entretien des lignes du maillage territorial, financé seulement à hauteur de 8,5% par la Sncf. Le gouvernement prépare la privatisation totale de la Sncf, déjà morcelée en… 1250 filiales ! Pour la maison mère, les coûts de la dette de 50 milliards d’euros, et de la rémunération du personnel. Pour les sociétés privées dépendant du groupe : la conquête des marchés et des bénéfices. La dette de la Sncf (54 milliards), toujours brandie comme un élément d’inefficacité, est dûe aux 47 milliards de travaux de TGV, décidés par l’Etat mais payés par la Sncf. Le modèle concurrentiel porté par l’Europe a pourtant montré ses limites : en Angleterre, les usagers payent les pots cassés de la destruction du service public du rail par Thatcher, avec des accidents (24 en dix ans, 47 morts et 600 blessés) et l’augmentation du tarif de 115 %, à tel point que, vingt ans après la privatisation du British Rail, 76% des Anglais demandent la renationalisation complète des chemins de fer (voir janvier 2017). Ne tirerons-nous aucune expérience des déboires de nos voisins ? Rappelons que le train est 15 fois moins polluant qu’une voiture, 12 fois moins qu’un avion sur des trajets longue distance et qu’un train de marchandises de 35 wagons retire 55 camions de 32 tonnes des routes.

Pendant notre confinement, le gouvernement fourbit ses armes, pour se servir de la crise actuelle et la détourner à son avantage, c’est-à-dire l’avantage des intérêts minoritaires qu’il défend. Très bientôt les chaines de tv et autres média vont nous envahir de discours sur un ton grave, au sujet de la baisse de la bourse et de tous les autres marqueurs économiques, ayant pour seul objectif les mots : « il va falloir se serrer la ceinture ». Dans ce cas, selon l’adage qui dit qu’on ne réclame pas des autres ce que l’on n’est prêt à faire soi-même, il faudrait pour commencer que le Président Macron, les ministres et tous les hauts fonctionnaires passent d’abord au SMIG, avant de nous réclamer quoi que ce soit : baisse de salaires, suppression des congés payés, des rtt, etc… Si les festivals ont été annulés, c’est surtout pour tuer dans l’œuf toute éventualité de rassemblement, réunion politique ou manifestation qui réclamerait des comptes au gouvernement. Ne nous laissons pas leurrer. Ne laissons pas le gouvernement décider de notre présent et de notre avenir.

Pourquoi attendre tranquillement chez nous que le droit de manifester dans la rue soit de nouveau accessible ? Pendant ce temps où on est tous isolés, chacun de son côté, il faut mettre à profit cette période sans attendre, pour fourbir nos armes nous aussi. Préparer et entamer une vaste campagne d’information et de réclamation. Si le gouvernement et tous média croulaient sous d’innombrables courriers et pétitions demandant un changement de politique, est-ce qu’ils pourraient continuer à les passer sous silence éternellement ? ils finiraient bien par en parler. Si toutes les rues des villes étaient pavoisées de banderoles dénonçant l’incompétence du gouvernement, ce serait un début pour montrer que nous ne sommes pas dupes.

Ne laissons pas le déconfinement nous échapper ! Des réflexions, appels, pétitions et débats s’agitent pour préparer le lendemain. Multiplions-les pour montrer notre force !

Signez pour dénoncer l’incompétence du gouvernement ! Son incompétence sur tous les fronts : sanitaire, social et environnemental.

0 a signé. Prochain objectif : 200 !
Quand elle atteindra 200 signatures, cette pétition aura plus de chance d'être inscrite comme pétition recommandée !