APPEL A UN FRONT COMMUN POUR LA DÉFENSE DE L’UNITÉ ET DE L’INTÉGRITÉ TERRITORIALE

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Dans un contexte d’extrêmes violences engendrées à Mayotte par une politique coloniale, dévastatrice du lien familial, mêlée d’insécurité sociale, de xénophobie et de haine fratricide, le gouvernement comorien sur la voix de son ministre des Affaires étrangères, Souef Mohamed El-Amine, a dénoncé dans une déclaration cette incapacité de la France à protéger à Mayotte les biens et les personnes, et déclare que « Si la gendarmerie française n’est pas en mesure d’assurer la sécurité des gens, c’est catastrophique. Cela prouve que la France n’a rien à faire à Mayotte. Elle n’a qu’à nous rendre les clés ».                         

Sans tarder, cette déclaration a été suivie par une circulaire signée le 21 mars par le secrétaire d’État chargé des transports Soulaimana Kaambi interdisant « aux compagnies maritimes et aériennes d’embarquer à destination des autres îles sœurs, toute personne considérée par les autorités qui administrent Mayotte comme étant en situation irrégulière et ce jusqu’à nouvel ordre »

En réaction à cette décision, le député Kamardine Mansour appelle, dans un communiqué du 22 mars, le gouvernement français à« bloquer immédiatement toute délivrance de visa et de titre de séjour, à tout ressortissant comorien, dans les ambassades de France à l’étranger et dans les préfectures en France. » Ce qui semble immédiatement être suivi et exécuté par Paris car aucun diplomate ni officiel comorien ne se verra attribué un visa par les autorités françaises depuis il y a quelques jours. Une mesure que Moroni a confirmée et acceptée. N’est-il pas curieux que la politique française de l’île, jusqu’ici administrée illégalement par Paris soit dictée par Mansour Kamardine ?

Par mesure de représailles au refus du gouvernement comorien d’accueillir les « refoulés » de Mayotte, le Quai d’Orsay a suivi les consignes du député et a décidé, dans un communiqué du 28 mars, « de ne plus recevoir les dossiers de demande de visa des titulaires de passeports diplomatiques ou de services comoriens et d’en suspendre sauf exception ».

Cette décision malheureuse est considérée par de nombreux citoyens comoriens comme une forme de chantage et a suscité un tollé général et une avalanche de soutiens à la diplomatie comorienne jusqu’ici sans fausse note dans la gestion de cette crise.

Au premier des chefs, les élus de la nation qui, le 29 mars ont remis au ministre des Affaires étrangères un mémorandum de soutien au gouvernement. Dans leur déclaration, les élus appellent à faire un front commun pour défendre l’unité et l’intégrité de notre pays, déplorent que « des hommes politiques français au lieu d’encourager cette voie d’apaisement, se livrent à des propos polémiques qui ne font qu’envenimer la situation ». Les élus de la République demandent ainsi au gouvernement comorien d’inscrire la question de Mayotte à l’ordre du jour dans les débats des Nations-Unies, de solliciter l’Union Africaine de s’en ressaisir et de réactiver le Comité de sept, mis en place en 1976 et composé de l’Algérie, du Cameroun, de Madagascar, du Mozambique, du Sénégal et des Comores.

C’est dans ce contexte particulier que tous les citoyens doivent se joindre à et pour la cause commune, faire front commun avec les élus de la République, soutenir la diplomatie comorienne, manifester pour dénoncer la politique coloniale de la France et appeler au respect de l’intégrité territoriale des Comores. La priorité est de renforcer le gouvernement comorien dans sa lutte pour la résolution du conflit entre notre pays et la France. Chercher pour des raisons politiciennes à affaiblir le gouvernement comorien alors que sa diplomatie se met à pied d’œuvre pour trouver une solution pérenne sur une question fondamentale qu’est la souveraineté territoriale est extrêmement improductif. Cela nuit à l’intérêt de la nation.

C’est pourquoi, nous signataires de cette pétition, appelons les citoyens comoriens à faire bloc avec les élus pour l’honneur de la nation et à manifester pour dénoncer la présence de la France dans le territoire comorien. Nous appelons enfin  les autorités françaises à veiller à la sécurité des biens et des personnes à Mayotte et à abroger immédiatement le visa Balladur. L’heure n’est pas à la division, ni à la diversion mais l’heure est plutôt à la lutte pour la conquête effective de la souveraineté territoriale des Comores, pour la dignité d’une nation jusqu’ici mal menée par l’intrusion étrangère.



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