Pour la sauvegarde de notre patrimoine religieux

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PÉTITION[1]

Pour la sauvegarde de notre patrimoine religieux :

Les candidats et candidates aux élections provinciales de 2018 doivent nous dire ce qu’ils entendent faire pour sauver notre patrimoine religieux!

En décidant de ne pas se décider, l’Église catholique, dépassée par l’ampleur du défi de gérer et conserver son parc immobilier, devient responsable d’un véritable désastre patrimonial. Mais surtout l’État, en refusant d’assumer son rôle de fiduciaire de notre héritage collectif, s’avère l’ultime responsable de ce désastre. Rappelons que ce sont les fabriques des paroisses qui gèrent les églises, les cimetières et les presbytères et qui décident si elles souhaitent les conserver. Malgré le caractère vénérable de ces institutions, nous croyons qu’elles sont devenues désuètes et qu’il est temps de réviser la loi qui les gouverne.

Nous remettons en question le droit et la légitimité des fabriques, et ultimement l’Assemblée des évêques du Québec, à gérer seules et sans partage l’avenir en péril de nos églises et cimetières.

Rappelons que les fabriques sont des institutions très anciennes, créées principalement pour mettre une certaine distance entre les biens des communautés religieuses et ceux des paroissiens, dont l’église et le cimetière, un service public, tous deux financés par les citoyens paroissiens. C’est le ministère des Finances qui est responsable de la Loi sur les fabriques[2]. 

Dans les années 1960, quand l’État a décidé d’assumer sa responsabilité en santé et en éducation, en retirant à l’Église ces tâches, il a omis de clarifier la question des biens des fabriques. En ce sens, il a eu tort. Depuis, il y a eu le concile Vatican II et le délaissement des pratiques religieuses. Nous connaissons la suite. Perte de paroissiens, de revenus et maintenant de légitimité. 

Dans les années 1990 a été créée, à l’initiative de l’abbé Claude Turmel, féru de patrimoine, la Fondation du patrimoine religieux du Québec, organisme qui a permis pendant un certain temps de recueillir les subventions de l’État pour essayer de sauvegarder nos églises. Plus récemment, l’organisme est devenu plus inclusif et s’est transformé pour devenir le Conseil du patrimoine religieux du Québec, organisme qui fait un travail remarquable compte tenu du peu de moyens financiers dont il dispose et de son pouvoir décisionnel presque inexistant.

Rappelons qu’en bout de ligne, c’est la fabrique qui décide, et elle le fait en fonction de considérations cultuelles et non culturelles et patrimoniales. Ne l’oublions pas, les marguilliers qui gèrent les fabriques, élus par des paroissiens qui n’existent pratiquement plus, doivent d’abord allégeance aux curés dans la conduite de leur ministère.

Plusieurs personnes nous diront que l’État n’a pas les moyens de prendre à sa charge le patrimoine religieux de nos ancêtres. Comme l’Église nous le rappelle souvent, elle n’a pas les moyens, elle non plus, tandis que l’État pourra établir un programme à long terme basé sur un inventaire et des critères précis établis en concertation avec les milieux clérical, culturel et municipal.

Sommes-nous condamnés à assister impuissants à la destruction et à la disparition de notre patrimoine religieux? Non. Cette situation a assez duré! L’État doit assumer son rôle et achever la Révolution tranquille. 

Les candidats et candidates aux élections provinciales de 2018 doivent nous dire ce qu’ils entendent faire pour sauver notre patrimoine religieux.



[1] Cette pétition est l’initiative de l’Écomusée de l’Au-Delà, un organisme fondé en 1991 qui a pour mission de préserver et faire connaître le patrimoine funéraire du Québec.
[2] Anciennement, c’était le ministre des Institutions financières qui s’occupait de la Loi sur les fabriques, avant sa fusion avec le ministère des Finances.



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