Libérez Laurent Gbagbo et Blé Goudé. Ils ont été acquittés!!!

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« Si une personne est acquittée, l’article 81(3)(c)(i) du Statut indique qu’elle soit immédiatement libérée. C’est une conséquence automatique d’un acquittement et aucune décision ou ordre additionnel de la chambre de première instance n’est requis. L’article 81(3)(c)(i) du Statut donne à la Chambre de première instance le pouvoir d’ordonner, à la demande du Procureur, le maintien en détention d’une personne acquittée, en attente d’une procédure d’appel contre l’acquittement. Si la Chambre de première instance répond favorablement à cette requête, sa décision devient la nouvelle motivation du maintien en détention de la personne acquittée. Si, au contraire, la Chambre de première instance rejette la requête du Procureur, cela ne modifie en rien le statut de la personne acquittée ; … En ce qui concerne la détention, la disposition statutaire de l’article 81(3)(c)(i) qu’est la libération immédiate de la personne acquittée reste en vigueur. ».
Laurent Gbagbo, Président élu et en exercice de Côte d'Ivoire, après avoir vu son pays être déstabilisé par un coup d'état et une situation de guerre qui a duré presque toute une décennie, s'est vu attaqué de nouveau par la France en renfort aux rebelles et pillards qui écumaient une partie du pays sous la protection effective de la France. Bombardé par les forces françaises et Onusiennes stationnées en Côte d’Ivoire,  forces prétendument impartiales, puis arrêté et remis aux rebelles, Laurent Gbagbo s'est vu déporté à la Cour Pénale Internationale pour y être accusé sans preuves de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre et y être jugé en compagnie de son ministre de la jeunesse Charles Blé Goudé dans un procès qui n'aurait jamais dû avoir lieu, tant les preuves sont inexistantes, selon les dires mêmes des juges qui ont vu défiler à la barre plus de 80 témoins du procureur. C'est donc après avoir écouté les témoins de l'accusation et sans entendre les témoins de la défense qu'ils ont autorisé la défense à demander l'arrêt des procédures contre leurs clients et leur acquittement, lequel acquittement a été prononcé avec l’ordre de libération immédiate des prévenus. Dans leur décision écrite, les juges vont plus loin en indiquant que les preuves qui ont conduit au procès n'auraient même pas passé le test minimal de recevabilité dans aucun système national. Mais voilà, depuis le 15 janvier 2019, défiant toute notion de justice et le respect des droits humains qui en découlent, Laurent Gbagbo et Blé Goudé sont privés de leur liberté totale et maintenus dans une détention qui ne dit pas son nom avec des conditions très restrictives, loin de leur pays, loin de leurs familles. Et pourtant, la crise ivoirienne ayant eu deux protagonistes, il est loisible de chercher les coupables des crimes dans l’autre camp, celui de la France, de l’ONU et d’Allassane Dramane Ouattara et de Soro Guillaume, les auteurs des crimes commis. Mais, la procureure de la CPI prétend être toujours en train d’enquêter. Après plus de 8 ans, cela n’est simplement plus crédible. Libérez Laurent Gbagbo et Blé Goudé et arrêtez et jugez l’autre camp si tant est que c’est la vérité que vous recherchez et si le sort des victimes des massacres d’Abidjan par les forces françaises, de Duékoué par les forces d’Allassane Dramane Ouattara et de Soro Guillaume vous préoccupe comme vous le prétendez.