Pétition de soutien au Professeur Joseph DJOGBENOU suite à la décision DCC 17-082

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Monsieur Joseph DJOGBENOU, professeur de droit privé à l'Université d'Abomey-Calavi, a continué à dispenser ses cours dans son Université après sa nomination comme Garde des Sceaux au Bénin. La cour constitutionnelle a déclaré qu'il a méconnu la constitution par ce fait, en confondant emploi public et mission de service public. Le Professeur DJOGBENOU est un homme de qualité dont on ne devrait pas priver les étudiants en raison de ses fonctions, d'autant qu'il manifeste lui-même de la disponibilité à poursuivre ses enseignements et que le nombre d'enseignants de rang magistral de cette université est très peu important.

Si chaque enfant qu’on enseigne est un homme qu’on gagne, chaque disciple qu’on prive de son maître est un homme qu’on perd…

Une telle perte vient d’affecter l’enseignement du droit au Bénin à travers la décision DCC 17-082 du 13 avril 2017 rendue par la Cour Constitutionnelle qui, dans une magistrale confusion entre emploi public et mission de service public (pour autant que la critique est autorisée), a privé, pour un moment, très court il faut l’espérer, les étudiants du Professeur Joseph DJOGBENOU de leur maître. 

A chaque appel de la Faculté de droit et de sciences politiques, le Professeur Joseph DJOGBENOU doit désormais répondre non. A chaque appel d’une autre université, la cour l’autorise à répondre oui. Peu en importent les conséquences, le summum jus devait être rapidement dit.

En ces moments qui sont peut être difficiles pour l’homme de vocation qu’on prive d’exercer son sacerdoce, mais qui le sont davantage pour ses disciples, ses étudiants et son université, il faut simplement réaffirmer sa foi en l’Etat, garant de l’éducation, aux institutions qui doivent protéger ce droit sacré (articles 12 et 13 de la Constitution), en l’égalité qui est au-dessus de bien des principes et règles (article 26 de la Constitution), et en la justice dont la flamme ne peut s’éteindre dans le cœur de ses artisans.

C’est une discrimination d’appliquer aux autres des règles que l’on a pas su observer soi-même, c’est une chance d’espérer en l’avenir.

Vive le Professeur Joseph DJOGBENOU, vive l’enseignement du droit !



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