#COUD_Assassin

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Le coup du plus grand ASSASSIN du monde
            L'Ecole supérieure Polytechnique de Dakar existe depuis 1964. Elle a connu à travers l’histoire de nombreux changements jusque dans son appellation dont la plus connue reste encore ENSUT. Cependant, une chose est toujours restée inchangée : son objectif. Ce dernier a toujours été de former les meilleurs dans leur domaine, des ingénieurs performants, faisant du service à la nation un sacerdoce. Cette intention se reflète dans les accomplissements et les distinctions de l’école tant d’un point de vue national qu’international. Parmi ces nombreuses distinctions, on peut citer ENACTUS Sénégal, 1er et 2eme prix au Hackathon d’Orange, 2eme et 3eme prix au Hackathon MIN’OVATIONrecompenser par le Président de la République et tant d’autres tant d’autres. Ces dernières sont le fruit d’une charge de travail éprouvante (40h de cours/semaine + plus de 300 heures de travail hors cours selon le livret de l’étudiant). Tous les résultats des recherches et la floraison des projets ( , TAWFEKH, FADJU , Dimbali, OwnLabs, etc.) qui font le prestige de cette école sont obtenus grâce à son campus social qui offrait un cadre de vie relativement propice aux études et permettait l’émulation des esprits qui y sont rassemblés.
            Il y a encore quelques années, les conditions étaient optimales. Pourtant, depuis que la gestion du campus est passée de l’administration de l’école au COUD, les conditions sociales n’ont fait que se dégrader et ont finis par atteindre un niveau déplorable. Tout étudiant à l’ESP s’était battu corps et âme dans le but de réussir le concours d’entrée à cette prestigieuse école et espérait devenir un grand ingénieur pour servir son peuple. La lueur d’espoir a été entraperçue lorsque la construction de nouveaux pavillons a été entamée, après que le COUD ait stoppé la construction du Pavillon F construit par l’école dans l’unique but d’améliorer les conditions de vie de ses étudiants. L’édification de ces deux bâtiments a été faite sous le nez des polytechniciens sans pour autant en amont demander leur avis. Aujourd’hui ces bâtiments sont la source incontestable des nombreux problèmes que rencontrent les polytechniciens.
            Décembre 2016, date à laquelle les autorités compétentes de ce pays lancent le projet de construction de deux nouveaux pavillons au sein du campus de l’Ecole Supérieure Polytechnique. Ce projet avait clairement pour but de résoudre les problèmes de répartition précaire des chambres. En effet, avec le taux de croissance du nombre d’étudiants qui ne cessaient d’évoluer chaque année, l’administration du COUD faisait progressivement codifier les pensionnaires, après accord par élan de solidarité avec les étudiants, en dépassant (en allant jusqu’au double) la capacité prévue par chambre. Cependant, des séries de problèmes s’enchaînent et détériorent davantage les conditions de vie sociale au campus dès l’entame de la construction des nouveaux pavillons. Les problèmes de pénurie d’eau récurrente, pouvant durer jusqu’à plus de 24h, s’ajoutent au quotidien des étudiants. La démolition d’un segment de la clôture du campus par les techniciens des bâtiments, entraînera aussi une hausse de l’insécurité qui s’est manifestée par une recrudescence alarmante des cas de vol. Les jours passent, les bâtiments s’élèvent presque au-dessus des anciens, l’aération des chambres est réduite et l’atmosphère devient de plus en plus poussiéreuse. Cette situation affecte par la suite l’état de santé des étudiants souffrant de maladies respiratoires. Toutefois, les étudiants gardaient leur mal en patience ayant espoir qu’un jour leurs conditions de vie sociale au campus allait être amélioré et considérant ces épreuves comme inévitables pour une issue meilleure.
            Le 04 Octobre 2018, fut la date de l’inauguration de ces nouveaux bâtiments suite à laquelle de nombreuses promesses ont été formulées au Comité Exécutif des Etudiants (CEE) représentant les étudiants de l’ESP, notamment le logement de l’ensemble des polytechniciens, comme cela se faisait il y a quelques années, entre autres. Depuis, le CEE veillait à la suivie de ces promesses à travers des rencontres et des échanges avec les représentants du Centre des Œuvres Universitaires de Dakar (COUD) et les autres parties prenantes. A leur grande surprise, l’amicale apprend un bon jour qu’une commission composée des autorités du COUD et des présidents des amicales des facultés de l’UCAD, a été mise en place dans le but d’établir des clauses concernant l’occupation de ces nouveaux pavillons. Sans la convocation des polytechniciens, cette commission a tenu une rencontre et prise des décisions, ne respectant pas les promesses faites à l’origine et fort désavantageuses pour les étudiants de l’ESP.
            Suite à ce manque de respect et de considération notoire de l’ensemble des parties prenantes vis-à-vis des étudiants polytechniciens, des assemblées générales se sont tenues afin de statuer sur la situation concernant leur logement dans ces pavillons nouvellement construits dans l’enceinte du campus social de l’ESP et de l’ENSETP. L’ensemble des revendications des polytechniciens peuvent se résumer en une phrase : « le logement effectif de tous les polytechniciens dans les conditions normales». Un plan d’action sera décliné et des manifestations auront lieu jusqu’à l’obtention d’une suite favorable à leur revendication. Malgré les situations précaires décrites ci-haut auxquelles les polytechniciens font face quotidiennement, ils parviennent quand même à produire de bons résultats et à exceller au niveau des concours nationaux et internationaux. Dégrader davantage ces conditions déjà éprouvantes, reviendrait à annihiler cette phrase du Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation : « L’Ecole Supérieure Polytechnique de Dakar est une grande école d’ingénieurs car ce que font les élèves –ingénieurs et enseignants chercheurs (de cet établissement) c’est ce que font les grandes écoles d’ingénieurs dans le monde » ; ou encore cette phrase du recteur de l’UCAD « Dans notre espace universitaire, l’ESP est à la pointe de l’innovation, de la créativité et des initiatives. Cette école est très préoccupée de résoudre des problèmes des sénégalais à un niveau qui est parfois insoupçonné ».
« Ne tuez pas le dernier bébé (Campus social) en vie #COUD_Assassin », tel est actuellement leur slogan, décidés et déterminés à mener le combat jusqu’au bout, pas seulement pour eux mais aussi pour l’avenir de l’Enseignement et de la promotion scientifique au Sénégal


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