Contre les privilèges de la classe politique actuelle, mettons-nous d'accord pour...

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Un quinquennat se termine. Des élections se profilent. Contre les travailleurs, les moyens engagés par le patronat et par des élus qui le soutiennent ont été massifs,graves - même si le même patronat, de type MEDEF, en exige encore plus, comme ce qui se passe en Grèce. Notre situation sociale, salariale, est déjà grave, mais desprofiteurs entendent nous imposer des aggravations nouvelles. Nous pouvons faire la liste de ces petites "sécurités" juridiques que le patronat veut faire sauter, mais elle serait longue, trop longue. Un seul exemple est édifiant : pour la fonction publique, le modèle du privé s'imposerait, et la possibilité de licencier serait donc facilité, et pour les salariés du privé, il s'agirait de rendre le licenciement aussi facile qu'une lettre à la poste - congédiés, et sans possibilité de contestation. Nous ne sommes pas assez leurs esclaves, alors ceux qui se prennent pour nos maîtres veulent nous ramener au plus près des conditions dramatiques de vie de nos aïeuls. Par contre, pour eux, c'est toujours et tout le temps, l'hyper sécurité, juridique, financière. Et justement, l'actualité nous offre un exemple parfait de cette hyper sécurité. M. Fillon, chantre de l'entreprise privée, du libéralisme version ultra, aura été sponsorisé par les finances publiques depuis trente ans - ou par des mécènes privés. Lui qui fait partie de ses dénonciateurs de "l'assistanat" quand il s'agit de parler des maigres allocations perçues par des chômeurs/chômeuses, par des modestes travailleurs pour leur famille, leur logement, aura connu un hyper assistanat qui fait rêver ! Et comme il est très "partageux", dans les limites strictes de sa famille, c'est donc sa femme et ses enfants qui ont bénéficié de ses "largesses". Donc, M. Fillon a embauché sa femme, en tant qu'assistante parlementaire, et a rémunéré ses enfants, pour des conseils juridiques, avant qu'ils soient même avocats. Pour Madame, il y a un hic : le Canard Enchaîné, qui a publié les éléments (chiffres, documents), c'est que le travail qu'elle devait effectuer en tant qu'assistante parlementaire aurait été invisible et sans œuvres perceptibles.


C'est la définition d'un "emploi fictif". De cet emploi et de ce travail, Mme Fillon elle même déclare dans un entretien télévisuel qu'elle n'a jamais été "l'assistante" de son mari. Les sommes versées au fur et à mesure des années sont, pour des salariés comme nous, énormes. Il nous faudrait plusieurs décennies pour parvenir à percevoir, et pour des activités, elles, réelles, dures, un tel total. Si M. Fillon reste le candidat de son parti, et que, éventuellement, il gagne l'élection présidentielle, il nous faudra défendre la jurisprudence Fillon en matière d'emploi : on ne peut pas exiger d'une personne qu'elle accomplisse un travail pour bénéficier d'un revenu, et d'un excellent revenu, on ne peut pas exiger de prouver la réalité d'un travail pour qu'elle puisse bénéficier d'une allocation chômage. De facto, M. Fillon et sa famille défendent devant nous le revenu d'existence ! et quel revenu ! M. Fillon est-il un cas isolé au sein d'un parti rempli d'innocents ? Plutôt d'être une exception, M. Fillon rejoint la longue liste des élus UMP/Les Républicains qui ont eu à rendre des comptes, qui ont été jugés ou qui pourraient l'être, de M. Juppé à M. Balkany, en passant par M. Sarkozy. Quand il s'agit d'assurer un train de vie, ces "pauvres élus", comparés aux millionnaires ou aux milliardaires qu'ils fréquentent, dans des cercles privés, comme "Le Siècle", le groupe Bildelberg, sont tellement en dessous de ce que leurs "besoins" exigent qu'ils semblent trouver des compensations pour se maintenir à flot. Entre l'UMP/les Républicains et le
Front National, la concurrence en la matière est aussi féroce. Qui aura le plus de mis en examen ?  Qui aura le plus d'affaires les plus graves ? Qui sera le plus relaxé ? condamné ? Pour le Front National, la franchise Le Pen, la dernière affaire en date est celle du financement d'assistants par l'argent du parlement européen, dû à Mme Le Pen au titre de son mandat, mais hélas, l'impopularité, justifiée, de l'UE est instrumentalisée par Mme Le Pen pour se présenter en victimes. Cela n'efface pas le fait que ce parti est bien le premier parti de France... en matière de poursuites et de condamnations judiciaires, à commencer par Jean-Marie Le Pen lui-même. Le FN est plus habile que l'UMP/Les Républicains : en faisant référence au peuple, et ce constamment, il fait croire que lui est un parti anti-système alors qu'il s'agit du parti qui le représente le plus ! C'est pourquoi nous appelons les travailleuses, les travailleurs, les citoyennes et les citoyens à prendre en compte, signer, cette pétition. Celle-ci s'adresse avant tout aux citoyens. Les changements que nous voulons, c'est nous qui les porterons et les imposerons. Nous voyons bien que les élus et les "puissants" s'organisent depuis longtemps pour nier nos droits, théoriquement et pratiquement. Et ils avancent. Il est temps de contre-attaquer. Par cette pétition, nous nous adressons à tous les candidats aux élections prochaines (à l'exception de l'extrême-droite), au Défenseur des Droits, à l'UNEDIC, et nous demandons :


- la transformation du chômage en période d'activité sans employeur, la perception d'une allocation égale ou supérieur au SMIC
- une conférence nationale sur les salaires et revenus, afin de déterminer des moyens pour réduire l'écart entre le revenu le plus bas et le revenu le plus élevé, afin de cesser d'exclure des populations d'un revenu d'existence (les jeunes et étudiants, certains retraités)
- la limitation des motifs de licenciement, l'encadrement plus sévère des procédures de licenciement
- la création d'un coefficient de dépense locale eu égard au revenu annuel perçu afin de valoriser l'usage de son revenu annuel dans la vie économique locale
- des règles draconiennes pour s'assurer que les élus aient des revenus comparables à la moyenne nationale, ne soient pas l'objet de tentations de la part de lobbys patronaux, n'aient pas le droit d'être membres ou invités par des cercles patronaux


C'est un ensemble de mesures qui permettront de revivifier la démocratie, laquelle, est en France, dans une situation catastrophique. Il en va ainsi et aussi dans les entreprises, les associations, où les droits des salariés sont trop formels et incomplets, et à cause de cela, ne sont pas respectés par les employeurs. C'est à nous de commencer le chemin. C'est toujours ainsi que les progrès ont commencé : par les travailleurs !



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