Nous pouvons protéger la plus belle plage de la plus belle baie des Caraïbes françaises

0 a signé. Allez jusqu'à 100 !


Je suis Française, je m’appelle « Grande Anse », je suis une plage réputée de la plus belle baie des Caraïbes, dans l’Archipel des Saintes, à Terre de Bas : vous trouverez des photos de moi à profusion sur internet, je vous laisse découvrir celle que j’étais.

J’ai accueilli de nombreux touristes curieux de découvrir mes splendeurs et mon authenticité, auxquels j’ai offert mon sable blond et mes eaux turquoise, à l’ombre de mes cocotiers et des quelques « pieds raisins » : de l’un d’entre eux pendait une balançoire …

Je me suis prêtée à leurs repos, à leurs jeux, mon eau est à 28°, mes vagues sont douces ou déferlantes, c’est selon.

J’abritais un bar/restaurant construit sur les galets, atmosphère conviviale, cuisine délicieuse, vue exceptionnelle, que le cyclone Maria a récemment fracassé méchamment et sans raison. J'aimerais tant le retrouver ...

J’ai vu éclore des tortues, j’ai vu pêcher des pélicans (tâche très facilitée tant l’eau est claire), j’ai abrité des constructions éphémères moulées par les enfants et que la mer emportait aussitôt : des châteaux, des tunnels où jouaient les touloulous

La végétation rampante qui agrippait mon sable produisait de petites fleurs délicates convoitées par les colibris

J’étais une très belle plage et il n’y avait aucune raison que le temps laisse son empreinte sur moi, mais c’était sans compter sur la négligence des hommes et la férocité récente des éléments…

On ne m’a apporté aucune aide, à aucun moment. Le bénéfice de la protection du littoral ne m’a pas été accordé, et au fil des ans, on m’a volé mon sable pour construire, on a arraché la végétation qui le retenait, les cabanes multicolores des pêcheurs ont été agrandies en béton, j’ai été réduite à ma plus simple expression.

La nature s’est désintéressée de moi : la mer m’apportait le sable et les coquillages, mais lasse d’effectuer ce travail inutilement, elle ne me donne plus que des pierres, des détritus et des sargasses ; le cyclone Maria a déraciné mes « pieds raisins » et quelques cocotiers ; elle m’en a laissés, mais  par mesure de précaution, l’homme est venu les abattre dès le lendemain … comme si la petite brise du lendemain risquait d’achever le saccage des vents soufflant à plus de 200 Km/heure !

Mon riverain Moïse, qui veille sur moi depuis sa tendre enfance et vit des produits de la mer qu’il prélève respectueusement, a redressé le « pied raisin » celui à la balançoire, et surveille attentivement sa repousse ; bel effort dont je lui suis infiniment reconnaissante. Mais cela ne suffira pas à soigner la très vieille dame chauve que je suis devenue. Pour me consoler, j’entonne : « Y’a qu’un ch’veu sur la tête à Matthieu, etc. » C’est ridicule et pitoyable.

Puis je ne sais plus qui a eu l’idée de faire une pétition, et m’a prêté sa plume (l’ami Pierrot ?), pour vous demander de la signer massivement, afin de me donner de la voix à travers vos écritures.

De la voix pour attirer l’attention des organismes chargés de la protection du littoral et de l’écologie sur les maltraitances dont j’ai fait l’objet parce que l’ homme en général n’a pas prêté attention aux signalements de quelques uns. Aidez moi à retrouver ma beauté et à la préserver.

Merci, vraiment.



Maryse compte sur vous aujourd'hui

Maryse VIALLE a besoin de votre aide pour sa pétition “Conservatoire du Littoral: Nous pouvons protéger la plus belle plage de la plus belle baie des Caraïbes françaises”. Rejoignez Maryse et 12 signataires.