Fermer les filières privées spécialisées pour enfants de 3 à 11 ans en difficulté d'apprentissage

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Des enfants en difficulté d'apprentissage, par suite par exemple de dysphasie, de dyslexie, de dyscalculie... sont classés par les MDPH comme enfants handicapés et sont orientés trop souvent vers des structures spécifiques privées dès leur plus jeune âge : jardins d'enfants spécialisés, IME... Les parents qui acceptent cette orientation sont la plupart du temps des familles démunies et peu informées.

L'entrée dans ces structures est irréversible. Ces lieux spécifiques comprenant un grand nombre d'adultes spécialisés conduisent à une ghettoïsation de ces enfants handicapés. Les passages intermittents dans le système ordinaire, quand ils existent, sont en général complètement artificiels et inefficaces. Ces enfants placés dans un environnement de maternage déconnecté du monde scolaire ordinaire deviendront la plupart du temps des adultes assistés toute leur vie.

Les établissements privés qui les accueillent sont payés par la Sécurité sociale à la prestation journalière. Pour améliorer les rentrées financières, les enfants ont ainsi moins de vacances et il arrive que des nuitées soient proposées aux familles essentiellement pour motifs financiers, sans parler des taxis qui font les trajets maison-établissement pour des enfants non handicapés moteur, même s'ils habitent à proximité. On mesure le coût pour la collectivité d'une telle gestion du handicap qui permet aux Conseils départementaux gestionnaires des MDPH de se donner bonne conscience vis à vis du handicap sans prendre en compte les résultats de tels dispositifs et le coût réel.

Des conditions scolaires véritablement inclusives dans le système ordinaire auraient produit des résultats bien meilleurs et à un coût moindre pour la société. Ces enfants en difficulté d'apprentissage doivent intégrer des établissement de l'éducation nationale dans des dispositifs existants. C'est d'ailleurs le droit commun défini par la loi sur le handicap du 11 février 2005. Ces enfants, assistés ou non d'AVS (auxiliaire de vie scolaire), confrontés aux autres enfants deviendraient autonomes, seraient placés en émulation, pourraient suivre un programme. Ils seraient capables pour un grand nombre d'entre eux de suivre une scolarité ordinaire avec une ou quelques années de retard. Devenant adultes, ils ne seraient plus assistés toute leur vie.

Tant qu'existeront des places dans les structures privées spécialisées, elles seront occupées par des enfants avec des difficultés d'apprentissage moyennes, voire légères (qu'on pense à ces enfants qui entrent dès 3 ans dans des jardins d'enfants spécialisés, antichambres des IME) dont les parents n'ont pas les clefs pour comprendre et s'y opposer.

Pour sortir de ce système désastreux pour les enfants et ruineux pour les finances publiques (ces sommes pourraient être mieux utilisées pour les classes ordinaires), il faut demander :

- aux Conseils départementaux qui gèrent les MDPH et à la Sécurité sociale qui finance, de fermer les jardins d'enfants spécialisés et les IME pour les enfants de 3 ans à 11 ans ayant des difficultés d'apprentissage ;  

- et au Ministère chargé de l'éducation nationale de mettre en place les moyens pour faire réussir ces enfants avec ou non des dispositifs d'aide adaptés, comme cela est fait pour les enfants de parents avertis.



daniel compte sur vous aujourd'hui

daniel KOCH a besoin de votre aide pour sa pétition “Conseils départementaux Sécurité sociale Ministère éducation: Fermer les filières spécifiques pour enfants dès 3 ans en difficultés d'apprentissage”. Rejoignez daniel et 57 signataires.