Pour la réouverture d'une ligne TER Bourg-en-Bresse – Bellegarde

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I. INTÉRÊT POUR LA POPULATION

Depuis 1990, plus aucun TER ne circule sur la ligne de chemin de fer Bourg-en-Bresse – Bellegarde-sur-Varseline, alors que la ligne de cars Auvergne-Rhône-Alpes n°36 reprend son exact tracé.

Une récente étude montre qu'il y a plus de 600 voyages quotidiens entre le Haut-Bugey et l'agglomération genevoise.

Au 1er janvier 2016, parmi les 104 272 frontaliers - titulaires d'un permis de travail suisse G - 2 281 résidaient sur le Pays bellegardien, soit une hausse de 7,49 % par rapport à 2015. Le nombre le plus important étant sur la commune de Bellegarde-sur-Valserine.

Ce constat a poussé le Groupement transfrontalier européen a y ouvrir une antenne, en rappelant qu'au total, ce sont pas moins de 140'000 pendulaires qui travaillent sur le canton de Genève et vivent en France.

C'est dans ce contexte qu'intervient le projet actuel de RER « Leman express » qui vise une meilleure desserte du Grand Genève.

Ces circonstances constituent une occasion historique d'assurer enfin une meilleure desserte du Haut-Bugey à l'échelle locale, par la réouverture d'une liaison TER.

Celle-ci rendrait plus rapide et plus fiable sa liaison avec la région genevoise via Bellegarde (correspondance avec le RER tous les demi-heure), alors que l'entrée de Bellegarde est régulièrement embouteillée, et que les cars ne bénéficient pas de voie de circulation en site propre.

L'effet escompté serait de permettre d'attirer de nouveaux habitants, notamment frontaliers, et partant, de réinjecter dans l'économie locale une partie des salaires de ceux-ci.

II. AVANTAGES DU TER SUR LE CAR

En France, depuis 2002, l'offre de mobilité régionale a progressé de 20%, et le nombre de voyageurs de plus de 55%. Le succès des TER repose en partie sur la croissance rapide du prix des carburants, et sur un mouvement puissant de relance des transports régionaux.

L'exploitation d'une ligne de car est certes moins onéreuse que celle du train, mais les frais d’exploitation d'une ligne TER sont amortis à la fois par les recettes voyageurs (billets et abonnements - à hauteur de 28 %), puis pour le reste, par la subvention publique d’exploitation versée par les conseils régionaux, laquelle est largement compensée par l’État.

La SNCF est à cet effet, dans une démarche de réduction de ses frais d'exploitation, par la mise en œuvre du plan « TER 2020 ».

Le pari d'une nouvelle desserte permettrait une meilleure mobilité des travailleurs frontaliers ou non, et donc de futurs voyageurs sur cette ligne, ce qui constituera autant de gains pour l'équilibre financier de l'exploitation de la ligne.

A titre comparatif, le temps de trajet entre Nurieux et Bellegarde, prend 45 minutes par car, contre seulement 24 minutes en train, soit 21 minutes de moins.

Au final le parcours du Haut Bugey vers Genève passerait largement sous la barre des une heure actuelle, ce qui rendrait l'exploitation de cette ligne compétitive par rapport aux autres modes de transport (voiture, car), et assurerait un service public de qualité, tout en permettant le désenclavement et le développement économique de ce territoire de 57 000 personnes.



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