Non à l’abattage indifférencié de 210 arbres de la forêt de Pinchat

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Non à l’abattage indifférencié de 210 arbres de la forêt de Pinchat

Nous, signataires de cette pétition, citoyennes et citoyens du Canton de Genève,
 
Alertés par un récent article de la Tribune de Genève faisant état de la décision du Conseil municipal de la Ville de Carouge de procéder à l’abattage de plus de 200 arbres de la forêt de Pinchat durant les vacances scolaires de février, demandons instamment aux autorités carougeoises ainsi qu’à son délibératif de surseoir toutes affaires cessantes à l’abattage de ces 180 arbres n’ayant pas été catégorisés dangereux et de ne procéder durant cette fenêtre d’opportunité qu’à l’abattage des 30 arbres ayant effectivement été constatés malades.
 
Il est absolument injustifiable qu’en raison de l’abattage nécessaire de 30 arbres malades, il faille procéder à l’abattage de 180 arbres supplémentaires ne présentant, eux, pas le moindre danger pour la population.
 
Par ailleurs, l’incidence d’un abattage d’arbres de si grande ampleur sur le biotope et la faune de la forêt de Pinchat, laquelle comprend de notoriété publique des renards et quantité d’espèces d’oiseaux, n’a pas été évaluée lors de la délibération ayant abouti à une décision politique brutale et un à vote ayant suscité de nombreuses abstentions, ce qui indique clairement que, sur cet objet, la concorde n’existe pas au sein du municipal carougeois
 
De toute évidence, toutes les solutions n’ont pas été suffisamment explorées ni questionnées afin d’éviter cet abattage. Faut-il penser qu'il doit sa précipitation à l’entrée en fonction au Conseil National à Berne, au même moment, de l’actuel Conseiller administratif de l’aménagement et des espaces verts de la Ville de Carouge et président des Vert.e.s genevois.e.s, Monsieur Nicolas Walder ?
 
Cette précipitation sans nuance est incompréhensible et est à rebours des préoccupations écologistes des électeurs à la faveur desquelles Monsieur Nicolas Walder a reçu mandat électif et a d'ores et déjà désappointé nombre d'entre eux lors de la publication de l'article de la Tribune de Genève qui en faisait état.
 
Incompréhensible également, le refus du délibératif de la Ville de Carouge d’entrer en matière sur l'amendement des Verts consistant à établir un relevé de la faune et à concevoir un plan de gestion sur le long terme impliquant un entretien dans la durée de la forêt, celle-ci ayant été inexplicablement laissée à l’abandon depuis plus de 20 ans par la Ville de Carouge jusqu’à ce qu’une trentaine d’arbres finissent par tomber en décrépitude et nécessitent à présent d’être abattus. C'est cette négligence qu'il s'agit pourtant de ne pas reconduire.
 
Incompréhensible encore, la décision du délibératif d’écarter sans atermoiements un autre amendement des Verts demandant à ce qu’une expertise soit faite par un organisme indépendant et neutre, Pro-Natura, afin d’aboutir à des solutions respectueuses de la forêt actuelle.
 
La solution retenue pour procéder à l’extraction des arbres à abattre, l’hélicoptère, est elle-aussi regrettable. L’impact du bruit produit par un hélicoptère sur la faune est considérable. Sa consommation en kérosène et la pollution en découlant à proximité d’un environnement sensible est, en regard de la raison, tout simplement extravagante. La Ville d’Onex, lors d’un cas comparable en raison d'un terrain forestier également en pente, avait opté simplement pour des chevaux, et était parvenue à l'extraction des troncs par ce moyen là. Ce qui a été possible à Onex devrait l'être à Carouge.
 
En raison de tout ce qui précède et à la faveur de cette pétition, nous demandons la suspension immédiate du plan d'abattage des 180 arbres non-malades ainsi qu'à être auditionnés de toute urgence par la commission des pétitions de la Ville de Carouge, au nom du groupe Genève se construit à la Tronçonneuse et des intérêts de la population genevoise, afin de plaider contre cette décision d’abattage d’arbres aux répercussions cantonales et en faveur d'une vision à long terme de l'aménagement des espaces verts qui corresponde à notre réalité écologique contemporaine.