Pétition fermée

Démission de la présidente Mme Julie Miville-Dechêne

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Par la présente, nous demandons la démission de la présidente Julie Miville-Dechêne du Conseil du Statut de la Femme du Québec (CSF).


Lors de son apparition à la Commission Parlementaire du Projet de Loi 20 (PL20) à l'Assemblée Nationale du Québec le 26 février 2015, Mme Miville-Dechêne a sciemment approuvé le projet de loi misogyne du ministre Barrette tout en admettant que 75-80% des médecins de moins de 50 ans étaient des femmes et que le PL20 toucherait plus les femmes médecins par des pénalités allant jusqu’à 30% de leurs revenus. Son raisonnement fragmentaire se basait sur la fausse prémisse que le PL20 tel qu'écrit augmenterait l'accès aux médecins de famille du Québec et aiderait les femmes malades ou aidantes et donc qu’elle préférait donner son support à ce groupe de femmes vulnérables.

Mme Miville-Dechêne n'a aussi que timidement critiqué la clause du PL20 selon laquelle toute fécondation in-vitro d'une femme de plus de 42 ans serait complètement illégale au Québec alors que cela enfreint clairement les Chartes des Droits et Libertés du Québec et du Canada.

Nous croyons que Mme Miville-Dechêne a failli au mandat de son Conseil, soit celui de défendre TOUTES les femmes québécoises. Approuver un projet de loi qui amputerait financièrement davantage des femmes professionnelles parce qu'elles ont 'de bons revenus' malgré une différence déjà existante de 79% avec leurs homologues masculins relève de l'incompétence d'une présidente d'un Conseil qui devrait être féministe. Nous soulignons qu’un temps plein d’omnipraticien signifie environ 50-60 heures par semaines avec horaires défavorables (gardes, soirs, nuits, fins de semaine) alors qu’un temps partiel équivaut à 35-40 heures par semaine, soit un temps plein dans bien d’autres professions syndiquées qui bénéficient aussi d’avantages sociaux, ce que les omnipraticiens n’ont pas. D'autre part, nombre d'experts entendus à la commission parlementaire ont conclu que ce projet de loi pourrait détériorer l'accès des femmes aux soins de santé et nuire à la qualité de prestation des soins. Une analyse plus poussée lui aurait démontré que les activités médicales menacées directement par le projet de loi ont trait à la santé des femmes: l’obstétrique et suivi de grossesse, la périnatalité, les cliniques de santé du sein, les cliniques d'allaitement, les trousses d'agression sexuelle, les cliniques de contraception, les cliniques de santé mentale car plus de femmes que d'hommes consultent pour ces services. Ce sont des soins essentiels pour les femmes que son appui met en péril.

Le CSF se prononce pour des quotas de femmes dans les domaines où elles seraient sous-représentées, tels que le domaine légal ou celui des affaires. En contraste, la médecine est un domaine professionnel qui prône tout autant l’excellence et le mérite mais où les femmes n’ont pas besoin de quotas pour y dominer. Mme Miville-Dechêne a préféré sanctionner les omnipraticiennes. Cela va à l’encontre du féminisme de base et tient de la discrimination envers toutes les femmes qui réussissent à percer le plafond de verre dans quelque profession ou carrière que ce soit. Est-ce qu’une femme qui réussit dans la vie par son dur labeur et ses études prolongées devrait être moins bien représentée par le CSF? Le succès professionnel n’est pas une raison de ne plus avoir de support du féminisme, bien au contraire.

Enfin, la prise de position molle contre la clause du PL20 rendant illégale toute fécondation in-vitro d’une femme de 42 ans, même à ses propres frais, est déplorable. L’association des obstétriciens et gynécologues du Québec a été claire à cet égard, cette clause n’est pas acceptable. Nous considérons qu’elle porte atteinte à la Charte des Droits et Libertés de la personne.

Il nous semble que Mme Miville-Dechêne, choisie par le parti majoritaire du gouvernement québécois, n’a pas voulu aller à l’encontre de ceux qui lui ont donné cette position et signent son chèque de paie. Or le Conseil, payé par l’ensemble de tous les contribuables québécois, se doit d’être neutre politiquement et devrait défendre toutes les femmes québécoises. La Présidente du Conseil du Statut de la Femme aurait dû clairement condamner haut et fort le projet de loi 20 dans toutes ses clauses tout en soulignant l'importance d'améliorer l'accès des soins aux femmes patientes et aidantes.



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