Mieux encadrer l’utilisation des antibiotiques dans les élevages

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Les antibiotiques en élevage représentent à eux seuls 63% de la consommation d’antibiotiques en France et d’après l’OMS, au moins 50 % des antibiotiques produits dans le monde sont destinés aux animaux. Dans 91,6 % des cas, les antibiotiques sont administrés aussi bien aux animaux malades qu’aux animaux sains.

Or, comme chez l’Homme, la surconsommation d’antibiotiques dans les élevages est responsable de l’apparition de résistances. En effet, l’efficacité des antibiotiques est désormais menacée par des bactéries pathogènes qui deviennent de plus en plus résistantes.


Ces résistances sont devenues massives et préoccupantes :


Les bactéries multi-résistantes issues des élevages peuvent se transmettre à l’Homme directement ou via la chaîne alimentaire. Ainsi, en mars 2014, l’UFC-Que Choisir avait publié un test sur la viande fraîche de volaille révélant que 61 % des échantillons contaminés par E. Coli étaient porteurs de germes résistants à un ou plusieurs antibiotiques !

Dans les pires des cas, certaines bactéries sont résistantes à tous les antibiotiques disponibles. Ce dernier cas est heureusement encore rare, mais le phénomène est en augmentation. Il place les médecins dans une impasse thérapeutique : dans ce type de situation, ils ne disposent plus d’aucune solution pour lutter contre l’infection.

En Europe, le phénomène d’antibiorésistance entraîne 25 000 décès chaque année, sans compter les effets secondaires liés à la surexposition des antibiotiques:


• Sur le tube digestif : certains antibiotiques ont un effet direct sur son fonctionnement, en provoquant des nausées, des vomissements ou des diarrhées. D’autre part, tous les antibiotiques perturbent la flore intestinale, qu’ils détruisent de manière plus ou moins accentuée.
• Sur le foie ou les reins, qui peuvent être affectés par la toxicité de certains antibiotiques.
• Sur globalement tous les organes, notamment la peau, qui peuvent être soumis à des réactions d'allergie aux antibiotiques.


Les antibiotiques de dernier recours menacés :

il est primordial de préserver l’efficacité des antibiotiques les plus récents, tels que les céphalosporines de dernières générations et les fluoroquinolones, notamment en les réservant à la médecine humaine, car ils constituent l’ultime recours lorsque les autres molécules se révèlent inefficaces sur les germes les plus résistants. Pourtant depuis 1999 l’utilisation des fluroquinolones a augmenté de plus de 50 % et celle des céphalosporines de dernière génération a quasiment doublé (2) dans les élevages français ! (Source : UFC Que choisir).

Il est urgent :

  • D’enteriner les mesures visant à interdire l’usage préventif des antibiotiques 
  • De supprimer toute incitation financière à la prescription d’antibiotiques pour les vétérinaires.
  • de réserver l’utilisation des antibiotiques critiques à la médecine humaine.

Nos vies, notre santé et celle des générations à venir sont concernées, et de nombreux accidents inutiles pourraient avoir lieu du fait de cette situation.

C'est pourquoi nous nous tournons massivement vers vous, les états membres du conseil européen, pour vous demander d'intervenir de toute urgence pour que ces mesures soient enterinées.

Nous vous demandons de prendre toutes les mesures nécessaires pour aboutir le plus rapidement possible à une résolution de ce dossier.

 



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