Sauvez les Victoires du Jazz !

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À L’ATTENTION DES REPRÉSENTANTS DES VICTOIRES DU JAZZ, DU MINISTÈRE DE LA CULTURE, DE FRANCE TÉLÉVISIONS, DE FRANCE 5, DE RADIO FRANCE, DE FIP, DE LA SACEM, DE L’ADAMI, DE LA SPEDIDAM, DU FCM, DU CNC, DU CNV, DE LA SCPP ET DE LA SPPF.
 
Ceci est une lettre de consternation.
 
Nous, artistes, journalistes, producteurs, attachés de presse, organisateurs de spectacle, distributeurs, photographes, éditeurs, agents, vidéastes et amoureux du jazz, sommes consternés par les Victoires du Jazz 2019 et leur récente diffusion sur France 5.
 
Cette cérémonie censée honorer des artistes de jazz pour l’excellence de leur travail ne correspond en rien aux valeurs qui nous attachent à cette musique. Courir après l’audimat ne peut justifier une telle mascarade – surtout quand on sait que l’audiencen’était que si modestement au rendez-vous !
 
Inviter des « célébrités de la chanson »  et leur consacrer plus de la moitié de la soirée, comme si leur radieuse présence devait éclipser l’insignifiance des lauréats 2019 ainsi que du jazz en général, procède d’une naïve condescendance que nous pensions révolue.
 
Le palmarès de cette année était pourtant bien plus moderne et prometteur que ces célébrités en campagne promo. Mais il fut expliqué aux lauréats qu’ils ne pourraient ni venir avec leur orchestre, ni jouer leur musique. La machine à mépris était lancée, pour aboutir à la scène inimaginable, bien entendu pas vue à la télé, d’Henri Texier à qui on remettait vaguement une Victoire pour l’ensemble de sa carrière dans le hall de sortie, sans son, sans image et dans un brouhaha d’indifférence générale.
 
Ce qui a échappé à la plupart des membres de la profession présents ce soir-là au Casino de Paris, puisqu’ils avaient déjà quitté la salle au bout d’une demi-heure par lassitude et/ou écœurement. Cette soirée supposée célébrer des musiciens de jazz était devenue celle où on les accablait en public des préjugés les plus rétrogrades.
 
Nous savons ce que nous devons et apportons au milieu culturel de notre pays. Nous participons activement à sa dynamique créative, animons avec succès une multitude d'événements et de festivals, et sommes en lien avec l'ensemble des acteurs culturels nationaux, quels que soient les styles ou esthétiques, avec curiosité et ouverture d’esprit.
 
Nous comprenons que le jazz à la télé, c’est compliqué. Nous savons qu’il ne fait pas d’audience. Au fil des ans, nous avons vu les Victoires du Jazz suivre leur temps en changeant régulièrement de formule.  Ce n’est pas à nous de décider si cette obstination à imposer le jazz à la télévision est une chimère ou non.
 
Mais ce que nous pouvons dire, c’est que la nouvelle version des Victoires ne nous représente pas. Cette vision du jazz, ce dédain pour ses artistes et ce manque d’imagination aussi étroit d’esprit qu’hostile dans ses actes nous laisse dans la plus profonde consternation.
 
Nous rappelons que l’Association des Victoires est financée, outre l’Etat, par les sociétés civiles représentant les artistes dont le travail était à l’honneur ce soir-là. Comment cette Association a-t-elle pu ainsi se détourner du sens premier de sa mission ? Voilà qui est incompréhensible et mérite d’être examiné avec soin.
 
Loin de demander la suppression des Victoires du Jazz, nous demandons à l’Association, à ses bailleurs de fonds, à leur diffuseur France Télévisions et au Ministère de la Culture de prendre un moment de réflexion pour définir plus clairement les contours de leur soutien à une manifestation qui a montré si peu de cœur à honorer les siens.

Rédigé et signé par Laurent de Wilde, Raphael Imbert, Marie-Claude Nouy
 
Pascal Anquetil, journaliste
Franck Bergerot, journaliste
Pascal Bussy, mélomane
Vincent Bessières, producteur
Sébastien Boisseau, musicien, lauréat
Claude Carrière, journaliste
André Ceccarelli, musicien
Guillaume Cornut, directeur Le Bal Blomet
Laurent de Wilde, musicien, lauréat
Christian Ducasse, photographe
Alex Dutilh, journaliste, producteur, lauréat
Catherine Farhi, directrice New Morning
Roger Fontanel, directeur de festival
Luc Genetay et Céline Charissou, distributeurs
Daniel Humair, musicien, lauréat
Raphael Imbert, musicien, lauréat
Naïssam Jalal, musicienne, lauréate
Denis Lebas, directeur de festival
Jean-Louis Lemarchand, journaliste
Arnaud Merlin, journaliste, producteur
André Minvielle, musicien, lauréat
Marie-Claude Nouy, promotion et manager
Anne Paceo, musicienne, lauréate
Vincent Peirani, musicien, lauréat
Nathalie Piolé, journaliste, productrice, lauréate
Marion Piras, agent, lauréate
Yan Proefrock, réalisateur
Daniel Richard, producteur
Sylvain Rifflet, musicien, lauréat
Amélie Salembier, agent, manager
Jean-Marie Salhani, éditeur
Jérôme Selmer, Henri Selmer Paris, lauréat
Benjamin Tanguy, directeur de festival
Samuel Thiebault, producteur, réalisateur
Simon Veyssière, attaché de presse



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