AU NOM DE LA DIVERSITE CULTURELLE DEFENDONS LE FESTIVAL INT. DU FILM ORIENTAL DE GENEVE!

0 a signé. Allez jusqu'à 1 000 !

FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM ORIENTAL DE GENEVE ORIENTAL
FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM ORIE… a signé la pétition

AU NOM DE LA DIVERSITE ET DE LA CULTURE

DEFENDONS LE FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM ORIENTAL DE GENÈVE !

(F.I.F.O.G)

Malgré le franc succès de sa 14e édition, placée sous l’égide de la Commission suisse pour l'UNESCO, le festival voit son avenir menacé par le désengagement brutal des autorités culturelles de la Ville de Genève, dans le soutien à l’événement.

La Ville accorde une subvention au FIFOG depuis 2008. Cette année, elle représentait 37 % du budget indispensable à son fonctionnement. Le 22 février 2017, M. Sami Kanaan, magistrat en charge de la Culture auprès de la Ville de Genève, adresse des encouragements chaleureux au FIFOG, qui vit alors sa 12ème édition : « Je vous confirme que la Ville de Genève entend poursuivre le soutien financier octroyé chaque année au FIFOG (…) cette manifestation contribue à une meilleure compréhension de la diversité des cultures. En ce sens, elle a toute sa place dans le calendrier annuel d’une cité multiculturelle telle que Genève. »

Mais le 23 août 2018, le même magistrat convoque les responsables du FIFOG pour leur signifier la suppression de la subvention, en pleine préparation de l’édition 2019. Le revirement est aussi radical qu’inattendu !

Face à l’incompréhension et à la résistance affichée, le magistrat fait un demi-pas en arrière. Il conditionne le maintien de la subvention pour l’édition 2019 à l’acceptation par les responsables de la suppression de toute subvention ultérieure ou de la dilution du FIFOG dans un autre festival existant notamment le Festival du film et forum international sur les droits humains de Genève (FIFDH), sous la forme d’une vague case de programmation à définir. Ces deux alternatives signent l’arrêt de mort du FIFOG. Elles nient brutalement le festival comme symbole de diversité, espace de dialogue et de découvertes, vecteur d’intégration et de promotion de la Genève internationale, fenêtre sur l’Orient à feu et à sang, vitrine pour les cinéastes en difficultés.

Immergée dans la préparation de l’édition 2019, l’équipe du festival n’a pu réagir avec la distance et la sérénité nécessaires, face à ce qui constitue à ses yeux un chantage brutal. Dans une position d’extrême vulnérabilité, les responsables prennent acte de la décision dans un document signé.

Durant l’édition 2019, de très nombreux spectateurs, journalistes, professionnels genevois et invités de toutes nationalités - dont le célèbre romancier Tahar Benjelloun, président d’honneur - ont exprimé leur incompréhension et leur stupeur face à cette décision. Alors que l’Orient connaît des bouleversements dont les conséquences se ressentent manifestement jusque chez nous, les cinéastes et leurs équipes, qui réalisent des films dans des conditions extrêmement difficiles, voient avec stupéfaction le FIFOG, espace d’exposition rare et précieux, condamné à disparaître.

Faut-il rappeler que dans les pays où ils vivent, la pratique même de leur métier est souvent la garantie d’une mise en danger personnelle ? Et la Genève international leur tournerait le dos ?

Le FIFOG a une identité propre, qui s’est développée et précisée au fil de ses 14 éditions. Il présente des films qui abordent avec courage de sérieux enjeux dans les sociétés orientales. Il permet aux spectateurs genevois de découvrir des cinéastes qui défendent un point de vue courageux et original.

Le FIFOG s’appuie sur un réseau de partenaires qu'il a su convaincre, confirmer et étendre au fil des années. Il compte également sur la collaboration et l’engagement dévoué de nombreux bénévoles. Le festival est présent dans les écoles publiques avec un programme pédagogique original, il organise des projections en entrée libre dans les musées, dans les centres pour requérants d’asile, dans les parcs publics et a organisé également des projections en milieu carcéral ! Il fédère de nombreuses associations genevoises.

Le FIFOG est traversé par la diversité culturelle et artistique. Cela fait sa force et sa fragilité. Il mélange les arts, fait rêver, pose des questions pertinentes et promeut la liberté. Espace d’affirmations et de célébration des différences et des droits sociaux et culturels, le festival honore l’image d’une Genève solidaire, havre idéal à de si précieuses rencontres artistiques et humaines. Et l’on voudrait en finir avec ce festival ?

Nous refusons de voir tomber le couperet sans rien faire. Nous demandons aux autorités de la Ville de Genève de reconsidérer leur décision et de soutenir le FIFOG - aujourd’hui plus que jamais - au lieu de condamner son existence !

Avec votre soutien, les choses peuvent changer !

Premiers signataires :

1.     Tahar Ben Jelloun (Ecrivain – Académie Goncourt)

2.     Salika Wenger (Présidente du FIFOG / Députée au Grand Conseil genevois)

3.     Laurent Nègre (Réalisateur)

4.     Tahar Houchi (Réalisateur / Journaliste)

5.     Sofiane Bouchaib (Producteur)

6.     Alba Bianda (Enseignante)

7.     Léo Kaneman (Fondateur des festivals du FIFDH et Tous Ecrans)

8.     Emmanuel Deonna (Conseiller municipal, Ville de Genève & Député suppléant, Grand Conseil genevois)

9.     Guy Mettan (Député indépendant, Grand Conseil genevois)

10.   Amar Madani (Conseiller municipal, Ville de Genève)

11.   Yves Magat (Journaliste)

12.   Tanoa Desplan (Réalisatrice)

13.   Ali Benouari (Homme politique)

14.   Celâl Bayar (Président, Fédération des associations turques de Romandie)

15.   Catherine Bokonga-Fiankan (Journaliste correspondante)

16.   Jessica Da Silva Villacastin (Ecrivaine / Journaliste)

17.   Neptune Ingwersen (Journaliste)

18.   Fawzia Assaad (Ecrivaine)

19.   Taraneh Founex (Membre du Ciné-club Persan)

20.   Hafid Ouardiri (Directeur de la fondation pour l’Entre-connaissance)

21.   Samia Hamdan (Présidente de l’Association Rencontres et Cultures du Monde Arabe – RCMA)

22.   Association Ciné-Club Persan

23.   Association Rencontres et Cultures du Monde Arabe – RCMA

24.   Jalal Matri (Membre de l’Association Le Pont)

25.   Sefrioui Azzedine (Ancien Cadre du BIT)

26.   Nébil Darraji (Membre de l’Association Le Pont)

27.   Nicolas Künzler (Responsable du Forum Démocratie Participative)

28.   Maria Pérez (Conseillère municipale en Ville de Genève)

29.   Aaron Henri (Producteur)

30.   Gieri Caveng (Juriste)

31.   Dominique Ziegler (Auteur et metteur en scène)

32.   Lydie Maria Kraüchi (Responsable de la Commission Culture, Association Fraternité Haïti-Suisse)

33.   Yvonne Bercher (Ecrivaine)

34.   Gérard Perroulaz (Cofondateur du Festival Filmar en America Latina)

35.   Fabienne Abramovich (Réalisatrice)

36.   Ariane Arlotti (Photographe indépendante et Conseillère municipale en Ville de Genève)

37.   Belhocine Lachemi (Avocat)

38.   Ridha Ben Boubaker (Coordinateur de l’Association le Pont Genève)

39.   Alexander Eniline (Président du Parti du travail genevois)

40.   Hanane Boesch (Citoyenne)

41.   Ali Agraniou (Consultant- formateur)

42.   Ariane Borel (humoriste)

43.   Mohamdi Radhia (Citoyenne)

44.   Anouar Dib (Citoyen)

45.   Kamel Bensada (Chef de projet)

46.   Aoumeur Toumi (Artiste)

47.   Claude Jordan (Musicien)

48.   Samir Ferradji (Citoyen)

49.   Mezoui Merouane (Citoyen)

50.   Ilan Lew (Enseignant et président du Cercle Martin Buber)

51.    Leonardo Rodriguez-Perez (PhD, Société Civile aux Nations Unies, Membre du Comité du CMB)

52.   Catherine Gurtler (Citoyenne)

53.   Ismahane Saidi (Citoyenne)

54.   Assia Djari (Citoyenne)

55.   Gaetan Vannay (Communication et sécurité humaine)

56.   Saleh Ghamkin (Réalisateur)

57.   Tara Cambieri (Citoyenne)

58.   Mina Tavakoli (Citoyenne)

59.   Farhad Tavakoli  (Citoyen)

60.   Touran Cheraghi (Citoyenne)

61.   Kathy Connerton (Citoyenne)

62.   Minoush Severis (Citoyenne)

63.   Mohcine Besri (Réalisateur)

64.   Azucena Houchi (Etudiante)

65.   Jonathan Lupianez (Géorgraphe et coordinateur au Forum Démocratie Participative)